‹ Les merveilles de la science, ou Description populaire des inventions modernes (volume 4)Chapitre 24 sur 37 · A DOUBLE VOIE · texte numérisé non relu

A DOUBLE VOIE

PRIX de Ie"- établissement par kilomètre

agriculture, et que l'on rendra les voyages en chemin de fer accessibles aux habitants et aux indigènes, qui sont en général très pauvres.

« Les chemins de fer indiens, àitla, Revue générale des chemins de fer, ont rendu aux Anglais de sérieux services pendant la guerre afghane. La Compagnie du chemin de fer Sind-Punjab à Delhi a, pendant longtemps, transporté, chaque jour, entre les villes de Delhi et Lahore, distantes de 557 kilomètres, 2 batteries d'artillerie, 2 régiments d'infanterie européenne, un régiment et demi d'infanterie indigène, et un régiment de cavalerie, correspondant à une mobilisation de 4,000 hommes de toutes armes, par 24 heures. Entre Lahore et Mooltan, on est parvenu à mobiliser 3,000 hommes par jour. Les trains se composaient de 35 voitures, et marchaient à une vitesse de 32 kilomètres h l'heure. On a ainsi transporté, avec 184 trains spéciaux, 146,000 hommes, 15,197 bêtes de somme, 6,227 bœufs, 218 chameaux, 138 canons, et 33,780 tonnes d'équipements militaires et de munitions. »

En 1885, à l'époque où une guerre paraissait imminente entre les Russes et les Anglais, aux frontières de l'Afghanistan, et lorsque, de part et d'autre, on faisait de grands préparatifs militaires, les chemins de fer indiens rendirent les plus grands services aux Anglais, en leur permettant d'expédier rapidement, du fond des Indes, les troupes indigènes au service de la Grande-Bretagne et des munitions de toute sorte. On peut ajouter que pendant la guerre du Soudan, en 1884 et 1885, les chemins de fer de l'Inde ont rendu les mêmes services aux chefs de l'armée britannique, pour le transport des troupes indigènes de l'Inde dans le désert.

Le rapport de M. Davers, qui nous fournit les données qui précèdent, s'occupe aussi des chemins de fer à voie étroite.

« Au 31 décembre 1878, dit la Bévue générale des chemins de fer, le réseau des chemins de fer de l'État comprenait 1,829 kilomètres sur lesquels 1,753 kilomètres étaient à voie de 1 mètre; 44 kilomètres à voie de lm,22 (ligne de Nalhati dans la province duBengal) et 32 kilomètres à voie de 0m, 75 (ligne de Gaekwar àBaroda). • - •

« Le coût kilométrique de premier établissement, matériel roulant compris, des trois principaux chemins de fer à voie de 1 mètre de l'Inde est le suivant :

South Indian (garanti) 105 938 fr.

Rajputana (État) 110 438

Northern Bengal (Étal) 118 730

La ligne de Holkar, qui traverse le Nerbuddah (fleuve de l'Hindoustan) et

gravit la chaîne de montagnes de Vindhya, est revenue à 234,375 francs par kilomètre.

La ligne de Muttra à Hatras, empruntant une route, a coûté 56,563 francs par kilomètre.

Le prix kilométrique moyen des chemins de fer à voie de 1 mètre ressort â 1 17,856 francs. »

Aux chemins de fer de l'Inde se rattachent ceux de l'île de Geylan, qui est également possession anglaise. On voit sur la carte des chemins de fer de l'Inde, (page 603), la ligne ferrée de l'île de Ceylan qui va de Colombo à Kandy. Sa longueur est de 126 kilomètres. Construite en moins de cinq ans, par M. Fowel, elle a été ouverte le premier août 1867.

Les rampes ne dépassent pas Om,01, le rayon de courbure ne descend pas au-dessous de 400 mètres.

La section la plus difficile à établir a été la rampe de Kanagaunada, de 22 millimètres par mètre, sur une longueur de près de 20 kilomètres. Établie le long de montagnes abruptes, elle comprend plusieurs tunnels, des courbes de 200 mètres de rayons et de grandes tranchées dans le roc. Les rails sont en acier, ceux en fer s'usaient trop vile.

La largeur delà voie est de lm, 67, largeur énorme. Les rails Vignole pèsent 36 kilogrammes par mètre courant. Ils reposent sur des traverses de sapin de la Baltique.

Sur l'embranchement de Colombo à Kalatura, où les marchandises à transporter sont moins lourdes, les rails ne pèsent que 30 kilogrammes par mètre courant.

L'ouvrage le plus important de la ligne est le pont de Kalatura, composé de 12 travées de 30m, 50 déportée. Les piles sont des cylindres de fonte, de lm,84 de diamètre. Les poutres sont en treillis, avec plancher en tôle recouvert de béton. Nous représentons ce bel ouvrage d'art dans la figure 248.

La ligne, qui est à voie moyenne, a coûté 361 ,240 francs par kilomètre.

Le service de la rampe de Kanagaudana est fait par des locomotives à cylindres de fer, à 6 roues couplées, de lm,34 de diamètre, pesant 32 tonnes. Le lender est porté sur six roues, de 1 mètre de diamètre.

Voici comment s'effectue la traction sur cette rampe.

Les trains de voyageurs montants ont une machine auxiliaire en queue^ tant que le train n'a pas plus de 16 mètres. Quand ce nombre est dépassé, on place une locomotive de montagne en tête, et la locomotive à voyageurs en queue. Les trains de marchandises renferment des fourgons à frein, et l'on met en tète deux autres locomotives.

Sur les rampes on a adopté le block-sys- (em, qui garantit la sécurité, en raison de la voie unique. Il y a, à cet effet, trois postestélégraphiques. Alamontéecommeàladescente, la vitesse maxima est de 1 9 kilomètres par heure pour tous les trains.

Outre ces chemins et leur embranche ment de Nawalapitya (27 kilomètres), le gouverneur de l'île a créé une nouvelle ligne de Nawalapitya à Badula, centre du district des Uva, pour desservir les plantations de café de cette province.

La ligne monte de Nawalapitya, qui se trouve à 575 mètres au-dessus du niveau de la mer, à son faîte, situé à 1500 mètres d'altitude, par une rampe qui ne dépasse pas 23 millimètres par mètre et des courbes de 120 à 140 mètres de rayon.

Cette ligne a coûté 235,000 francs par kilomètre, non compris le matériel roulant, les ponts et les travaux d'art.

80 £st de. Pam

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