LA TOUR-PENCHÉE DE PISE
teaux et à bas-reliefs antiques. Sous la coupole est un riche bassin à huit pans, et vers la gauche, Nicolas de Pise, statuaire du treizième siècle, a sculpté de figures grandes et simples les parois d'une chaire de marbre.
LaTour-Penchée semble un fort pilier rond de dixsept mètres de diamètre, environné de sept étages d'arcades à plein cintre. Elle a été commencée dans laseconde moitié du douzième siècle. Un fil à plomb, tombant du sommet, s'écarte d'environ quatre mètres de la base. Cette inclinaison singulière, qui se retrouve à un degré moindre dans les deux tours de Bologne , peut être attribuée au tassement inégal de la construction. Il paraîtrait qu'elle se manifesta lorsque la base seule était sortie de terre, et que les architectes s'obstinèrent à continuer leur œuvre, comme pour porter un défi aux lois de Féquilibre. Et ils ont eu raison ; voilà bien des centaines d'années que leur tour penche et reste debout.
Dans le courant du treizième siècle, le Gothique passa en Italie et s'y révéla coup sur coup par deux chefs-d'œuvre, mais un gothique particulier, tel que pouvait le comprendre l'Italie, directe héritière de Rome, avec des formes plus nettes, plus arrêtées, souvent avec des décorations polychromes que ne comportent pas des climats plus froids . C'està Assise qa'îl se rapproche le plus de notre gothique ; il a
Aer parfaitement à l'extase
'mystique où saint François plaçait la béatitudi
Il y a trois églises l'une sur l'autre , ordonnée au-dessus du corps vénéré du saint , comme li étages d'une châsse architecturale. « La plus bass est une crypte noire comme une tombe, on y dej cend avec des torches. Là est la tombe , dans u pâle jour éteint, semblable à celui des limbe; Quelques lampes de cuivre , presque sans lumièn y brûlent éternellement y comme des étoiles pei dues dans une profondeur morne. » L'églis moyenne, longue, basse, sombre aussi , mais coi verte de torsades, d'enroulements, de feuillages < de figurines peintes , laisse apercevoir sous d( :) * voûtes d'azur étoilées d'or des stalles « chargées <
couturées de sculptures, » des grilles ouvragées J un riche escalier tournant, et partout des gerbes c
sveltes colonnettes. Au sommet, l'église supérieui s'élance aussi aérée, aussi triomphante que Tauti est grave et obscure. « Toute exhaussée dans Ta: et la lumière , elle aiguise ses ogives , amincit si I , arceaux , monte et monte encore , illuminée par '.
Il : rayonnement de ses rosaces, de ses vitraux, des file
!j j d'or qui luisent sur ses voûtes , enserrant les glc
j I rieux personnages , les histoires sacrées dont el
! I est peinte du pied jusqu'au fatte. 11 semble qv
M dans les trois sanctuaires, l'architecte ait voulu n
:1t présenter les trois mondes : tout en bas , rombi