‹ Les merveilles de la créationChapitre 38 sur 56 · ra · texte numérisé non relu

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ver LA

126 LES MERVEILLES pée , en sentira mieux tous les. avan-

taces. Jusqu'à cet instant, si } appro- ©

fondissais plus les sujets que je vous

fais passer en revue, je risquerais de n'être pas compris par vous , et par conséquent je prendrais une peine sans fruit, ou jé pourrais fort bien vous ennuyer. Attendons donc encore quelques années , pour arriver à des détails plus étendus.

. — Quoi ! s’écria Auguste, il. me faudra attendre des années pour connaître ce qui me paraît être d’un vif intérêt ?—Mon ami, pour bien savoir, ilne faut apprendre que quand on peut bien profiter. — Mais j'ai des années de plus que mes frères, et il serait de

toute injustice de me faire attendre

DE LA CRÉATION. 127 que Victor puisse comprendre ce que bien certainement je comprendrais avant lui.—Je tâcherai de trouver des moyens pour que ce qui instruira l’un n’ennuie pas l’autre ; mais, malgré la très-bonne opinion que tu as de toi-même, je ne suis pas bien convaincu que tu sois capable de fixer ton atlention autant qu'il serait nécessaire pour profiter de pareilles études. La petite famille termina sa promenade, et Victor, qui avait sur le cœur l'espèce de reproche que son frère lui avait fait, forma le projet d’aller furtivement dans la bibliothèque de son père ,des’empareralterna tivement de tous les volumes d'histoire natu-

relle que M. de Buffon a écrits , et de

se mettre à même, par cette lecture , de prouver qu’il pouvait atteindre à la supériorité qu’Auguste croyait avoir sur lui. Satisfait de ce projet, il ne tarda pas à le mettre à exécution , et il avait déjà lu avec une grande attention deux volumes, lorsque le moment d’une nouvelle promenade ar-

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