‹ Les merveilles de la science, ou Description populaire des inventions modernes. Suppléments. 6Chapitre 16 sur 130 · GRAVURE PHOTOGRAPHIQUE EN CREUX · texte numérisé non relu

GRAVURE PHOTOGRAPHIQUE EN CREUX

La transformation des photographies en gravures en creux (taille -douce), qui a beaucoup occupé les industriels, au début de cet art, est aujourd'hui très délaissée.

Il faut dire qu'elle a fait peu de progrès depuis sa création, qui remonte aux premiers temps de la photographie. La difficulté réside toujours dans la production du grain, qui remplace les tailles de la gravure en creux. Garnier, Poitevin, Baldus, Tessié du Motay et Maréchal, Nègre, etc., ont obtenu, dès l'année 4850, de très bonnes gravures en taille-douce par des procédés photographiques. Ils repro-

SUPPLÉMENT A LA PHOTOGRAPHIE

duis aient des estampes avec une grande fidélité, et avec l'avantage de pouvoir suffire à de grands tirages.

Les procédés employés à l'origine par ces artistes ont subi de nos jours peu de changements. Nous les avons longuement décrits dans les Merveilles de la science (!)-■ Il nous suffira de les rappeler.

Le procédé consistait à prendre une planche de cuivre ou d'acier, à la recouvrir de gélatine bichromatée, à impressionner la gélatine, pour avoir un cliché négatif, puis à laver la planche à l'eau chaude, pour développer l'image. Comme nous l'avons dit ci-dessus, on obtient ainsi une impression en creux de la planche. Ensuite on recouvre la plaque métallique de plombagine, et on la porte dans un bain de galvanoplastie, pour obtenir une épreuve de cuivre en creux.

Cependant, les occasions de reproduire des estampes ou d'obtenir des gravures sur acier ou sur cuivre, par les procédés photographiques, se présentent rarement. D'un autre côté, le gillotage et la photo-gravure directe, qui donnent des clichés en creux ou en relief, propres à la typographie, sont d'un emploi si avantageux, par leur économie et la promptitude de leur exécution, qu'ils ont fait renoncer à la gravure photographique en creux, beaucoup plus difficile et d'un débouché peu étendu. Cette branche de la gravure photographique a donc perdu aujourd'hui presque toute importance ; ce qui nous dispense de nous y arrêter plus longtemps.

(1) Tome III, p. 131-142.

■ S. T. II

Page 1