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AIGUES-MORTES

Depuis 1855, le Comité des monuments historiques, en a entrepris la restauration et surtout la consolidation.

Une autre enceinte intéressante et bien conservée est celle d'Aigues-Mortes. Elle présente la forme d'un rectangle ; des tours, la plupart semicirculaires à l'extérieur du mur et carrées à l'intérieur, de manière à présenter peu de saillie sur ,1e rempart intérieur et à faire ligne avec lui, s'élèvent à une certaine hauteur au-dessus du parapet Les portes principales s'ouvrent entre deux tonrs; l'intervalle qui existe entre ces dernières est occupé par la salle où l'on faisait manœuvrer les herses : chaque porte en avait deux ; Tune pour la porte extérieure, l'autre pour la porte intérieure. Entre ces deux herses, était dans la voûte un trou, par lequel on pouvait accabler de projectiles les ennemis qui auraient été enfermés dans cette espèce de trébuchât. De beaux escaliers dont les marches reposent sur des voûtes en quart de cercle, montaient sur le rempart de chaque côté de ces grandes portes. Les voûtes des tours sont garnies d'arceaux croisés; et toute la construction porte les caractères de la fin du treizième siècle environ. C'est encore un ouvrage de Philippe le Hardi.

Mais point n'est besoin d'aller à deux cents lieues pour se faire une idée des fortifications du

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moyen Ajîo. Provîns, à trois heures de Ptas, fournit un assez hel exemple; seulement il &i hâler, avant que le temps et l'incurie mm |)ale en aient achevé la ruine, chaque jour ] avancée.

Les murs de la ville haute de Provins ont ] objet la défense d'un promontoire abrupt, é et allongé, qui, des plateaux de la Brie, s'aT dans un vallon ovale où trois modestes cours d se rapprochent pour se réunir bientôt et oo \ers la Seine par une vallée commune.

Sur le flanc nord de la colline, ils s'élèvent i dément, dans une région pittoresque, et seml menacer de leurs tours ceux qui se reposent à ombre. Après avoir formé un premier angle courent du nord au sud-ouest, puis, retoun vers le midi, redescendent vers la ville bs Lf ur foi'ce s'accroît naturellement aux points blés (le la position, surtout à la gorge du prou l,()ire (ju'il s'agit d'isoler du plateau. Au lieu d poser aux assaillants un seul front en ligne dr< ils présentent à la plaine, encore un peu être la pointe d'un angle formidable armé d'une f tour cylindrique. Un fossé large de plus de tr< mètres, profond de dix, défendu par un gh s'étendait au pied de la muraille.

C'est de la tour d'angle, appelée Tour aux gins, qu'il faut se placer pour voir se dévelop

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i. droite et à gauche les deux lignes de défense. On Jirait les deux fronts en éguerre d'un bataillon pMirré. Seize tours et deux portes fortifiées, reliées par de hautes courtines, composent un aspect grandiose et vénérable. Les lierres ma^ifiques qui descendent des fattes aux empâtements des tours n'en dérx)bent pas aux yeux les formes variées. Les tours, dont l'espacement varie de vingt et un à trente-trois mètres, sont ou demi-circulaires, ou polygonales ; Tune présente une saillie angulaire, l'autre un angle rentrant. Quelquesunes sont pleines ; la plupart ont deux étages voûtés et une plate-forme supérieure. Elles ne montrent au dehors que les fentes étroites des meurtrières; les couronnements, bien endommagés, laissent apercevoir encore quelques corbeaux qui supportaient des mâchicoulis.

La ville haute , comme toute demeure^ féodale prudente, était défendue et fermée du côté de la ville basse , par une suite de murailles et de forts bâtis sur des escarpements. Ce n'est pas tout. Les comtes avaient séparé du reste de la citadelle leur palais avec l'église et le cloître de Saint-Quiriace, qui occupaient la pointe du promontoire. Une tour puissante, rattachée aux murailles, qui servait de prison et de défense, s'élevait à quelque cent mètres du palais.

Une motte d'un diamètre considérable, plus

moyen âge. Provins, à trois heures de Paris, en fournit un assez bel exemple ; seulement il faut se hâter, avant que le temps et l'incurie municipale en aient achevé là ruine, chaque jour plus avancée.

Les murs de la ville haute de Provins ont pour objet la défense d'un promontoire abrupt, étroit et allongé^ qui, des plateaux de la Brie, s'avance dans un vallon ovale où trois modestes cours d'eau se rapprochent pour se réunir bientôt et couler \ers la Seine par une vallée commune.

Sur le flanc nord de la colline, ils s'élèvent solidement, dans une région pittoresque, et semblent menacer de leurs tours ceux qui se reposent à leur ombre. Après avoir formé un premier angle, ils courent du nord au sud-ouest, puis, retournant vers le midi, redescendent vers la ville basse. Leur force s'accroît naturellement aux points faibles de la position, surtout à la gorge du promontoire qu'il s'agit d'isoler du plateau. Au lieu d'opposer aux assaillants un seul front en ligne droite, ils présentent à la plaine, encore un peu étroite, la pointe d'un angle formidable armé d'une forte tour cylindrique. Un fossé large de plus de trente mètres, profond de dix, défendu par un glacis, s'étendait au pied de la muraille.

C'est de la tour d'angle, appelée Tour aux Engins, qu'il faut se placer pour voir se développer

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