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… les forêts épaisses de Sumatra et de Bornéo. Le visage
Le ces singes a un aspect rude, le rez est aplati, … quelquefois enfoncé, les oreilles sont comme celles | de l’homme. Doués d’une force athlétique, ils | atteignent une taille de six à sept pieds, s’arment = de bâtons et se défendent avec adresse et énergie
contre les attaques des autres animaux. Comme le chimpanzé, ils sont très-redoutés des négresses.
Les naturels de Sumatra prétendent que les orangs-
outangs se réunissent pour attaquer les hommes quand ils sont en petit nombre, ils n’osent détruire ces terribles animaux parce qu'ils les croient animés par l’âme de leurs pères et qu’en résumé leur domination sur les is de Sumatra est un droit incontestable,
Sur les côtes du fleuve Gambie, les nègres, qui croient que les orangs-outangs sont des étrangers qui sont venus s'établir dans leur pays, n’osent s’aventu-
rer seuls dans la campagne où ils sont exposés à
rencontrer ces animaux qui leur présentent un bâton et les obligent à se battre. | Un missionnaire, le Père Coubasson, avait élevé un de ces singes; l’animal lui était tellement attaché qu'il voulait toujours le suivre et que pour accomplir son service religieux son maitre était obligé de l’en-
fermer. L’orang-outang trouva le moyen de s’échap-
per un jour et de suivre le missionnaire à l’église, où, montant au-dessus de l’orgue, ilresta tranquille jusqu’au moment où le prédicateur, montant à la chaire, se mit à prècher. À ce moment, l’orang-outang, placé juste ei face du Père Coubasson, se mit à
imiter ses gestes, ce qui ne tarda pas à provoquer
dans l’assistance une hilarité dont on peut se faire une idée. | Un autre orang-outang, embarqué à Java et destiné
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à l'Angleterre, fut d’abord enfermé dans une cage ÿ dont il brisa les barreaux ; mis ensuite à la chaîne, il } ne tarda pas non plus à se délier et on finit par le | s laisser se promener librement sur le navire ; il devint ppientot l’ami des matelots, l’un d'eux surtout qui . partageait avec lui sa ration de vivres lui était parti- culièrement attaché, souvent le singe volait le biscuit et l’eau-de-vie de son ami intime, la gourmandise . était d’ailleurs poussée chez lui à un très-haut degré. . 11 mangeait du pain, du biscuit, de la viande crue ou . cuite, mais 1l préférait les fruits. Sa boisson favorite . était le lait, il aimait aussi la bière, mais à défaut de - ces boissons il absorbait avec plaisir le vin et un jour même il vola la bouteille d’eau-de-vie du capitaine. Lorsqu'on lui montrait des morceaux de son goût et qu'on refusait de les lui donner, il se montrait très- » irrité et employait mille ruses pour s’en emparer, h quand l'attention de équipage était tournée d’un autre côté ; il avait acquis une certaine adresse pour fouiller dans les poches et en tirer les friandises qui pouvaient s’y trouver contenues. Il était très-doux et ne se montra jamais vindicatif; cependant quand on lirritait pendant trop longtemps, il entrait dans une grande colère, au point de frapper ceux qui l’entou— h vaient : sa distraction favorite était de jouer avec les | mousses.
L’orang-outang et le chimpanzé ne vivent pas en bonne intelligence; ce dernier est beaucoup plus dévoué et beaucoup plus intelligent que l’autre, plus
gracieux aussi dans ses mouvements, d’un caractère |
plus vif et plus pétulant.
A Londres, l’orang-outang et le chimpanzé do : Jardin zoologique étaient logés dans le même appar— 4 tement, le dernier de ces animaux fut atteint d’un 4 rhume, et comme on avait l'habitude, chaque fois !
qu'il était pris d’un violent accès de toux, de lui donner soit une sucrerie, soit une potion sucrée; l’orang-outang en fit la remarque et se mettait en devoir de tousser pour obtenir les friandises pe il convoitait.
Les gibbons sont des singes sans queue comme les ‘À orangs-outangs dont ils diffèrent d’ailleurs par leur : taille qui est plus petite ; 1ls n’atteignent Jamais plus
de trois pieds de haut et leurs bras ont la même longueur que leur corps et leurs jambes. La face aplatie, d'une coloration jaune mat, ressemble assez à celle de l'homme. |
Le gibbon agile, qui vit par couples, à Sumatra,
est le plus remarquable par son agilité. Quand il veut L
passer d’un arbre sur un autre trop éloigné, il se suspend sur l’une des branches, lui imprime un mouvement de balancement et franchit en un clin d'œil l’espace qui le sépare de son but.
Les gibbons préférent la société des femmes à
celle des hommes, ils sont d’un caractère doux et 4
timide, reconnaissants au suprême degré, ils aiment à Jouer, surtout avec les enfants.
L'un de ces animaux, transporté en Angleterre, se