‹ Les merveilles de l'architectureChapitre 90 sur 110 · FONTAINEBLEAU · texte numérisé non relu

FONTAINEBLEAU

Ae chiffres et Id'emblèmes, rehaussés d'or et d'argent,- se détachent sur des fonds de couleur. Laboiserieiest magnifique. Les sculptures de la tribune, les jieintures exécutées par Kicolosous la direction de Primatice, les moulures de stuc qui enrichissent

les arcades, font de ce grand vaisseau une œuvre d'art qui commande l'admiration. Qu'on se figure dans les appartements la splendeur des costuinea du seizième siècle, qu'on peuple cette immen»'*' de cours, de salons, de péristyles, etFontP'!

vivant apparaîtra comme un des plus magiques séjours que se soient créés les puissances hu7 maines.

Le règne des Valois a été le point culminant, l'apogée de la Renaissance française. C'est à lui que nous devons la plupart des beautés de notre Louvre, qui forme, avec les Tuileries,. le plus riche ensemble de palais dont puisse se glorifier aucun peuple de TEurope.

Les historiens ne s'accordent pas sur l'origine du Louvre. On pense qu'un donjon occupait déjà la même place avant Louis le Gros, qui l'aurait muni de fossés, de tours et de murailles. Ce qu'on appelait la Grosse Tour du Louvre fut l'ouvrage de Philippe Auguste. Charles Y habitait le Louvre, comme le sire de Coucy sa forteresse; il Téleva, le fortifia, le couronna de plates-formes, le fit tel enfin qu'on le voit dans une ancienne peinture conservée à Saint-Denis.

Après de grandes réparations faites au Louvre en 1539 pour la réception de Charles-Quint, François P' chargea Pierre Lescot de le reconstruire. Le -nouveau Louvre d'alors, qui est aujourd'hui l'ancien, fat commencé vers 1541.. A la mort de François P', les travaux étaient peu avancés, etj en 1548, il n'existait encore que deux ailes en équerre, au midi et à Touôst, qui pouvaient s'étendre du pavillon de l'Horloge exclusivement au vestibule

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