‹ Les merveilles de la créationChapitre 27 sur 56 · DAY FE · texte numérisé non relu

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y ont apporté pour sa nourriture. Ces ouvrières sont les nourrices qui se chargent de la nourriture du ver ; elles ont grand soin de visiter chaque cellule, pour reconnaître s’il a tout ce qu'il lui faut. Son aliment est du miel et de la cire préparé dans le corps des abeilles, qui ont un soin encore plus particulier des œufs d’où les reines doivent éclore ; elles donnent à ceux-là la pâture avec une grande profusion.

En six jours, le ver a pris tout son accroissement. Les abeilles, qui reconnaissent alors qu’il n’a plus besoin de manger , ferment la cellule avec un petit couvercle de cire. Il se déroule alors, s’alonge, et tapisse de soie les

parois de sa cellule, car il file ainsi

DE LA CRÉATION. 17 que les chenilles. Lorsqu'il a fini son ouvrage, il passe à une autre métamorphose , et devient ce qu’on appelle nymphe ; il perd alors toutes les parties du ver, pour prendre celles qui doivent constituer la mouche. Lorsqu’elle a acquis Le développement nécessaire à sa nouvelle conformation, ce qui dure ordinairement vingt-un jours , pour qu’elle ait toute sa perfection , elle fait usage de ses dents pour sortir de sa prison et rompre son enveloppe; c’est une opération très-difficile pour la jeune abeille, et qu’elle ne peut pas toujours accomplir. Les abeilles alors ont, ainsi que tous les animaux , une tendre sollicitude pour

leurs petits tant qu'ils ont besoin II, Los

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d'elles : dès que ce temps est passé, leur amour se change en indifférence; contraste qui doit bien suffire pour faire sentir la différence qu'il y a entre l'instinct et la raison. Dès que la mouche est sortie, d’autres viennent raccommoder la cellule , la nettoyer , et la préparer pour recevoir , ou de nouveaux œufs ou du miel, La pellicule qui enveloppait la jeune abeille se trouve collée.exactement contre les parois de la cellule , ce qui en fait paraître la couleur différente, Dès que cette jeune mouche peut sortir, à peine ses ailes sont-elles déployées, qu'elle vole aux champs, et est tout aussi habile à recueillir le miel et la

cire que les autres abeilles.

Tandis que, dans cet empire, les unes prennent soin d'élever l’espé rance de l’état, les autres travaillent aux récoltes précieuses de cire brute et de miel : l’un et l’autre constituent leur nourriture , et les magasins qu’elles forment avec tant d'activité et d'in-

telligence font servir ces animaux

| pour point de comparaison, lorsque l’on prêche la prévoyance.

Mais , dit Auguste, c’est une chose admirable que tous ces soins , et il me semble qu'il y a bien peu de dames que l’on pourrait citer pour être aussi habiles ménagères. Victor pria son père de lui permettre d’avoir un petit rucher à la maison ; mais il observa

qu’il ne concevait pas comment on

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avait pu connaître tous les détails qu’il venait d'entendre , car enfin, ajoutatil, à moins d’avoir été abeille, comment peut-on savoir avec autant de précision ce qu’elles font ?—Ton étonnement cessera , mon ami , lorsque tu sauras que les observateurs, désirant connaître positivement les mœurs et les occupations des abeilles, ent imaginé de faire. faire des ruches dé verre, dont {a transparence a donné le moyen de: connaître les moindres détails de

leur conduite; c'est par cette ingé-

-nieuse invention que l’on a pu appré-

cier les travaux de cet intelligent.insecte. — 0;mon papa, je vous-en conjure ; permettez que j'aie une ru-

che de verre, afin: d’examiner tous ces

DE LA CRÉATION. 21 merveilleux ouvrages !— Tous les plaisirs que vous me demanderez , mes enfans, qui auront un but aussi tustructif que celui-là , ne vous seront jamais refusés, — Moi, qui aime tant les tartines de. miel, j'y aurai {a main , quand j'aurai une ruche. -— Ta gourmandise. pourrait bien vite faire périr tes abeilles, car il n’y a qu’une cerlaine époque dans l’année où l'on puisse sans danger leur enlever une partie Ce leur récolte. — Mon papa, est-ce donc avec. cette cire , dont vous nous parliez, qu’on fait la bougie? — Oui, mon ami, les cierges qui éclairent les solennités de nos églises, les bougies qui répandent dans nos salons une lumière si agréable, sont

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