‹ Les merveilles de l'architectureChapitre 16 sur 110 · ELLORA · texte numérisé non relu

ELLORA

par des éléphants, deux obélisques hauts de douze mètres, une pagode haute de trente, des escaliers qu'éclaire un jour sombre et des galeries obscures^ j'allais dire religieuses. La totalité couvre un espace de cent vingt- trois mètres de longueur, soixante de largeur; et, les murs extérieurs étant séparés du pied de Tescarpement par un intervalle de huit ou dix mètres, il s'ensuit que l'édifice est complètement isolé au centre d'une cour, creusée elle-même dans les flancs de la colline. La main du temps a passé, en les noircissant, sur les murailles couvertes d'innombrables statues* et suppléé à ce qui leur manque en beauté véritable. Car, il faut le dire, les sculptures étranges d'ElIora ne peuvent se comparer qu'aux œuvres informes et naïves de notre moyen âge ; mais elles n'ont point la roideur égyptienne; une vie monstrueuse les anime. -^

1. M. le comte Russel-Killoug i, Seise mille lieues à travers VAsie.

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