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Fig. 37. — Les lapins.
Les jeunes lapinsmontrentun grand respectpour le chef de la famille, sa présence seule suffit pour mettre un terme aux combats qui s’engagent fréquemment entre eux pour des femelles où pour la nourriture qu'ils se disputent avec beaucoup d’acharnement.
La durée de la vie des lapins est de neuf ans environ; ce qui les distingue des autresrongeurs, c'est la disposition de leurs dents incisives qui sontau nombre
da
| LES MERVEILLES DE LA VIE ANIMALE. 187 - de quatre placées sur deux rangées à la mâchoire supérieure, de façon que chacune des incisives placée antérieurement en cache une autre de volume moins considérable.
Chez les lapins comme chez les lièvres, on observe cette fissure connue en pathologie sous le nom de bec de lièvre et qui placée sur la partie médiane de la lèvre supérieure la divise en deux parties.
D’après des observations nombreuses, 1l est certain que le lapin sauvage réduit à l’état domestique oublie
l’art de se creuser un terrier et que lorsqu'on lui rend”
sa liberté, ce n’est qu'après un temps assez long que les générations qui se succèdent recouvrent cet ins— tinct qui les porte à chercher au fondde la terre un abri contre les animaux chasseurs et les injures du temps.
Les rapports nombreux qui rapprochent le lapin du
lèvre nous obligent à donner la description de ce
dernier mammifère dans ce chapitre malgré le peu d'industrie qu'il montre dans le choix d’un gite.
Les pieds de derrière, chez le lièvre comme chez le lapin, sont plus longs que ceux de devant, la queue est courte et la longueur des oreilles dépasse celle de la tête, la disposition des dents chez le lièvre et chez le lapin est absolument la même. Chez le hèvre, le pelage revêt une couleur fauve plus accentuée et la queue présente sur la ligne médiane une ligne noire régulièrement disposée ; sa fécondité est très-grande sans égaler cependant celle du lapin ; sa course peut-être moins rapide que celle de ce
dernier est d’une durée beaucoup plus longue et consiste en une suite de sauts très-étendus et fréquemment répétés. Tandis que le lapin peut être facilement réduit à l’état domestique, le lièvre est impossible à apprivoiser et finit par se laisser mourir de faim tôt ou tard s’il ne parvient à recouvrer sa liberté, sans laquelle il ne peut vivre, ni acquérir l’embonpoint qui le caractérise à l’état sauvage.
Les lièvres vivent dans l’isolement, leur nourriture comme celle des lapins est exclusivement composée de végétaux ; il est à remarquer que contrairement à l’opinion de quelques naturalistes, les lièvres ne ruminent pas, et qu’ils ont une vue assez bonne. Leur sommeil est léger et grâce à la délica— tesse de leur ouïe, le moindre bruit suffit pour les éveiller et attirer leur attention. Leurs pattes de derrière étant plus longues que celles de devant, on s'explique aisément la raison qui les pousse à re— chercher les endroits escarpés quand ils sont poursuivis, parce que dans les montagnes la course leur est plus facile. Leurs oreilles sont très-longues, et c’est à tort que Buffon prétend qu'ils s’en servent comme d’un gouvernail, car ces animaux lorsqu'ils sont poursuivis ont les oreilles couchées.
Il existe aussi un grand nombre de variétés de lapins, une seule mérite d’être décrite, c’est le lapin d'Angora dont les poils soyeux et très-longs sont employés à confectionner des étoffes et des feutres d’un grand prix. Le lapin d’Angora argenté est celui
qui fournit les meilleurs poils, ils sont d’une blan-— cheur éclatante.
L’écureuil est un mammifère de l’ordre des ron-— geurs qui habite les bois et les forêts où il se tient presque constamment sur les arbres. Il existe un grand nombre de variétés dans le genre écureuil, nous décrirons toutes celles qui nous paraissent offrir quelque intérêt.
L’écureuil se nourrit habituellement de glands de chêne, de noisettes, d'amandes, de faines et en général, de tous les fruits à écorces dures ; mais quand il peut trouver le nid d’un oiseau, il ne se fait pas faute d’avaler les œufs qui s’y trouvent, on affirme même qu’il dévore les petits, mais cette assertion mérite d’être confirmée.
Ces animaux prévoyants font en été des provisions pour l’hiver. Ils entassent eu grande quantité des noiïsettes, des semences de frêne, de pin, des haricots, etc., etc., dans les trous d’arbres, dans les vieux nids abandonnés, et lorsque la neige couvre la terre ils vont chaque jour à leur magasin chercher leur nourriture. : On a observé que ces animaux jouaient un grand rôle dans la dissémination des graines, parce que lorsque leurs magasins sont remplis de provisions pour l’hiver, ils creusent dans le sol des trous assez profonds dans lesquels ils cachent des glands qu’ils recouvrent avec précaution de terre et de mousse. Ces graines oubliées par eux germent au printemps et se déve-
loppent. On a dit que l’écureuil lorsqu'il avait à ir
échapper aux poursuites de ses ennemis, ou quand il y était obligé par toute autre cause, se servait pour passer l’eau d’un morceau d’écorce d’arbre ou d’une branche de bois sec en se servant de sa queuecomme d’une voile. Ce fait est absolument faux, l’écureuil craint l’eau et ne se hasarde jamais à s’embar— quer comme l’affirment Buffon et quelques autres naturalistes.
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