‹ Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes. [3], Photographie, stéréoscope, poudres de guerre, artillerie ancienne et moderne, armes à feu portatives, bâtiments cuirassés, drainage, piscicultureFiguier Merveilles Science BNF 03Chapitre 85 sur 163 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

LES CANONS PRUSSIENS SE CHARGEANT PAR LA CULASSE. — LE CANON MONSTRE DE l/EXPOSlTION UNIVERSELLE DE PARIS. — LES CANONS DE CAMPAGNE PRUSSIENS SE CHAR- GEANT PAR LA CULASSE « — LES CANONS DE LA MARINE FRANÇAISE.

Il est un pays qui, loin de se décourager, comme l'Angleterre, l'égard du système de chargement des canons par la culasse, a poursuivi avec ténacité l'étude de ce sys-. tème, et a fini par eu obtenir d'excellents ré-

Fîg. 335. — Canon de campagne prussien, se chargeant parla culassî

sullats. Ce pays, c'est ]a Prusse ; quelques nations de l'Allemagne et la Suisse l'ont imitée.

M. Krupp, célèbre fabricant, dont chacun a pu admirer lesl>eaux produits à l'Exposition universelle de 1867, possède à Essen, en Prusse, Tune des plus importantes usines du monde entier. Il exécute, chaque année, plusieurs milliers de canons, commandés par différentes nations de l'Europe et de 1 Amérique* Le métal qu'il emploie est, comme nous l'avons déjà dit, un acier inférieur, obtenu par des procédés particuliers, qu'il tient secrets.

Les pièces sont travaillées sur d'immenses mandrins, par les énormes marteaux à vapeur de l'usine. Le marteau de Krupp^ qui pèse cinquante mille kilogrammes, est devenu légendaire. L'usine d'Essen produit des canons de tous les systèmes, exécutés sur dessins ou d'après des modèles; toutes les pièces .qu'elle livre sont fort estimées à cause de leur excellente résistance. M. Krupp a lui-

même imaginé un système de canon se chargeant par la culasse, système adopté par l'artillerie prussienne.

La fermeture est la particularité la plus importante de cette pièce. Elle est opérée

Fig. 336. — Fermeture Krupp.

par un verrou latéral, A [fig. 336), fait d'un bloc d'acier massif percé d'un trou pour interrompre et rétablir la communication avec l'extérieur. Un tour de clé pausse le verrou, et ferme la pièce au moment du tir.

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Fig 337. — Le canon monstre de l'Exposition universelle de 1867,

La portion du verrou qui correspond au fond de l'âme, porte une lunette d'acier, c'està-dire une pièce percée d'une ouverture qui se place juste en face du large trou B que l'on voit à la culasse du canon [fig. 336). C'est par cette ouverture que Ton introduitla gargousse et l'obus. Quand le chargement est opéré, on pousse le verrou qui doit produire l'occlusion sur le côté. La lunette, c'est-à-dire la partie circulaire ouverte correspondant au trou de la culasse, passe alors à l'intérieur et se trouve remplacée par une partie d'acier pleine, qui bouche parfaitement le large trou de la culasse.

On voit cette partie postérieure du verrou, après le chargement, sur ïa figure 335, qui représente le canon de campagne prussien.

La figure 335 représente, en effet, un canon de campagne du système Krupp, de même calibre que le canon de campagne français (pièce de 12) et de poids beaucoup moindre.

Les projectiles pleins que l'on voit près de la crosse de l'affût, sont recouverts d'une enveloppe de plomb, destinée à être forcée dans les rayures de la pièce, un peu à la manière des obus Armstrong.

Les nombreuses expériences faites sur ces canons, en Prusse, en Angleterre et en Russie, ont montré que les canons du système Krupp réunissaient au plus haut degré la rapidité dans le chargement, et la résistance aux fortes charges de poudre .

M. Krupp avait fait parvenir à l'Exposition universelle de 1867, la plus grosse bouche à feu qui ait jamais été construite. La figure 337 représente ce canon monstre. Tout en acier, il pèse cinquante mille kilogrammes! Faite en autre métal, cette pièce u'aurait pu être qu'une excentricité sans aucune application possible. Forgée en acier, c'est le chef-d'œuvre de l'industrie métallurgique moderne. Pour lui donner sa forme, il n'a fallu rien moins

que toute la puissance du marteau de cinquante tonnes de l'usine Krupp, cette autre merveille.

Nous extrayons le passage suivant d'une notice que M. Krupp faisait distribuer à l'Exposition universelle de 1867.

« Le canon proprement dit, pesant à lui seul à peu près 20,000 kilogrammes, a été forgé d'un lingot d'acier fondu du poids de 42,500 kilogrammes par. le marteau de 30 tonnes ; la différence du poids provient des forgeages, tournage et forage de la pièce, ainsi que de la perte de la tête du lingot. Les frettes forment à la chambre une triple, et à la bouche une double couche pesant ensemble 30,000 kilogrammes; elles ont été forgées sans soudures, de blocs massifs d'acier fondu...

.Le poids du projectile plein en acier fondu est de 550 kilogrammes.

Le poids de l'obus en acier fondu est de 490kg,ï>0

ainsi répartis :

Le projectile 382k*,50

Le manchon de plomb (pour prendre les rayures) 100

La charge du projectile 8

Charge de poudre de la pièce, 50 à 55 kilog. Prix du canon seul, 393,750 fr. ; avec affût et châssis, 543,750 fr. »

Les grosses bouches à feu destinées à l'attaque des bâtiments cuirassés, sont également construites par M. Krupp dans le système de chargement par la culasse.

Le modèle de bouches à feu le plus en usage en Prusse, pour cette destination, est un canon à rayure, qui lance des boulets du poids de 100 kilogrammes, avec des charges de poudre de 12 kilogrammes. On en construit même plusieurs qui lancent des projectiles de 150 kilogrammes pleins ou de 123 kilogrammes creux.

Voici les dimensions de Tune des bouches à feu que M. Krupp avait envoyées à l'Exposition universelle de 1867, et qui appartient au gouvernement prussien :

Longueur du canon 4m,57

Poids du canon \ 2,800 kilogr .

Diamè tre de l'âme 0m}228

Nombre des rayures de la pièce. . 32

Poids du projectile \ 25 kilogr.

Charge de poudre 17 à 20 kilogr.

Les canons d'acier fabriqués par M. Krupp n'ont pas tous cette dimension excessive. L'artillerie prussienne conserve ses pièces légères de campagne et de siège. On a vu le modèle de Tune de ces pièces de campagne dans la figure 333. \

Le chargement par la culasse est employé sur nos vaisseaux de guerre. Le système de fermeture adopté, est la vis, disposée selon les données de l'Américain Carteman.

La figure 338 représente cette vis; et à côté le disque d'acier élastique, faisant office de soupape, dont sa tête est coiffée.

Les canons de l'artillerie de marine sont coulés en fonte douce, puis renforcés par des pattes d'acier, que l'on fait entrer à chaud, pour conserver leur tension initiale après le refroidissement. Cette opération est faite avec une grande habileté, à la fonderie de Ruelle, près d'Angoulême, où se trouve

Ftg. 338. — Fermeture à vis de la culasse du canon de la

marine française.

la fabrique des canons de la marine de l'État.

La rapidité du tir avec ce système est trèsgrande : le canon Krupp seul aurait peutêtre sur notre canon rayé de marine quelque avantage à ce point de vue.

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La Revue maritime et coloniale a publié les renseignements officiels qui suivent, sur les canons de la marine impériale.

« Les nouveaux canons sont de quatre calibres : 0m, f 6, 0mj \ 9, 0m,24, 0m,27. Voici les dimensions principales de chacune de ces bouches à feu :

Canon de Om,lG.

Longueur totale 3m,385

Diamètre à la culasse o"\634

Diamètre de l'âme . ♦ . 0»»,1647

Poids de canon . . 6,000 kilog.

« L'âme est munie de trois rayures paraboliques dont l'inclinaison varie de 0° à l'origine, jusqu'à 6° à la bouche. Ce canon tire : 1° avec la charge de 5 kilogrammes, un obus oblong en fonte du poids de 31kfiE,5. Un valet de 0m,*5 de longueur est placé entre la charge et l'obus. Les portées de ce canon sont les suivantes :

950 mètres sous l'angle de 2° 3,500 » » 10°

« À cette dernière distancera déviation la térale est de i6 mètres, et la déviation longitudinale moyenne de 44 mètres.

« 2° Avec la charge de 7ks,50, un boulet massif en acier du poids moyen de 45 kilogrammes, cylindrique ou ogivo-cylindrique.

<c La portée du boulet ogivo-cylindrique à 4° est d'environ 1,700 mètres. La portée et la justesse du tir sont à peu près les mêmes que celles de l'obus a 5 kilogrammes. Ce projectile ne doit pas être employé contre les navires cuirassés au delà de 600 mètres; à 300 mètres il traverse une plaque de blindage de 15 centimètres d'épaisseur. Aux distances moindres; les dégradations produites dans le bois de la muraille deviennent dangereuses.

Canon rayé de 0m,l9.

Longueur totale 0m,800

Diamètre à la culasse 0m,772

Diamètre de l'âme 0m,194

Poids du canon . 8,000 kilog.

« Le canon tire :

« 1° Avec la charge de 8 kilogrammes, un obus en fonte pesant chargé 52 kilogrammes. Un valet en angle de 190 millimètres de longueur est placé entre la gargousse et l'obus.

« L'âme est munie de cinq rayures paraboliques? iont l'inclinaison varie de 0° à l'origine, jusqu'à 6° à la bouche,

« Les portées sont :

900 mètres sous l'angle de 2° 3,300 » m io°

« A cette dernièra distance, la déviation latérale moyenne est de i 4 mètres, et la déviation longitudinale moyenne de 42 mètres;

« 2° Avec la charge de 12^,500, un boulet massif cylindrique ou ogivo-cylindrique du poids de 75 kilogrammes. Jusqu'aux distances de 800 à 1,000 mè- (res, les portées sont sensiblement les mômes, sous les mômes inclinaisons, pour le boulet massif ogivocylindrique et pour l'obus oblong.

Le boulet cylindrique est destiné à être tiré de près, jusqu'à 300 mètres.

Ces projectiles massifs en acier sont redoutables pour des bâtiments revêtus de plaques de 0m,î5, îé premier (ogival), jusqu'à 800 mètres, le second (cylindrique), jusqu'à 300 mètres.

Canon de Ûm,U rayé^ modèle 1864.

Longueur totale , 4m,560

Diamètre à la culasse , * . 0^980

Diamètre à l'âme 0m,240

Poids du canon 14,000 kilog.

« L'âme est munie de cinq rayures paraboliques, dont l'inclinaison varie de 0° à 6°.

« Le canon tire :

« 1° Avec la charge de 10 kilogrammes, un obus oblong en fonfe, du poids moyen de 100 kilogrammes. Un valet de 240 millimètres de longueur est placé entre la gargousse et l'obus.

« Les portées sont de :

1,000 mètres sous l'angle de 2° 3,600 » » 16°

« 2° Avec la charge de 20 kilogrammes, un boule! massif en acier, ogivo-cylindrique ou cylindrique, du poids^moyen de 144 kilogrammes. Un valet de 240 millimètres de longueur est interposé entre la gargousse et le boulet.

« La portée sous l'angle de 3° est de *,120 mètres pour le boulet ogival, et de 1,020 mètres pour le boulet cylindrique.

«Le canon de 0m,24 pourrait être employé jusqu'à 2,000 mètres contre les navires cuirassés revêtus de plaques de 15 centimètres. Mais son action très-efficace est limitée à environ 1,000 mètres. Jusqu'à cette distance, il détruirait en un petit nombre de coups les plus fortes murailles construites jusqu'à ce jour.

« Un boulet cylindrique, traversant une muraille formée de 80 centimètres de bois sous une cuirasse de 15 centimètres, projette un poids de débris de fer à peu près égal au sien, ou 140 à i50 kilogrammes, et environ un mètre cube de débris de bois.

Canon de 0mfi1 rayé. *

« Le canon de 0m,27 est en fonte frettée et se charge par la culasse.

Fi». 339- — Nouveau canon de la marine française se chargeant par la culasse.

« Ses dimensions sont les suivantes ;

Longueur totale 4m,660

Diamètre à la culasse Im,l3*

Diamètre de l'âme . 0m,275

Poids du canon 22,800 kiiog.

« 11 tire :

« 1° A la charge de 24 kilogrammes, un obus oblong pesant , chargé, 1 44 kilogrammes ;

«2° A la charge de 30 kilogrammes, un boulet massif en acier, cylindrique ou ogivo-cylindrique, de 216 kilogrammes.

«Les tables de tir de cette bouche à feu ne sont pas encore établies.

« La création des nouveaux canons à grande puissance a nécessité l'établissement de nouveaux affûts, disposés de manière à atténuer les réactions résultant des fortes charges employées et à faciliter les mouvements des masses à manœuvrer.

« Diverses dispositions ont été essayées et sont actuellement en service. Il serait trop long de les décrire touîes, et nous nous contenterons d'indiquer brièvement l'organisation de l'affût sur lequel est placé le canon rayé de 0m, 24, dans les batteries des frégates cuirassées.

« L'affût repose sur un châssis; tous deux sont

construits en fer. Le châssis s'attache au navire par une forte cheville logée dans la muraille ; il repose à l'avant et à L'arrière sur des roulettes marchant sur des circulaires en bronze. Les roulettes de l'arrière portent sur leur face postérieure des cloisons, entre lesquelles on engage des leviers pour exécuter de petits déplacements dans le sens latéral.

« Ces roulettes peuvent en outre se placer latéralement, pour faciliter le transport du châssis.

« A l'avant du châssis est une gorge en fonte, sur laquelle s'appuie la brague qui retient l'affût.

« L'affût se compose de deux flasques en tôle reposant sur les côtés du châssis ; à l'avant des flasques sont deux galets fixes, et à l'arrière deux galets mobiles, qui, en soulevant l'arrière de l'affût, font porter les galets d'avant de telle sorte que l'affût se meut à roulement sur le châssis. Dès qu'on baisse les galets d'arrière, les flasques reposent à frottement sur le châssis.

«L'entretoise reliant l'avant des flasques, renferme des ressorts de choc sur lesquels s'attache la brague, afin de diminuer la violence des réactions et la fatigue du cordage. A la môme entretoise est fixé un tampon de choc, qui agit lorsque l'affût revient au sabord.

« Pour pointer la bouche à feu en hauteur, une chaîne passant sous le renfort s'enroule dans Tin-

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térieur de chaque flasque, autour d'une roue mise en mouvement par une vis sans fui, au moyen d'une manivelle.

« Dans le cas où cet appareil viendrait à manquer, le pointage pourrait s'exécuter avec des coins placés sur l'entretoise de crosse. ■ - ' ■

« Pour modérer le rocul, chaque flasque pqrte un frein embrassant le c§ të du châssis . L'épaisseur 4e la partie du châssis sui ïàiqu elle frotte, le frein aug^ mente progressivement à mesure que la pièce recule, de sorte que l'action des freins augmente en môme temps que diminue la vitesse du recul.

« Les mouvements de mise en batterie et hors de batterie s'exécutent à la manière ordinaire, au moyen de palans fixés à FafYût d'une part, et d'autre part à

la muraille ou aux boucles du châssis* Le pointage latéral s'exécute en agissant sur le châssis avec des palans attachés aux boucles de l'arrière. Les déplacements peu étendus peuvent s'exécuter avec des leviers engagés dans les cloisons des roues d'arriè re» « L'affût et le châssis pèsent 6,500 kilogrammes, « Le poids total du canon de 0*,24 et de son affût est donc environ de 20 tonnes. La bouche à feu, ainsi montée, se manœuvre sans peine avec 20 hommes à la.mèr. En rade* ce nombre pourrait se réduire à 44.» ;/.\

La figure 339 représente le canon actuel de la marine française de combat.

Fig. 339 bts. — Canon de 7 rayé français se chargeant par la euiasse.

Il y a peut-être quelque danger dans l'emploi, à bord des navires, de canons chargés de cette manière. Si les servants des pièces négligent de faire exécuter à la vis, une fois mise en place, les mouvements nécessaires pour la faire rentrer dans les pas des écrous, la pièce peut partir par derrière, et lancer à bout portant la masse d'acier qui forme la vis obturatrice. C'est ce qui est arrivé à bord du Montebello^ il y a quelques années, et à bord de la Valeureuse^ en 1868, non sans occasionner de grands malheurs.

A la suite du premier de ces accidents, on

a imagine un appareil de sûreté consistant en une suite de verrous qui empêchent de mettre le feu à la pièce, lorsque la vis obturatrice n'est pas entièrement fermée. Nos bâtiments cuirassés, nos corvettes cuirassées, nos gardecôtes, etc., sont armés de ces grosses bouches à feu.

* Ces canons formidables répondent à un but spécial : percer les cuirasses métalliques des navires, attaquer ces forteresses flottantes qui se défendent des boulets ennemis par un épais revêtement de fer.

11 est une nouvelle pièce de canon rayée

F ig. 339 ter* — Système d'obturation du canon de 7 rayé français se chargeant par la culasse.

dont nous avons à donner la description en terminant cette Notice, c'est le canon de 7 rayé se chargeant par la culasse. Dans cette nouvelle pièce d'artillerie la France a adopté, pour l'artillerie de terre, le système prussien, c'est-à-dire le chargement par la culasse, qu'elle n'avait encore admis que dans l'artillerie de marine.

Pendant le siège de Paris, la population tout entière souscrivit pour la construction de 1,500 pièces de canon qui, disait-on, manquaient pour armer les troupes. 800 pièces environ furent coulées, montées et livrées au gouvernement de la Défense nationale; c'est le type de ces canons que représente la figure 339 bis. Ces pièces se chargeant par la culasse, construites sur un nouveau modèle, sont ces canons de 7 rayés, dont les bons services ont été appréciés pendant le siège, mais qui, n'ayant pas obtenu l'assentiment du comité d'artillerie , ont été abandonnés. Ce canon sauf ses proportions, n'a rien de remarquable. Il diffère peu des anciens canons rayés de 4 et de 8. Le système de fermeture de la culasse est seul particulier à

cette création. L'obturateur A (fig. 339 ter), monté sur charnières, s'ouvre latéralement, et se manœuvre à l'aide de la poignée P. L'âme de la pièce porte un pas de vis interrompu V, dont les interruptions laissent passer un renflement qui, lorsqu'il est engagé au delà de ce pas de vis, est tourné à la main avec la poignée P, et empêche la culasse de pouvoir reculer. Un ressort placé en B entre dans une encoche C, et maintient la culasse. Enfin une vis de pression, manœuvrée par la manivelle M, complète la pression nécessaire à assurer contre tout danger de recul de la culasse lors du tir. La manœuvre de ce système de fermeture est simple, rapide, et présente en outre une obturation absolue, qui ne laisse jamais échapper la plus faible partie des gaz résultant de l'inflammation de là charge. Le corps de la pièce est rayé de stries hélicoïdales dans lesquelles s'engagent les aspérités en plomb ménagées sur la surface du projectile, qui est animé par ce moyen d'un mouvement giratoire et peut être porté utilement à 2,500 mètres.

FIN DE L ARTILLERIE ANCIENNE ET MODERNE

LES

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