‹ Les merveilles de la science, ou Description populaire des inventions modernes (volume 3)Chapitre 37 sur 149 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

LES NAVIRES DE TRANSPORT. — NAVIRES DF TRANS- PORT COMMERCIAL DE MARSEILLE A l'iNDO-CHINE.

Après avoir étudié les grands paquebots, nous ferons connaître l'état présent de la marine de commerce, c'est-à-dire les navires spécialement consacrés au transport des marchandises.

Pendant longtemps le trafic des marchandises, môme après l'adoption de la vapeur dans la navigation, avait été abandonné aux bâtiments à voiles; et il semblait que cet état de choses dût subsister longtemps encore, d'après l'économie que procure l'emploi du vent comme moteur. Cependant, l'irrégularité de marclie des navires à voiles, qui sont immobilisés par des temps calmes, et bien souvent détournés de leur route par les tempêtes, ne tarda pas à leur faire préférer les bâtiments à vapeur.

En effet, un navire à vapeur, surtout depuis les perfectionnements apportés à la machine à vapeur par l'emploi des grandes détentes, peut, en se contentant d'une vitesse modérée, effectuer les transports à bon marché, et comme il jouit d'une régularité de service hors de toute comparaison avec les navires à voiles, il s'est peu à peu emparé des transports de marchandises, et a réduit presque absolument les navires à voiles au service du cabotage.

Le cargo-boat^ pour employer le terme anglais consacré, chez nous, par l'usage, est caractérisé par des formes plus massives que celles des paquebots, par la machine qui est moins puissante et plus simple, tout en restant très robuste. Ce que l'on cherche surtout à obtenir, c'est un très faible prix de transport pour les marchandises. La construction de ce genre de navire doit donc être aussi économique que possible. Tout est réduit au strict nécessaire pour le voyage.

En général, la machine et les chaudières d'un navire de commerce occupent sa partie centrale, afin que le balancement longitudinal soit toujours assuré, quelles que soient les variations de poids ou de volume des marchandises reçues à bord.

Cependant beaucoup de bâtiments de commerce placent leur machine à l'arrière, afin de laisser aux cales tout le reste de la place. La plupart des bateaux à vapeur consacrés au transport des charbons sont dans ce cas.

Les bâtiments de commerce de la marine française et anglaise, du moins le plus grand nombre, ne dépassent guère la vitesse de 10 nœuds. Cependant, quelques-uns, qui portent des passagers, atteignent 12 et 14 nœuds.

Comme exemple de cargo-boal , à grande vitesse, nous citerons le transport anglais

le North- America. Ce navire construit en vue de la Course au thé (1) a atteint 17 nœuds, dans ses voyages entre Londres et Hong-Kong. Il a inauguré l'ère des bâtiments de commerce rapides.

Le North- America fut construit sur la Clyde, en 1882. Il portait alors le nom de Stirling castle. Voici ses dimensions :

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