‹ Les merveilles de l'architectureChapitre 18 sur 110 · LE PARTHÉNON. S · texte numérisé non relu

LE PARTHÉNON. S

listes unanimes ont placé an point culminant de l'art, comme Icljnus et Phidias l'ont établi an sommet de l'Acropole d'Athènes. > L'aspect du Parthénon, dit H. de Lamartine , &it apparaître , plus que l'histoire, la colossale grandeur d'un ^fpeuple. Périclès ne doit pas mpurir ! Quelle civilisation surhumaine que celle qui a trouvé un grand homme pour ordonner, un architecte pour concevoir, un sculpteur pour décorer, des statuaires pour exécuter, des ouvriers pour tailler, un peuple pour solder et pour comprendre un pareil édifice ! Du milieu des ruines qui furent Athènes, et que les canons des Grecs et des Turcs ont pulvérisées et semées dans toute la vallée et sur les deux collines où s'étendait la ville de Minerve, une montagne s'élève à pic de tous les côtés. D'énormes murailles l'enceignent, et bâties à leur base de fragments de marbre blanc, plus liant avec des débris de frises et de colonnes antiques, elles se terminent dans quelques endroits par des créneaux vétiens. Cette montagne ressemble à un magnifique piédestal, taillé par les dieux mêmes pour y asseoir leurs autels. ■ C'est de là que le Parthénon dominait, domine encore de sa grandeur mutilée, tes vallées du Pentélique et la plaine du PIrée et la mer oii brillent les frontons du temple de Jupiter d'tigine.

fluelle fatalité , s'écrie Chateaubriand , ces

chefs-d'œuvre de l'antiquité, que les modernes vont admirer si loin et avec tant de fatigues, doivent-ils en partie leur destruction aux modernes? Le Parthénon subsista dans son entier jusqu'en 1687 : les chrétiens le convertirent d'abord en église, et les Turcs par jalousie des chrétiens, le changèrent à leur tour en mosquée, irfaut que les Vénitiens viennent, au milieu des lumières du dix-septième siècle, canonner les monuments de Périclès;ils tirent à boulets rouges sur les Propylées et le temple de Minerve ; une bombe enfonce la voûte , met le feu à des barils de poudre , et fait sauter en partie un édifice qui honorait moins les faux dieux des Grecs que le génie de l'homme. La ville étant prise, Morosini, dans le dessein d'embellir Venise des débris d'Athènes, veut descendre les statues du fronton du Parthénon, et les brise. Un moderne vient d'achever, par amour des arts, la destruction que les Vénitiens avaient commencée. Lord Elgin a perdu le mérite de ses louables entreprises (it a étudié la Grèce et fait beaucoup de fouilles) , en ravageant le Parthénon. Il a voulu faire enlever les bas-reliefs de la frise; pour y parvenir, des ouvriers turcs ont d'abord brisé l'architrave , jeté en bas les chapiteaux et rompu la corniche. »

Les nombreuses descriptions du Parthénon que nous ont laissées les écrivains de l'antiquité et les voyageurs de tous les temps permettent du moins

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