LE TOUR DU -MONDE. — CHRONIQUE
les deux bords de l’Ottawa, soit le littoral- des Ontario, Érié, Huron, Michigan et Supérieur, les. côtes’ -du nord que celles du sud.
bien, l’auteur de ce rapport estime les guerriers ns de tout cet immense paye à 1 1 980 seulement1: li devait faire au plus 60 000 personnes.
îxique, — Un homme fort distingué, un savant icin français, M. Jourdanet, a publié un livre re- [uable, quia pour titre ; a de l’Intluence de lapretfde flair sur la vie de l’homme ». De ses rocher- , il résulterait qu’à partir d’une certaine altitude, im&t des lieux élevés est défavorable à la santé, u/à ce jour, on a toujours’ ctu que les gens des s plateaux et des hautes montagnes ont plus de î, de force, d’énergie, de volonté, de vitalité, de îdité que ceux des bas pays, et il semble que cette ancc est appuyée sur d’innombrables preuves. Si oindre pression de l’air est funeste aux habitants terres élevée^, 4’autres..c,ûndition!s! atmosphériques lluriques leur sont évidemment favorables. Quoi en soit, voici les points principaux d’un article acré à cette nouvelle théorie, par M. Bertillon,
; la Revue (T Anthropologie .*.*•
Le plateau do Mexico ou Anahuac se trouve à une udc de 2200 mètres environ, ce qui diminue àpeu d’un quart le poids de l’atmosphère. En outre, que par sa latitude (19 degrés de latitude septenuie} cette région soit tropicale, eUe échappe par illitude aux feux redoutables quiy à ses pieds, brû- Verar-Gi-uz et le Vucatan. Parle fait de cette double lion, elle jouit d’un climat, perpétuellement voisin elui de notre France dans la belle saison. De sortq M. Jourdanet, qui venait de faire à Paris1, ses es médicales, transporté tout à coup sous ce beau dont la température moyenne, pendant la saison ide (19 degrés); est un peu au-dessous de celle de étés (20 degrés), tandis que le reste de l’année est perpétuel printemps, M. Jourdanet devait s’aire à retrouver (ainsi qu'oi^ le lui avait fait pré-
Kès-peu de chose près la même pathologie, es formes et le6 mêmes r évolutions moiibiétonnement fut grand de constater qu’il n’en Sien; de voir des affections rares chez nous y ôir très-fréquentes , telles que les congestions ivefc,. notamment celle dn foierles vertiges, les.re- Lissements opiniâtres, ,les gangrènes, tandis que très, désastreusement communes chez nous, comme ithisie, la scrofule,, sont rares chez les natifs de ilateaux. Mais, ce qui n’est pas moins inattendu, *.s les autres affections se rencontrant dans les pays prennent sur les hauteurs de l’Anahuac un tère d’atonie, d’adynamie, et quelquefois d’ataxie spécial. Devant ce tableau nosologique nouveau ittendu,M. Jourdanet n’hésita pas à modifier les ons ayant cours, les siennes, et à en édifier de îlles sur les faits observés.
« G’est "don!c par flétude de l’homme màladc que M. Jourdanet a été amené à faire sa découverte capitale, confirmée, étendue plus tard par les recherches expérimentales de M. P. Bert, à savoir : que là diminution de la pression atmosphérique affaiblit la puissance de' l’hématose, et qu’il faut à l'oxygène- une certaine tension pour qu’il contracte avec les- globules cette association riche, quoique facile à rompre, qui constitue tout le mystère de l’hématose; ce n’est donc pan seulement la quantité d’oxyg'ène inspiré, comme on le croyait avant MM. Jourdanet et P. Bert, qui fait la bonne hématose, c'est sa tension. Le volume de l’air inspiré ne saurait compenser sa moindre compression ;■ de sorte que, si la diminution de cette tension atteint ou dépasse un quart d’atmosphère, déjà la combinaison de l’hématoglubuline est appauvrie, Fhé* matose devient misérable. Voilà le fait capital que l’observation a révélé à M. Jourdanet, et que l'expérience a contrôlé plus tard entre les mains de M. Bert. Il importe de le remarquer : cette découverte n’est pas le résultat d’un heureux hasard; elle a été la conséquence1 de l’application d’un esprit ingénieux et sagace à l’étude de l’homme malade, comparé sous la pression normale et sous une pression diminuée d’un quart d’atmosphère. M. Jourdanet insiste donc légitimement sur ce point de méthode, raison de ses découvertes. 1 -o - • v •
« Les différences des milieux se jugent bien mieux, « dit-il, par les maladies qu’à la longue elles amènent « ou qu’elles modifient, que par les phénomènes pro- « près à l’état de santé...» » " J : - -
« Quand on compare des hommes de même origine, des Français, par exemple, les uns dans un climat tempéré, les autres sous les tropiques, — les Français de France ou ceux du Canada avoe ceux de la Guadeloupe, de lai Martinique, de la Guyane, de la Louisiane; — on sait combien les premiers paraissent actifs, entreprenants, turbulents, prolifiques, auprès des seconds!, qui semblent des convalescents sortant de l’hôpital, et dont la natalité misérable comble à peine les déchets de la mortalité. G’est un contraste que tous nos voyageurs se sontplu.à faire ressortir. M. Jourdanet fait un rapprochement analogue entre les habitants de la côte mexicaine et ceux de l’Anahuac. Voilà des populations identiques, indo- ibériques, vivant sur le même sol, à deux pas l’une de l’autre. Cependant, grâce à l’altitude, les unes, habitantes des. terres froides , jouissent d’un climat tempéi* fort analogue au. nôtre dans la belle saison et comme lui sans impaludisme ; — en ua mot, c’est la France sans ses hivers; les autres, habitantes des tames chaudes , subissent les énervantes influences de la zone. torride, ses endémies permanentes, sa fièvre jaune et ses débilitantes émanations palustres. Laquelle des deux va être la population active, entreprenante, féconde? Suivant toutes les notions acquises, celle des terres dites froides, c’est-à-dire tempérées, de£ hauts plyeaux? Eh bien, non : la population