SÂINT-ÉTIENNE LE ROND
sœur de Gonstantiiiy y auraient été baptisées et ensevelies.
Saint-Jean in fontes près Saint-Jean de Latrao, avait la même destination. On croit que Constantin .y fut baptisé par le pape Sylvestre. Dépouillé de ses riches ojrnements par les barbares, restauré après la Renaissance, ce Baptistère de Constantin, comme, on l'appelle, a évidenunent conservé sa forme et son aspect primitifs. Au milieu est la piscine circulaire, pavée de beaux marbres, entourée de trois degrés ; on y a placé une urne antique de porphyre vert. Ces Fonts, protégés par une balustrade octogone, sont couverts d'une coupole que soutiennent deux ordres superposés de riches colonnes. A l'entrée d'une chapelle, existent encore deux grandes et grosses colonnes de porphyre dont l'entablement est antique.
Il faut citer enfin Saint-Étienne-le-Rond, construit au cinquième siècle par le pape Simplicius avec les débris et sur l'emplacement d'un temple de. Claude; ce n'est plus là un baptistère; c'est une vraie église, réduction du Saint-Sépulcre d'Hélène. On n'avait pu songer à couvrir la vaste. rotonde du Saint-Sépulcre; Saint-Étienne, plus petit, a deux étages de couvertures ; sur la région centrale, plus élevée que les précinctions qui l'enveloppent et percée de fenêtres, s'élève une toiture conique; une autre, en contre-bas, surmonte la
nef collatérale. Deux rangées circulaires de nombreuses colonnes de grosseurs et de styles divers soutiennent et divisent l'édifice. Il y en avait une troisième, qui a été détruite au quinzième siècle. J
§ 2. Sainte-Sophie de GoDstantinople; Saint-Vital de Ravenne. Saint-Marc de Venise ; Saint-Front de Périgueiu. La cathédrale
d'Angoulême.
Nous retrouverons la] forme polygonale à Saint- Vital de Ravenne; mais l'imitation du Saint-Sépulcre s'y combine avec les exigences d'un style nouveau, importé en Italie, et dont nous devons tout d'abord rechercher les types dans le pays où il est né. Dès le sixième siècle, avant que l'Occident eût substitué la voûte de pierre au plafond de bois dans les grandes nefs de ses églises, rOrient, préoccupé de la solidité des couvertures, avait adopté la coupole, calotte hémisphérique, dont la solidité ne dépend point de la clef, et où la forme ciiculaire des assises supprime la poussée en la décomposant. A Constantinople, les longues nefs se trouvèrent métamorphosées en une série de chambres carrées surmontées de coupoles. Les proportions des basiliques antiques furent altérées et perdues ; mais de grandes beautés rachetèrent