BALBEK
sur les caissons qui le compoisent se dessinent alternativement un hexagone et quatre losanges qui renferment des têtes relevées en bosse. Quelques blocs chargés d'ornements délicats se sont détachés du plafond, etjonchentla terre.» (Charles Reynaud.)
«Une haute terrasse bâtie de masses prodigieuses élève ces restes admirables au-dessus de l'horizon. Le bloc le plus formidable mesure vingt mètres, sur cinq en tous sens. Les Arabes le nomment Hadjerel'Kiblah, la pierre du midi. Il faudrait une machine de la force de vingt mille chevaux pour rébranler, ou TefTort constant et simultané de quarante mille hommes pour lui faire parcourir un mètre en une seconde de temps. L'intelligence recule épouvantée devant un pareil résultat, et Ton se demande si Ton n'a pas rêvé quand on voit deS masses aussi considérables que celles-là transportées à un kilomètre de distance, et à plus de dix mètres au-dessus du sol , parrdessus d'autres masses presque aussi étonnantes, jointoyées avec la précision que d'habiles ouvriers pourraient apporter à l'assemblage de petites pierres d'un ou deux mètres cubes. » (Saulcy.)
D'après la magniflcence extraordinaire du temple de Balbek, on s'étonnera avec raison que les écrivains grecs et latins en aient si peu parlé. Wood (Description, Londres, 1 757) qui les a comt
ce sujet, n'en a trpuvé de mention que dans un fragment de Jean d'Ântioche» qui attribue la construction de cet édifice à Antonin le Pieux. Les inscriptions qui subsistent sont conformes à cette opinion, qui est la vraie. Toutefois les habitants, écartant toute difficulté, préfèrent voir ici Tœuvre des génies sous les ordres de Salomon.