‹ Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes. [4], Éclairage, chauffage, ventilation, phares, puits artésiens, cloche à plongeur, moteur à gaz, aluminium, planète NeptuneChapitre 115 sur 143 · CG · texte numérisé non relu

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Plongeur, comme le remarquait très-justement le Moniteur de la flotte, offrirait à un petit nombre d'hommes intelligents et résolus les moyens d'attaquer avec succès des bâtiments d'une grande puissance et d'une grande valeur, et de renouveler ainsi les exploits de ces audacieux constructeurs de brûlots qui, au siècle dernier, ont illustré la marine française. »

« Un des épisodes de la guerre américaine confirme cette opinion. C'était en 1863. Les Confédérés possédaient un petit bateau sous-marin qui était loin d'avoir une aussi bonne installation que celui de M. Bourgois. Construit pour les travaux de port, il renfermait un mécanisme mû à la main qui faisait évoluer une hélice . Immergé, il recevait l'air par le moyen élémentaire d'un long tuyau maintenu à la surface de Feau par un flotteur. Depuis Fulton, on le voit, la navigation sous-marine avait fait en Amérique peu de progrès. Les Confédérés n'en tentèrent pas moins avec cet engin incertain la destruction de YJSoûsatonic, navire amiral de l'escadre qui bloquait Charles ton. Ayant placé une torpille à l'avant du bateau } son commandant, profitant de la nuit , se dirigea entre deux eaux sur l'escadre fédérale. U l'atteignit sans encombre et fixa facilement la torpille sous le navire. Un moment après, l'arrière de YHoch safonic fautait et le bâtiment tout entier s'affaissait dans les flots. Le petit bateau n'eut pas un sort plus heureux : comme il rentrait à Charleston, il se brisa sur la barre de la rivière.

« En pourvoyant leur bateau sous-marin d'une machine infernale, les Américains suivaient en cela les plans de M. Bourgois. A l'avant du Plongeur^ celui-ci a placé un large éperon en forme de tube conique. Cet éperon renferme une cartouche capable d ^contenir de la poudre ou une bombe incendiaire. Ëlant donné un bâtiment à détruire, le Piongeur s'en approche etle frappe de son dard, qui ouvre à 3 mètres au-dessous de la ligne de flottaison une large blessure où, comme l'abeille, il laisse son aiguillon meurtrier; puis, faisant mouvoir sa machine en arrière, il se retire promptément en déroulant un fil métallique avec lequel il peut, 'à la distance j qui lui convient, déterminer l'explosion. 1

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