CONFIANCE INTIME DES SERVITEURS DE DIEU ENVERS LEURS SAINTS PATRONS
Invertit SCI vus tuus fidticiam, ut otetcoram le. ' Paralip. 17. 25.
Votre serviteur a trouvé de la confiance four vous prier.
Quand la charité est grande, elle donne, comme le témoigne saint Dernard, dans de pieux excès : Gaudtt excessibus; elle porte ceux qui en sont embrasés à des actes qui sembleraient inconvenants, si l'on ne connaissait les douces violences de l'amour. Qui est-ce, par exemple, qui ne taxerait pas de témérité la conlîance pleine d'amour dont usa le père Bernard Coi-
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nago, de la compagnie de Jésus , envers son bienaimé patron saint Antoine de Padoue, si ce saint hii-raème ne l'avait justifiée et approuvée sensiblement? Ce grand serviteur de Dieu avait devant sou prie-Dieu une image de son saint protecteur. Il le saluait, chaque fois qu'il rentrait dans sa cellule, et lui parlait souvent comme un ami à son ami. Il recourait à lui dans tous ses besoins, se consolait auprès de lui dans ses peines. D'ailleurs, on le trouvait toujours prêt à accorder tout ce qu'on lui demandait au nom et pour l'amour de son Saint chéri. Le Saint de son côté répondait à son affection et à son dévouement par des visites amoureuses et des grâces abondantes. Je vais en produire ici plusieurs beaux exemples, extraits des procédures authentiques.
Bernard venait de prêcher le carême à Catane. Les confrères de l'oratoii'e de Sainte-Agathe l'invitèrent à une promenade champêtre, promenade de dévotion et de délassement tout ensemble. Il accepta volontiers cette invitation, comme un mo^en de les exciter de plus en plus aux exercices de la piété chrétienne. Après avoir célébré la sainte messe, Bernard se retira à l'écart pour réciter roffice divin ; cependant ses compagnons se répandirent Je long du rivage de la mer pour pêcher. Quand il eut terminé son office, il alla les joindre et leur demanda s'ils avaient fait une bonne pêche. Ils répondirent qu'ils avaient pris quantité de petits poissons ; mais qu'ils n'avaient pu prendre une seule anguille, bien que ce poisson fût très-commun en cet endroit. Le père leur en témoigna sa peine; puis demanda à l'un d'eux son hameçon qu'il jeta à l'instant à la mer, en disant : Ah ça, mon
bon saint Antoine, faites-moi venir ici une de ces anguilles qui se tiennent au fond des eaux. — Cela dit, il retire riiameçon ; une petite anguille y était prise avec un lézard. Le père, souriant, ajouta : Oh! ohl mon bon Saint, est-ce là un régal digne de votre muniQcence? Il convient à ma bassesse ; mais non à votre libéralité, ni aux besoins de ces pieux confrères. Reprenez, je je vous prie, ce cadeau ; je le renvoie à la mer, et vous prie de nous donner quelque chose de mieux. — Plein de conQance, il lance de nouveau l'hameçon dans les eaux, le retire sur-le-champ, et en extrait une anguille d'une grosseur extraordinaire. A cette vue, tous éclatèrent de joie, comme à la vue d'un mh'acle ; on la fît cuire, et sa chair parut excellente. Mais le père n'en voulut pas goûter, sous prétexte de laisser et d'offrir sa part à son saint protecteur.
Telle était sa confiance, sa familiarité même à son égard, que souvent il lui faisait de tendres reproches et de douces plaintes, lorsque le Saint tardait un peu à condescendre à ses désirs. Une dame, aj^ant perdu un objet de valeur, fut très-affectée de cette perte. Dans son chagrin , elle va trouver le père Colnago et le supplie d'interposer sa médiation auprès de saint Antoine, pour lui obtenir la grâce de retrouver l'objet. Le père adressa en effet une fervente supplique au Saint. Comme la dame ne venait pas lui donner de nouvelles, il pensa que saint Antoine ne l'avait pas exaucé et il lui en fit ses plaintes. Ayant donc appelé un jeune enfant, il l'envoya à l'église du Saint, et le chargea de remettre une pierre entre les mains de sa statue, en lui disant de sa part : Le père Bernard vous informe que vous avez le cœur plus dur que cette
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pierre, puisque vous n'avez pas exaucé la prièce, qu'il vous a faite. On ne doit pas tant faire languir ceux qui sont dans le besoin. — L'enfant s'acquitta très-simplement du message. Mais en partant, il vit venir par derrière lui un frère franciscain d'un aspect vénérable, qui lui dit avec le sourire sur les lèvres : Voici votre pierre; reportez-la au père Bernard, et répondez-lui que c'est lui qui a un cœur de pierre, puisqu'après tant d'expériences, il n'est pas encore persuadé que je lui ai accordé sa demande. — Bernard comprit par là qu'il était exaucé, et fît succéder les excuses aux reproches, en demandant pardon de sa défiance.
Une autre fois, le Saint ayant différé de lui accorder une faveur qu'il sollicitait depuis longtemps, il commença à s'attrister de ce qu'il exerçait tant sa patience. Le voilà donc, un beau soir, qui prend la plume et qui trace ces mots sur le papier : Assez de délai, cunclatum est salis; il met ce papier devant l'image du Saint, qui était sur son pupitre. Le lendemain matin, il trouve la réponse écrite miraculeusement de la main du Saint; elle achevait le vers latin commencé. Vicit patientia, vieil, la patience a vaincu. Le Saint marquait par là que la patience triomphe de tous les obstacles, obtient toutes les demandes et rend les dons de Dieu d'autant plus chers qu'on les a demandés et attendus avec plus d'instance. C'est la doctrine môme de saint Augustin : Cum Deus tardius dat, commendat bona, non negat. Desiderata dulciom ; cilo datavilescunt. (De serm. flom.)
Mais que diriez-vous, si j'ajoutais que la confiance de ce bon religieux passa quelquefois, jusqu'aux menaces? Quelquefois, quand il n'était pas exaucé, il prenait l'image du Saint, et joignant les hommages du
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serviteur à l'iadigûation de l'amant , il commençait par la baiser à genoux, puis il la plaçait en dehors de sa fenêtre, pendant une nuit bien froide, en menaçant de ne pas la rentrer avant d'avoir obtenu ce qu'il désirait, ou d'avoir appris le motif du refus. Bien souvent l'expédient lui réussit; il fléchissait ainsi le cœur de saint Antoine et tirait de ses mains tout ce qu'il voulait. En voici un exemple. Un jeune sicilien ayant perdu un joyau précieux, eut recours au père CoJnago et le pria pour l'amour de Dieu de lui prêter assistance dans cette contrariété. Le père lève les yeux au ciel et lui enjoint de se rendre à l'église de Saint-Antoine, et là, de prier de sa part le Saint de lui découvrir l'objet perdu : Vous aurez soin, ajouta-t-il, de lui dire qu'il se garde bien de vous rebuter, sinon la lampe de son autel restera sans huile pendant quelques jours. — Le jeune homme qui avait l'innocence d'une colombe, obéit sans retard et alla porter la requête au Saint, sans oublier la menace. Arrivé à l'église, il y trouve un religieux de Saint-François en prière, et lui expose le message dont il est chargé, la prière du père Bernard et la menace qu'il y a ajoutée de laisser la lampe de saint Antoine sans huile, si la grâce n'est point accordée. Le frère écoute avec attention, et satisfait de la confiance de l'un et de la docilité de l'autre, il répond en syriaque et déclare où et comment oi* peut retrouver le joyau. Le jeune homme, ne comprenant pas cette langue, demeure tout ébahi; mais il ne tarda pas à être instruit de la signification de la réponse. Il retourne chez lui, plein d'espoir, court à l'endroit marqué, met la main sur l'objet perdu, et rend les plus affectueuses actions de grâces au Saint.
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En cousidérant ces beaux traitd, ne vous serable-t-il pas, mon cher lecteur, que saint Bernard a bien raison de dire que le saint amour inspire plutôt de la hardiesse que de la conûance, et qu'il demande avec plus de présomption que de respect? Amor inlemperam hocfacii, et totius modestiœet opportumtaliscontemptum quemdam pnrit. (Serra. 73. in Cant.) Toutefois, observons que sa hardiesse est innocente, et son indiscrétion, guidée par la sagesse. Il sait bien, en effet, que les Saints se complaisent davantage à nous voir recourir à eux avec une confiance qui tient de la hardiesse, plutôt qu'avec un respect qui sent la crainte. Voilà pourquoi l'Apôtre nous eshorteà nejamais perdre ni laisser altérer notre confiance ; car cette confiance sera la mesure des grâces que nous recevrons. Nolite itaqiie amittere confidentiam. veslram, quœ magnam habet remunerationem. (Hebr. 10. 3o.)
Laurent Finich. S. J. Vie du P. Bernard Colnago, S. J. L. i .chap. 10.
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l'incrédule convaincu par Dl-S MIRACLES.
NUi signa et prodigiu videritis, non crcditis . Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croyez pas. JoiN. 4. 48.
Le Seigneur a souvent employé les miracles, non pas seulement pour convaincre la perfidie des Gentils
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qui refusaient de cioiie aux mystères de la foi, mais encore pour inspirer aux fidèles une pleine confiance dans la parole ou l'autorité de ses serviteui's. C'est ce qu'il fit à l'égard de Denis, roi de Portugal, qui doutait des vertus et des miracles de saint Louis, ce grand serviteur de Dieu qui, méprisant les grandeurs du siècle, avait emlirassé la pauvreté religieuse, et était ensuite devenu un saint Evèque. La reine Elisabeth, sa noble et sainte épouse, lui rappelait quelquefois la grâce miraculeuse que ce grand Saint avait obtenue du Daupliin de France.
En effet, Jean, fils aîné du roi Philippe, étant très-gravement malade, au point qu'on s'attendait à tout moment aie voir expirer, le roi son père, entrant dans sa chapelle et se prosternant devant l'image de saint Louis, ■ son oncle, l'avait conjuré d'obtenir la guérison de son fils et avait fait vœu, s'il était exaucé, d'aller en pèlerinage à son toml)eau et d'y offrir une statue d'argent du poids de ce même fils. Or, pendant qu'il priait de la sorte, plongé dans la plus vive anxiété, le Saint lui apparut environné de gloire, et lui pronut de rendre la santé au dauphin, auprès cela, lui-même en personne se rendit au lit du moribond et ayant mis la main sur lui, le guérit parfaitement en un instant. La reine Jeanne, mère du prince, était au chevet de son lit, n'attendant plus que son dernier soupir pour lui fermer les yeux. Le prince l'appelle d'une voix claire et ferme : Madame, dit-il, voici notre cher saint Louis. Faites-lui donc la révérence. Il est venu, dans sa bonté, pour me guérir par le. seul contact de ses mains. Je suis guéri; je veux me lever. — ' A cette nouvelle miraculeuse, la reine convertit ses
larmes de douleur en larmes de joie, et elle congédia les médecins qui se présentaient, en leur disant : On n'a plus besoin de vous; un médecin plus puissant a guéri, ou plutôt a ressuscité mon fils. — Un messager courut aussitôt à la chapelle porter la joyeuse nouvelle au père. Celui-ci prévint le messager : Je sais, dit-il, que le prince est sauvé, grâce à l'intercession de notre bon saint Louis. Qu'on me prépare un vêtement de pèlerin ; je dois me rendre au tombeau du Saint pour le remercier de cette grâce. 11 s'y rendit sans retard, et offrit à son autel, outre une statue d'argent représentant son fils, une quantité de riches présents.
Or, en apprenant ce miracle et plusieurs autres, (jue la renommée avait publiés jusqu'en Portugal, le roi Denis branlait la tète, en signe d'incrédulité. Il plut au Seigneur de le faire cesser et de le convaincre de la gloire de son serviteur par sa propre expérience. Le grand veneur de la cour, chargé du soin des faucons chasseurs, avait parmi ses oiseaux un faucon de grand prix qui était un des grands divertissements du roi et que celui-ci estimait à l'égal d'un trésor. L'n beau matin, par je ne sais quel accident, on trouva ce faucon languissant, tremblant, les ailes abattues, en un mot, plus mort que vif. A cette vue, le grand veneur fut en proie à la plus grande peine, prévoyant le chagrin qu'en aurait le monarque et les reproches qu'il aurait lui-même à subir, pour sa prétendue négligence. Vivement inquiet, il résolut de prendre le faucon mourant et de s'en aller à l'église des Frères mineurs, où il y avait un autel dédié à saint Louis. Là, se prosternant devant l'image du Saint de qui
tant d'autres avaient obtenu toute sorte de faveurs, il le pria et fit vœu que s'il sauvait la vie à son faucon, il lui en aurait offert un de cire flne. Pendant qu'il priait avait ferveur, l'oiseau fit entendre ses derniers ràlements, et s'étendit mort sur le sol. U est impossible de décrire l'angoisse et le chagrin du veneur à ce spectacle. Il pose le corps de l'oiseau sur le marchepied de Fautcl, et après avoir supplié le Saint de le fortifier du moins dans sa disgrâce, il part tout soucieux et va trouver Denis qui était à deux lieues delà. En le voyant paraître, le roi lui demanda aussitôt des nouvelles de son faucon. Le fauconnier qui tremblait, d'avance, faillit s'évanouir à cette demande ; mais faisant un effort sur lui-même, il raconta en sanglotant l'accident survenu à l'oiseau, llj ajouta qu'après avoir épuisé inutilement toutes les ressources humaines, il avait fini par recourir au Ciel, et qu'il avait porté l'oiseau à l'autel de saint Louis, afin d'implorer son assistance; mais que, pendant qu'il priait, l'oiseau était mort. A cette nouvelle, le roi se trouble; déjà il se disait en lui-même : Voilà les miracles que ces bonnes gens obtiennent de ce saint-là. Pendant qu'il raisonnait ainsi, tout à coup il voit arriver à lui le faucon ressuscité. L'oiseau vint d'un vol rapide se jeter à ses pieds; il paraissait tout enjoué. Pourquoi m'alïîiger par de fausses nouvelles? dit alors le prince au fauconnier. Vois , cet oiseau n'est-il pas sain et sauf? — Sire, répondit le fauconnier, c'est indubitablement un miracle de saint Louis. U a laissé mourir votre faucon, aQn de rendre sa faveur plus éclatante. — Cela dit, il appelle le faucon qui vint aussitôt se placer comme de coutume sur son poing. Denis com-
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menr.a dès ce moment à ajouter foi à la puissance merveilleuse du Saint.
Mais pour affermir davantage sa foi, Dieu permit qu'il en ressentit personnellement les effets. Etant un jour allé chasser dans la forêt de Montréal, il fit la rencontre d'un ours de taille extraordinaire, qu'il se mit à poursuivre seul de toute la vitesse de son coursier. L'ours se sentant pressé, se jeta hors de voie et courut se cacher dans an massif. Le roi qui ne s'était pas aperçu de l'écart poursuivit sa course. L'ours sorsant de sa retraite lui sauta par derrière sur les épaules et le saisissant avec ses griffres par la ceinture, le précipita en bas de son cheval. Le roi roulé à terre sous la bête, tenait d'une main les rênes du cheval, . et de l'autre cherchait à se garantii" des griffes de la bête, mais avec peu d'espoir d'y échapper, quand, par bonheur, la pensée lui vint de se recommander aux mérites du saint thaumaturge. Il le conjure donc de tout son cœur de lui sauver la vie dans un si pressant danger. 0 merveille! à l'instant, le Saint lui apparaît, en habit de Frère mineur, avec la mitre en tête : Que faites-vous? dit-il au monarque en souriant; dégainez le poignard que vous portez à la ceinture, et frappez hardiment cette bête. — A ces mots, le l'oi, qui était à demi-mort, reprit ses sens. Sa main droite était libre. 11 tire son poignard et l'enfonce dans le flanc gauche de l'ours près du cœur; l'animal tombe mort sur le coup.
Délivré d'un si grand péril et rendu pour ainsi dire à la vie, Denis rend des actions de grâces à Dieu et à son libérateur ; puis remonte à cheval, laissant le poignard enfoncé dans le cœur de l'ours, comme un
trophée de son courage. Plein de joie et d'un air de triomphe, il allait rejoindre ses courtisans qui lui apprêtaient à manger dans un lieu champêtre. Mais ici survint un nouvel épisode qu'on nous saura gré de ne pas passer sous silence. Chemin faisant, il rencontre un paysan à qui il demande d'où il venait : Je viens, répondit celui-ci, du village où se prépare le dîner du roi. Puisse ce dîner l'étouffer, et Dieu le lui faire payer chèrement! — A cette brusque saillie, Denis comprit qu'il n'était pas connu de cet homme; il ajouta : Mais quel mal vous a fait le roi pour le maudire de la sorte? — Le villageois, pensant parler à un étranger : L'intendant de la table du roi, dit-il, m'a enlevé de vive force une génisse, trois chevreaux et quatre poules, sans m'en payer un denier, en prétendant que tout appartient au roi et qu'il est le Dieu du pays. Aussi je les donne tous au diable, et je m'en vais comme un désespéré, pour ne pas voir dissiper mon avoir, sans pouvoir y porter remède. — Etonné de ce brigandage, le roi se fit suivre du villageois, en lui promettant qu'il lui aurait fait donner pleine satisfaction. Arrivé au lieu du rendez-vous, et ayant pris des informations, il ordonna qu'on satisfît entièrement .ce pauvre homme, ainsi que tous ceux à qui on aurait pris quelque chose à cette occasion. Ensuite il fît chàtieT d'une manière exemplaire l'injuste pourvoyeur, afin que les autres apprissent par cet exemple à ne point abuser du nom et de l'autorité du x'Ôi pour nuire à qui que ce fût. Enfin , il fit ramener sur un char de triomphe l'ours qu'il avait abattu, et raconta le miracle opéré en sa faveur, en exhortant tous ses officiers à avoir une grande dévotion pour son saint libérateur.
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Liii-raôine leur en donna l'exemple, en faisant construire une magnifique chapelle en son honneur dans l'église de Saint-François.
C'est ainsi que le ciel glorifia devant un monarque de la terre celui qui, pour l'amour de Dieu, avait renoncé au trône et au sceptre. Magnificavit eum in conspeclu regiim, et dcdit illi coronam glorice. (Eccli. 4^. 1.)
Laurent Surius, 16 août. Vie de S. Louis, ére'que. — Marc de Lisbonne, Chroniq. des Frères mineurs, p.2.l.6.chap.19.20.