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20 LES MERVEILLES de ces oiseaux , le mit dans une Cage à la fenêtre, et l'amour paternel surmontant toutes les craintes, le père et la mère apportaient à manger à leurs petits ; ils s’'apprivoisèrent même tellement, qu’ils ne sortaient plus de la chambre, où, sans contrainte, ils venaient manger et dormir avec leurs petits. Ce religieux les nourrissait avec une pâte qu'il faisait avec des biscuits, du vin d’Espagne et du sucre : ces petits oiseaux passaient leur langue sur cette pâte, et quand ils étaient rassasiés, ils voltigeaientet chantaient; leur chant est une esnèce de bourdon:nement fort agréable, clair, faible, et proportionné à l'organe qui le produit.
Oh. dieu ! s’écria Auguste ; que de rnerveilles en grandeset petites choses !
— Vous voyez, mes enfans , qu'il faudrait être bien ingrat et bien in$ensé pour méconnaître la main divine qui a créé tant de prodiges. — Sans doute , puisque tout ce que peuvent faire les hommes de plus parfait, .c’est d’approcher des chefs-d'œuvre de da naiure. —— Nous venons de parcourir une faible partie des productions qui enrichissent la terre; mais que de merveilles ne nous reste-t-il pas à admirer dans le ciel? — Mais, mon papa, qu'est-ce donc que l’on nomme véritablement le ciel ? — C'est cette région immense dans laquelle les astres, les étoiles , les planètes , se meuvent avec
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cette harmonie, cet ordre admirable qui leur est imprimé par une main divine.
On divise ce monde céleste en ctel proprement dit, qui contient le firmament, où sont les étoiles; et en cieux, des planètes qui sont au dessus des étoiles.
C'est dans cette voûte magnifique que s’accomplissent tous les mystères que l'astronomie a cherché à pénétrer.
Dès la naissance du monde, le ciel fut l’objet de la eontemplation des hommes : ses corps les plus’ sensibles furent les plus remarqués; de là vient que la lune, par ses fréquentes révolutions et la diversité de ses
phases, fut le premier astre dont üls
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DE LA CRÉATION. 223 se servirent pour diviser le temps.
Les astres, ces corps lumineux par eux-mêmes, comme le soleil et les étoiles fixes , enrichissent la voûte céleste. L'étude qui vous en apprendra la marche, sera pour vous d’un grand intérêt, mes enfans, lorsque votre intelligence sera assez développée pour la comprendre; au moyen d’ühe sphère céleste, vous pourrez classer dans votre mémoire leurs noms, leur posi-
tion et leur cours. L’astronomie:a tiré
un grand parti de: la position des éloi-
les, pour guider les marins pendant leur navigation. Il semble qu’en admirant les corps célestes, on se rapproche davantage de la Divinité. Le
soleil surtout, cet astre magnifique ,
224 LES MERVEILLES est|tellement empreint de la puissance divine; que \dans beaucoup de contirées, les hommes l'ont pris ‘pour Ja Divinité même; et lui ont adressé leurs adorations. : Quoi de plus admirable en effet que ce globe lumineux qui éclaire la terre, et dont les rayons sont trop éclatans pour que l’œilpuisse les fixer quoi de: plus doux! et de plus mélancolique, et qui ‘inspire un sentiment paisible et en même temps religieux, que la clarté dela lune?
quoi de plus surprenant que la régularité de son cours ? l'influence directe qu'elle a sur les plantes, sur les animaux , et sur l’organisation de l’homme ? Quelle merveille sans cesse
renaissante dans cette alternative con-
DE LA CRÉATION. 225 tinuelle de jours et de nuits! quel ordre établi dans le renouvellement des saisons , et dans l’œuvre immense de la création! À force d’avoir des sujets d'admirer, on a peine à com prendre ; cependant un sentiment intime nous dit que ce que le Créateur a voulu dérober à notre connaissance, n’en mérite pas moins notre tribut d’hommages. Après des études approfondies, les hommes ont établi des systèmes sur toutes les choses que leurs connaissances ne pouvaient. pas atteindre ; et la preuve que ce qui parail prouvé actuellement est peut-être encore bien douteux, c’est que les systèmes qui paraissaient les mieux établis il y a cinq ou six cents ans, 5€
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