‹ Les merveilles de l'architectureChapitre 27 sur 110 · LE COLISÉE · texte numérisé non relu

LE COLISÉE

gauche, étaient les places réservées aux ambassadeurs, aux premiers magistrats, aux sénateurs et •aux vestales.

Les sénateurs et les chevaliers occupaient des stalles de marbre blanc. Une division bien tranchée les séparait de la plèbe ; c'était un mur percé de portes, dëcoré de niches, de colonnes et d'incrustations en marbres colorés. L'amphithéâtre se terminait par un beau portique formé de quatrevingts colonnes en marbre. De nombreux gradins étaient encore établis sous ce portique, couvert en charpente. Le tout pouvait contenir jusqu'à quatre-vingt-dix mille spectateurs.

C'est de nuit qy'il faut contempler les ruines du Colisée, lorsqu'un beau clair de lune se joue au milieu de ces voûtes crevées, de ces escaliers rompus, donnant à ce qu'il éclaire et à ce qu'il couvre d'ombre des dimensions prodigieuses et des formes étranges. Les terribles scènes du passé vous reviennent alors en mémoire.

On croit voir « le peuple s'assembler à l'amphithéâtre de Vespasien; Rome entière accourue pour boire le sang des martyrs; cent mille spectateurs, les uns voilés d'un pan de leur robe, les autres portant sur la tête une ombrelle, se répandre sur les gradins; la foule vomie par les portiques, descendre et monter le long dés escaliers extérieurs, et prendre rang sur les marches revêtues de marbre.

Ruines des thermas lie C.aracalb, dsprès une pholographie diB MM- Kerrier el Soulier.

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