‹ Les merveilles du corps humain; précis méthodique d'anatomie, de physiologie et d'hygiène dans leurs rapports avec la morale et la religionChapitre 12 sur 70 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Les /onctions nutntiues, ainsi nommées parce que leur concours est indispensable pour Tacte important de la nutrition , s'exercent à l'aide d'un très-grand nombre d'organes, qui diffèrent de forme, de volume, de structure, et dont les principaux se trouvent providentiellement protégés par la profondeur de leur situation*

Les changements continuels que le corps éprouve depuis sa formation jusqu'au moment où la vie s'éteint en lui, il les doit aux fonctions nutritives, qui coopèrent à l'accroissement et à l'entretien de l'organisme, par l'élaboration assimilatrice de matériaux extérieurs, puis par l'élimination d'éléments intérieurs inutiles ou nuisibles.

S'exerçant donc au moyen du jeu harmonique de divers appareils, les fonctions nutritives comprennent : i** la digestion, 2^ V absorption , 3° la

respiration, 4° 'a circulation, 5® les sécrétions, 6"* enfin, la nutrition proprement dite, laquelle renouvelle sans cesse nos orgajies à l'aide des ses deux mouvements opposés à' assimilation et de désassimilation * .

Fidèle à notre plan, nous allons étudier successivement/îhacune de ces fonctions collaboratrices, en commençant par l'exposition succincte des organes à l'état de repos; nous les observerons ensuite pendant leur exercice ; puis, nous indiquerons les conditions les plus propres à favoriser leur jeu, et, par suite , à entretenir l'équilibre physiologique qui constitue la santé.

^ « On ne saurait trop se souvenir, dit M. Jules Béclard , que les phénomènes de la vie^ liés entre eux par des rapports nécessaires, ne peuvent être groupés et classés en fonctions distinctes que d'une manière approximative. S'il est nécessaire, pour pénétrer le mécanisme compliqué -de l'orga<nisatlon, de rassembler sous un certain nombre de chapitres les nombreox phénomènes qu'elle présente à l'observation, il ne l'est pas moins d'étudier dans leur ensemble et dans leurs rapports réciproques tous ces actes, qui ne fiont isolés que dans des livres. La physiologie de nos jours est bien pénétrée de l'importance de ces rapports, et c'est un de ses mérites. » {Ttaiié élémentaire de Physiologie humaine, comprenant les principales notions de to Physiologie comparée, 1 vol. in-8* de près de 1000 pages, 1856.)

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