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LES MERVEILLES DE LA VIE ANIMALE. A5 . prit d’une grande amitié pour une petite fille de la … race des Papouans, il jouait avec elle, la jetait à’ terre “ et faisait semblant de la mordre. Quand l’enfant peu - disposée à jouer lui faisait un mauvais accueil, il manifestait son mécontentement en imprimant la trace … de ses dents sur le bras de son amie, sans lui causer … aucune douleur. À bord du même navire, se trou- . vaient d'autres singes de race différente, qui ne vou— - Jurent aucunement fratermiser avec le gibbon; il résolut de se venger de leur indifférence et un jour il - en saisit un par la queue au moyen d’une corde et le hissa ainsi dans les agrès. A partir de ce moment, il devint l'ennemi acharné des autres singes. A table, il montrait une grande joie quand on lui servait des morceaux de son goût, mais il ne pouvait supporter la raillerie et quand il se voyait le sujet des plaisanteries de l’équipage, sa mine rechignée témoignait de son mécontentement qui cessait avec les plaisanteries,
çar il était sans rancune.
Les autres gibbons sont : le gibbon à mains blanches, le hooloc et le gibbon argenté qui tous se nourrissent de fruits, sont très-doux et ne se défendent que lorsqu'on les pousse à bout, ils s’apprivoisent facilement, chez eux tous les sentiments cèdent devant Pamour maternel. Ils vivent en troupes considérables sous la direction de l’un d’entre eux; les indigènes pensent que leur roi est invulnérable. Au lever et au coucher du soleil, ils se rassemblent tous et tous poussent des cris réellement effrayants. Les gibbons
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sont d’une grande propreté et c’est plaisir de voir la mère laver et frotter les petits, malgré la répugnance que ceux-ci manifestent par leurs cris. “
Les semnopithèques sont remarquables par la lon— oueur et l’étroitesse de leurs pieds et de leurs mains, chez eux le pouce est imparfait. Leur bouche est grande, garnie de longues dents canines et de quatre incisives à chaque mâchoire, et semblables à celles de l’homme. Ils vivent en troupes dans certaines parties de l'Inde, et on a remarqué que ces animaux, qui dans leur Jeunesse sont doux et caressants, de— viennent en vieilhissant hargneux et vindicatifs.
Ils sont très-friands de riz et d’autres graines, et il paraît que l’homme se sert de leur intermédiaire pour se venger de ses semblables. Quand arrive la saison des pluies et que les toits ont subi les répara— tions nécessaires en vue de cette époque périodique, celui qui a quelque méfait à reprocher à son voisin répand sur le toit de celui-ci une certaine quantité de riz ou de toute autre graine ; les semnopithèques tou jours à la recherche de leurs mets favoris viennent en troupes sur le toit, dérangent les briques, dont les intervalles sont remplis par les graines, et laissent la maison presque découverte, les pluies ne tardent pas alors à l’envahir et le tort causé au propriétaire est toujours considérable, |
Les quenons sont remarquables par l'ampleur de leurs abajoues et par leur queue aussi longue que la tête et le corps réunis. Des petites pointes acérées
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Ë surmontent leurs dents molaires ; on trouve ces ani— maux en Perse, en Barbarie et en Arabie où ils habitent les forêts, recherchant surtout le voisinage d’une … rivière. Ces singes fuient l’homme, ils paraissent nés « pour vivre en société, on a peut-être exagéré leur
intelligence en disant qu'ils avaient le sentiment du droit, toujours est-il qu'ils vivent par tribus gouvernées par les plus vieux mâles. Chaque tribu a une certaine étendue de territoire et tous les sujets se réunissent pour défendre la patrie quand une tribu voisine cherche à l’envahir. Lorsqu'un membre de la tribu a été victime de mauvais traitements de la part d'un voisin, ils se réunissent tous pour en tirer ven— geance. Ils s’apprivoisent facilement, leur nourriture
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consiste en insectes, œufs et fruits. Les plus remar—
quables d’entre eux sont: le singe à collerette, le singe à paupières blanches, le singe à nex blanc et le singe vert.
Le bonnet chinois ou toque est un singe du genre
macaque rémarquable par les poils situés au sommet de la tête où ils forment une sorte de bonnet plat ou calotte. La longueur du bonnet chinois est de quatre pieds. Les toques sont très-communs à Calcutta, ils sont rusés, voleurs, et quittent souvent les forêts où ils vivent en troupes pour venir piller les habitations, enhardis par l'impunité qui leur est assurée, parce que dans ce pays, au rapport de François Pyrard, il est défendu de les tuer. Les indigènes sont obligés d’en— tourer leurs maisons avec des treillages pour se mettre à l’abri des déprédations de ces visiteurs importuns. La toque est un singe très-commun dans les ménageries, il intéresse par la gravité qu’il apporte dans toutes ses actions, et c’est un spectacle vraiment amusant que de voir plusieurs de ces animaux se laver et se peigner réciproquement. La toque aime à remplir les fonctions de nourrice et montre toujours
la plus tendre sollicitude pour ses petits ou pour les
petits d’autres animaux. Lorsqu'une toque vient
d’avoir un petit, laissez entrer auprès d’elle plusieurs
autres femelles et vous les verrez les unes après les autres prodiguer au nouveau-né les caresses les plus douces, s'approcher de la mère avec intérêt et sembler la féliciter de son heureux accouchement.
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Le mucaque rhésus est sacré chez les Hindous, il
. vit en bandes nombreuses dans les pays qui avoisinent
le Gange, tantôt caché au fond des bois, tantôt venant
chercher un abri dans les maisons et se promenant
sur les toits où il trouve des cannes à sucre, du riz,
du millet, qui y ont été déposés à leur intention. Parmi
les singes cynocéphales ou à tête de chien, il convient de citer le chacma qui vit en troupes nombreuses dans les rochers du cap de Bonne-Espérance. Les chacmas sont très-redoutés par les gens du pays et le léopard et la hyène qui en détruisent un grand nombre sont eux-mêmes obligés de fuir devant ces animaux quand ils sont réunis en bandes considérables. IIS causent beaucoup de ravages dans les champs cultivés. |
Les babouins cynocéphales, remarquables par leur haute taille et leur force musculaire,recherchent éga-
= lement les contrées couvertes de rochers.
Les mandrills se distinguent des autres singes à tête de chien par leur férocité et leur instinctde pillage. Quand ils ont conçu le projet d’envahir une propriété close pour en enlever les fruits, ils se réunissent au nombre de soixante à quatre-vingts qui se postent autour des murs de la propriété. Une autre bande fait la chaîne depuis le mur jusque dans les rochers où ils s’abritent. Pendant ce temps quelquesuns d’entre eux qui ont pénétré à l’intérieur enlèvent les fruits avec une habileté et une rapidité prodigieuses
et les passent à ceux qui font le guet aux alentours ;
les fruits passent ainsi de main en main jusqu’à ce qu'ils soient mis à l'abri dans la retraite des voleurs.
Le pillage se fait au milieu du plus profond silence et E
avec une promptitude étonnante, mais si pendant l'exécution de l’entreprise une des sentinelles jette le cri d'alarme, on voit toute la bande se disperser et disparaitre en un elin d'œil.
L’ouistiti est un petit singe dont le corps mesure une longueur de quinze à vingt centimètres, sa voix perçante est très-désagréable et on l'entend de trèsloin. Ce singe aux formes élégantes est vif, il se dis— tingue des autres par sa queue touilue dont 1} ne peut se servir pour se suspendre et par l'absence d’aba— joues et de callosités aux fesses. Sa face presque complétement dépourvue de poils est couleur de chair et au-devant de chaque oreille il porte une touffe de poils longs et blancs. La nourriture de l’ouistiti se compose de fruits, de graines, de légumes et surtout de limaçcons et d'insectes. On a vu ces animaux se jeter dans un bassin pour y tuer des poissons qu'ils dévoraient ensuite avec avidité. L’ouistiti se nourrit encore de lait, de sucre et de raisins secs. La physionomie d’un de ces animaux quand il estirrité exprime M la colère d’une façon merveilleuse. M
Les singes, en général, sont des animaux rusés par excellence et les ruses qu’ils emploient contre les autres animaux les empêchent de se laisser prendre aux pièges que leur tendent quelquefois les hommes.