‹ Les merveilles du corps humain; précis méthodique d'anatomie, de physiologie et d'hygiène dans leurs rapports avec la morale et la religionChapitre 13 sur 70 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

On entend psiv digestion cette (onction préliminaire qui fait subir aux aliments introduits dans la cavité digestive une élaboration telle, que leurs parties nutritives se convertissent en chyle , suc réparateur destiné à la plus étonnante métamorphose.

5 !• Anatoinie de la fonetlon.

Appareil digestif.

Les organes ou instruments de la digestion sont fort nombreux; ils se présentent à la face, dans la poitrine et dans le ventre, sous la forme d'un canal continu, renflé ou rétréci en plusieurs points, et entouré de parties accessoires de structure différente.

Chez le lion, type des carnassiers, le tube digestif est seulement trois fois aussi long que le corps ; tandis que chez le bélier, type des herbivores, sa longueur atteint vingt-huit fois celle de ce ruminant i quadruple estomac * ; chez l'homme, qui est omni»

^ C'est chez les ruminants que le système gastrique est le plus compliqué : il se compose de quatre poches ou estomacs partiels : la panse, le ^nnet, le feuillet,]^ caillette.

vore f elle a environ sept fois celle de l'individu. Nous comprendrons bientôt l'utilité d'une aussi grande étendue.

Bouche. — La bouche, cavité ovalaire comprise entre les deux mâchoires, est circonscrite sur les côtés parles joues; en devant, par les lèvres; en arrière, par le voile du palais et le pharynx; en haut, par la voûte palatine ; en bas, par la langue. L'ouverture antérieure ou faciale de cette cavité est formée par les deux lèvres ; on la désigne vulgairement sous le nom de bouche. L'ouverture postérieure ou pharyngienne y appelée encore isthme du gosier, se trouve bornée en bas, par la base de la langue; en haut, par la luette et le voile du palais ; latéralement, par les piliers de ce voile et les deux glandes amygdales. Les parois de la bouche et les organes qu'elle renferme sont tapissés par une membrane muqueuse qui leur est commune.

La bouche n'est pas seulement l'entrée de l'admirable fabrique du chyle : outre les uslensifles propres à préparer le bol alimentaire', elle contient l'apparreil délicat du goût ; puis elle sert à la resfyîratior» aiinsi qu'à l'articulatiott des sons, qui constitue la parole. Après les yeux, c'est sans contredit l'orgaife qui fournit les signes les plus caractéristiques de notre individualité morale et intellectuelle.

Lèi'res. — Les lèvres, distinguées en supérieure et en inférieure, nous présentent deux espèces de cloisons char!iues et vermeilles, dessinant le contour d^ la bouche. Elles sont réunies par deux angles aigus ^ nommés commissures; la peau les recouvre en de--^ hors, puis se continue vers leur bord libre avec la mu-^

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queuse buccale qui les tapisse en dedatis. Dii-nèuf muscles, parsemés de nerfs ainsi que de vaisseaux sanguins et lymphatiques, entrent dans l'organisation des lèvres^ auxquelles ils donnent autant de ipobilité que d'expression. Ce sont, en effet, les muscles labiaux qui, en se contractant, concourent àTexpul* sien du bol alimentaire; ils agissent aussi dans l'expression du rire, du dédain, etc»

Dents, productions osseuses, différant des os pat leur position à l'extérieur, leurs connexions, leurs formes, leur structure, leur développement et leurs usages. Le corps, ou couronne de la dent, est la partie libre recouverte par Vémail, sorte de trempe providentielle constituée par une substance blanche, inaltérable au contact de l'air, et qui ne se prolonge pas au delà du collet, rétrécissement séparant la couronne de la racine.

Implantées par leurs racines dans les atuéoles des os maxillaires, et maintenues: par le tissu dense des gencives , elles forment deux lignes paraboliques désignées sous le nom ^arcades dentaires.

Chez l'adulte, les dents sont d'ordinaire au nombre de 32, i6 à chaque mâchoire^ savoir : L\ incisives en avant^ 2 canines ou laniaires sur les côtés, 10 mo-^ laires en arrière, dont 4 petites ayant chacune deux racines, et 6 grosses qui en ont trois.

LoL première dentition donne naissance k 20 dents qui sortent, pour l'ordinaire, aiJx époques suivantes, en commençant par la mâchoire inférieure : .

Les incisives moyennes, de 5 mois à r an} Les incisives latérales, de 8 mois à ï8;

Les premières molaires, de i an à 2 ans;

Les canines, de 2 à 3 ans;

Les secondes molaires, de 3 à 4 ans.

Ces vingt dents, vulgairement appelées dents de lait, ne sont que provisoires; elles tombent pour faire place à 32 dents permanentes.

Imbues du préjugé que les deux canines de la mâchoire supérieure poussent leurs racines jusque dans VœiU les nourrices ne manquent pas de les désigner sous le nom de dents œillères.

Ainsi que nous venons de le dire, les dents ne commencent guère leur évolution que de 5 mois à I an ; il est très-rare qu'aucune d'elles ait percé la gencive au moment de la naissance.

Vingt dents permanentes, ou de seconde dentition, viennent remplacer les premières; puis, à leur suite, il s'en développe 3 autres de chaque côté, 12 pour les deux mâchoires, ce qui complète le nombre de 32.

Les dents permanentes sortent le plus fréquemment :

Les incisives moyennes, de 6 à 9 ans ;

Les incisives latérales, de 8 à 9 ans;

La première petite molaire, de 10 à 1 1 ans ;

Les canines, de 10 à 12 ans;

La seconde petite molaire, de 1 1 à 12 ans ;

La première grosse molaire, sort de 6 à 7 ans ;

La deuxième, de 1 1 à i4 ans;

La troisième et dernière, de 20 à 36 ans.

On appelle vulgairement dent de sagesse la dernière venue des grosses molaires, parce qu'elle ne

sort que très-tard : chez une malade de Thôpital de Cochin, elle s'est avisée de ne poindre qu'à 102 ans.

Exposées à mainte cause de destruction, les dents s'usent, se carient, s'ébranlent, et finissent par sortir de leurs alvéoles, quand ce n'est pas le fer du dentiste qui les en arrache avec douleur.

Nous indiquerons bientôt les précautions à prendre pour conserver le plus longtemps possible d'aussi précieux instruments.

Glandes salwaires. — Ces glandes, organes sécréteurs de la salive, sont au nombre de six : trois de chaque côté, savoir : les deux sublinguales, recouvertes par la face inférieure de la langue ; les deux sous-maxillairesy situées derrière et au-dessous des angles de la mâchoire inférieure ; les deux parotides, que l'on trouve au-devant et au-dessous de chaque oreille , derrière les branches de l'os maxillaire inférieur. Le canal excréteur de chaque sous-maxillaire, appelé canal de fFarton, s'ouvre sur le côté du frein de la langue, avec plusieurs petits conduits qu'il a reçus de la sublinguale ; les orifices des canaux parotidien^, ou conduits de Sténon, se trouvent à la face interne des joues, vis-avis les troisièmes dents molairçs d'en haut. Il est à remarquer que ces glandes portent directement la salive dans la bouche, sans la verser dans aucun réservoir intermédiaire.

Langue, — La langue, organe principal du goût et de la parole, concourt aussi à la succion, à la mastication, à la déglutition, enfin à Texpuition. C'est un corps charnu , symétrique , composé de huit muscles, dont les fibres, entre-croisées d'une manière inextricable, lui permettent d'exécuter tous les mou-

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V€!ments et de prendre les formes les plus diverses.

Placée dans la concavité de la courbure du bord dentaire inférieur, là langue se continue par sa bctse^ ou son extrémité hyoïdienne, avec Tépiglotte et le voile du palais. ^^ pointe , ou son extrémité dentaire, est arrondie et libre. Sa face inférieure est retenue par le frein ou filet. Sa face supérieure ou dos est libre, plate et divisée par un sillon médian, à l'extrémité postérieure duquel apparaît le trou borgne, rendez-vous des papilles placées dans le voisinage. Ces papilles dégustatrices, variables par leur nombre et leur forme, sont de petites éminences mamelonnées, formées par les derrtiers épanouissements des vaisseaux et des nerfs dont est pourvu l'organe.

Palais. — On désigne par ce mot , ou par voûte palatine, la paroi supérieure de la cavité buccale. Ce joli cintre, formé par les deux os sus-maxillaires et les deux palatins, est revêtu d'une membrane muqueuse fort épaisse. En devant et sur les côtés, le palais se trouve borné par l'arcade dentaire supérieure, et en arrière par le voile, expansion musculomfembraneuse, séparant la bouche du pharynx , et dont le bord inférieur donne naissance au prolongement charnu appelé luette. Le voile dti palais se termine à droite et à gauche par deux piliers, dans l'intervalle desquels on aperçoit les groupeà de follicules muqueux, de la grosseur d'une amande, connus sous le nom de tonsiles ou amygdales. C'est à tort qtf on voudrait leur conserver celui de glandes, puisqu'elles manquent d'un canal excréteur chargé seul de verser le liquide albumineux contenu dans leurs cdlules. Des muscles spéciairx sont disposés

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pour relever, tendre transversalement, ou abaisser )e voile du palais, snivant la nécessité.

Pharynx ou arrière^bouche, — C'est une sorte de canal mosculo-membraneux, situé au-devant de la colonne vertébrale, entre la base du crâne et l'œsophage. La destination du pharynx étant de donner passage à l'air pendant la respiration, et aux aliments lors de la déglutition, il communique avecla bouche par le détroiê ou isthme du gosier; avec les fosses nasaks, par leurs orifices postérieurs; avec le conduit aérien, par l'ouverture supérieure du larynx; avec l'œsophage, par son extrémité supérieure; et avec l'oreille, par la trompe dEustache ou conduit gut* tural du tympan. La membrane muqueuse qui revêt les six muscles du pharynx se continue avec celle des organes que nous venons d'énumérer*

Œsophage ou porte-manger. — Faisant immédiatement suite au pharynx, l'œsophage se présente sous la forme d'un conduit musculo^nembraneux, long et étroit, qui descend dans la poitrine, couché sur la colonne vertébrale; il traverse le diaphragme, en passant entre les deux piliers de ce muscle; puis, va s'aboucher avec l'estomac par l'ouverture supérieure de ce viscère, ou cardia.

Abdomen^ t^entre ou bas-i^ntre, vaste cavité, ayant la forme d'un ovale, dont la grosse extrémité répond à la poitrine ou thorax, tandis que la petite se continue avec le bassin. L^àbdomen est borné supérieurement, par le diaphragme ; inférieurement, par le bassin; en arrière, par les vertèbres lombaires; sur les côtés et en devant, par phisieurs plans de muscles. Pour assigner d'une manière précise la si-

ttiation et les rapports i^spectifs des organes contenus dans cette cavité, la plus grande des trois cavités splanchniques * , les anatomistes l'ont partagée en trois régions principales, subdivisées chacune en trois autres : une moyenne et deux latérales.' i® La région épigastrique ou supérieure, qui s'étend depuis le cartilage xyphoïde, terminaison du sternum, jusqu'à trois travers de doigt au-dessus de l'ombilic ; a"* la région ombilicale, qui commence où finit la précédente, et se termine à trois travers de doigt au-dessous de l'ombilic; Z"" la région hypogas trique , ou inférieure, comprenant le reste du bas-ventre. Le milieu de la première région prend le nom à^épigastre ou creux de T estomac; et les deux côtés celui à'hjpochondres. La partie moyenne de la deuxième région s'appelle ombilic; les deux régions latérales, côtés y flancs , et, plus en arrière, lombes ; enfin, le milieu de la troisième a reçu le nom à^hypogastre, et ses deux côtés, celui de régions iliaques.

Les latins ont désigné le ventre par la dénomination ^abdomen, soit parce qu'il dérobe à la vue les principaux viscères, soit parce que cette partie du corps est habituellement cachée, soit parce qu'elle leur cachait le présage [abdebat omeri) que les devins allaient chercher dans les entrailles des victimes.

Estomac, — Organe important de la digestion, l'estomac forme un réservoir musculo-membraneux, une sorte de cornue vivante, chargée de fluidifier, de

^ Les troîs cavités splanchniques, comme leur nom l'indique, renfermant les viscères, sont : la caxiié crânienne ou le crâne, la cavité thoracique ou Hi poitrine, la cavité abdominale ou abdomen.

convertir en chyme les aliments avant de les transmettre aux intestins.

Ce viscère, appelé aussi ventriculey est situé obliquement au-dessous du muscle diaphragme; il occupe l'épigastre et une portion de Thypochondre gauche. Sa grosse tubérosité, tournée de ce côté et en haut, est voisine de la rate ; s^ petite tubérositèy dirigée à droite et en bas, se trouve recouverte par le foie. Le bord gauche de Testomac est convexe; on lé nomme grande courbure ; il sert d'attache au grand épiploon. Le bord droit est concave, c'est la petite courbure y à laquelle tient le petit épiploon.

Le cardia, orifice supérieur ou oesophagien de l'estomac, est situé à son extrémité gauche; l'orifice inférieur, ou pylore, est situé du côté droit. jPour fermer l'entrée du canal intestinal, ce portier est pourvu d'un bourrelet circulaire, aplati, fibro-mnqueux, nommé valvule pjrlorique : il s'en sert pour produire l'occlusion du laboratoire, tant que dure la digestion.

L'intérieur de l'estomac est d'un blanc légèrement rosé et comme marbré; il offre des rides nombreuses et il est continuellement enduit d'une viscosité plus ou moins épaisse, formée par la membrane muqueuse qui le tapisse.

Intestins. — Continuation de la cavité digestive,les intestins s'étendent du pylore à l'anus. On les distingue en intestin grêle et en gros intestin. Le premier comprend le duodénum, le jéjunum et V iléon ; le second, le colon, le caecum et le rectum.

Les parois des intestins, ainsi que celles de l'estomac, sont formées de trois membranes : l'externe, ou

18 FONCTf^S UUTUWfES.

tunique séreuse, provient du péritoine, espèce àe sac sans ouverture^ lequel , après avoir tapissé la cavité abdominale et recouvert la plupart des organes qui y sont renfermés, forme de nombreux replis, tels que le mésentère y les mésocolons, le grand et le petit ' ' épiploon. La deuxième membrane, ou tunique musmdaire, e&t composée de plans de fibres distinctes, à directions longitudinale, circulaire ou oblique. La troisième, interne ou muqueuse, laisse voir, surtout dans rintestin grêle, des replis plus ou moins saillants, désignés sous le nom de yalvuks connwentesy comme s'il y avait connivence entre elles pou^ retarder le cours du chyme, en même teiops qu'elles augmentent la sui*£ace absorbante et exhalante.

Duodénum. — Le premier des intestins grêles est ainsi appelé parce que son parcours est à peu près àe douze travers de doigt. Placé sur la colonne vertébrale, derrière le mésocoloQ transverse, le duodénum^ ou second ventricule, présente trois courbures, depuis l'estomac, auquel il fait suite, jusqi^'au jéjunum, avec lequel il se continue. Sa face antérie;ure seulement est recouverte par le péritoine, qui le rétient dans une position fixe. Intérieurement, au point de réunion de la deuxième jet de la troisième courbure, on trouve un petit tubercule, au sommet duquel apparaissent les orifices isolés^ ou réunis du cwial cholédoque ^et du canal pancréatique.

Le jéjunum et V iléon se rencontrent dans presque toute la région de l'abdomen ; ils y forment une courbure générale, dont la concavité, située en arrière, est adhérente au mésentère , et dont la convexité , tournée en avant, reste fibre et flottante. Le tiers de

l'intestin grêle est appelé jéjunum parce qu'on le trouve presque toujours vide à jeun ; les deux tiers inférieurs ont reçu le nom d'iléon, du verbe grec eiXeiv, entortiller, à cause de leurs nombreux détours ou circonvolutions.

Cœcum. — Le cœcum, première portion du gros intestin, tire son nom du latin cœcus, aveugle, parce qu'il se prolonge inférieurement par un cul-de-sac. Gros, court, remarquablement bossue à l'extérieur, le cœcum fait suite à l'iléon, et s'abouche avec le colon ascendant, sans qu'on puisse lui assigner une ligne précise de démarcation. Bien qu'il ait à peine quatre travers de doigt de longueur, il remplit presque toute la fosse iliaque droite. Son ouverture iléo' cœcale est garnie d'un repli muqueux {yalvule de Bauhin) destiné à s'opposer au retour des matières dans l'intestin grêle. En bas, au fond de l'espèce de cul-de-sac déjà mentionné, on trouve une ouverture qui conduit, dans un très-petit canal traversant Vappendice vermiforme ou cœcal, prolongement flexueux ayant la grosseur et la forme d'un tuyau de plume d'oie, et dont jusqu'à présent on ignore l'usage.

Colon^ — Le colon, ainsi nommé de xcûXuw, j' arrête^ parce que les excréments s'arrêtent longtemps dans ses replis profonds, constitue cette partie du gros intestin qui s'étend depuis la fin du cœcum jusqu'au rectum. Gros, bossue, d'une longueur d'environ sept pieds, il dessine un grand arc autour des circonvolutions de l'intestin grêle. Commençant dans la région lombaire droite, il se porte en haut et en arrière {colon ascendant) y se dirige ensuite d'un hypochondre

à l'autre en ligne presque droite {colon transverse, arc du colon)^ puis, il descend dans la région lombaire gauche [colon descendant) pour se terminer au rectum, vers l'articulation sacro-iliaque, en y formant une double courbure en forme d'*S.

Rectum, — Troisième portion du gros intestin, le rectum occupe la partie postérieure du bassin, et y termine les voies digestives. Il fait suite à r*S' iliaque du colon, et s'étend depuis le côté gauche de l'articulation sacro-lombaire, jusqu'au sommet dé l'os coccyx, où il s'ouvre extérieurement par l'anus. Le rectum reçoit les matières fécales, qui s'y accumulent comme dans un réservoir avant d'en être expulsées par l'acte de la défécation. A sa partie inférieure, il est circonscrit par trois muscles dont les noms indiquent suffisamment les usages : les sphincters et le releveur de l'anus : les premiers, annulaires, le second, membraneux. Les nombreux vaisseaux qui se distribuent à cet intestin, siège des hémorrhoïdes, ont été appelés vaisseaux hémorrhoïdaux.

Foie. —Le foie, la plus volumineuse des glandes, est un organe impair, noii symétrique, très-pesant, d'une texture granuleuse, d'un rouge brunâtre, occupant tout rhypochondre droit et une partie de l'épigastre. Son bord supérieur, qui est épais et arrondi, adhère au diaphragme; l'inférieur, mince et tranchant, est contigu à l'estomac, au colon transverse, au rein droit. Par sa face antérieure, le foie donne attache à un repli péritonéal, en forme de faux, nommé son ligament suspenseur. Sa face inférieure, concave, présente trois sillons : l'un, horizontal ^ pour la veine ombilicale et le canal veineux chez le fœtus ; l'autre,

transversal, pour le sinus de la veine porle; le troisième pour la veine cave inférieure.

I^a niasse parenchymateuse de ce viscère se partage en trois lobes : le grand lobe, situé à droite; le moyen, à gauche ; \e petit ou lobe de Spigel, éminence porte postérieure, placé inférieurement.

I^a vésicule du fi^l ou vésicule biliaire e&t annexée à la face inférieure du grand lobe, du lobe droit. For^ mant un réservoir membraneux, piriforme, elle reçoit par reflux la bile sécrétée par le foie, dont le canal excréteur ou hépatique s'unit au canal cys^ tique pour former le canal cholédoque, lequel va se verser dans le duodénum.

Les travaux de MM. Claude Bernard et Blondlot tendent à diminuer de beaucoup l'importance de la sécrétion biliaire.

Pancréas, — Cette glande , dont la structure a beaucoup d'analogie avec les glandes salivaires, est couchée ti'ansversalement sur la colonne vertébrale, derrière l'estomac, au niveau de la douzième vertèbre dorsale. Elle offre un parenchyme granuleux, d'un blanc grisâtre, d'où naît, par une infinité de radicules, son canal excréteur on pancréatique, lequel va s'ouvrir dans le duodénum, tout près de l'orifice du canal cholédoque ou conducteur de la bile.

Du suc pancréatique et de la bile. — D'après les expériences les plus récentes, le suc formé par le pancréas est un fluide alcalin analogue à la salive, transformant Tamidou en sucre ou glycose absorbable, et spécialement chargé d'opérer la division des corps gras neutres, c'est-à-dire de les émulsionner de manière qu'ils puissent être absorbés par les vaisseaux

82 FONCTIONS NUTRIHTES.

chylifères. Quant klabile^ véritable savon alcalin ou dissolution de chlorate de soude, elle diffère des sucs gastrique et pancréatique par l'absence d'un ferment particulier. Bien que la bile n'agisse pas sur les ali^ ments albuminoïdes gras, sucrés, féculents, elle ne doit pas être regardée comme une humeur simplement excrément itielle. Ce qui prouverait sa nécessité pour la digestion, c'est que le fluide pancréatique, qui, isolément, est sans action sur les substances albuminoïdes, en acquiert une grande par son mélange avec elle.

Bâte. — La rate, qu'on a l'habitude de décrire après le foie, est un organe parenchymateux , profondément caché dans l'hypochondre gauche, au-dessous du diaphragme, où le fixent des replis du péritoine et des vaisseaux. Sa texture est mollasse, spongieuse, très^vasculaire, d'un rouge violet tirant plus ou moins sur le noir. On suppose généralement que ce viscère n'est pas étranger à la sécrétion de la bile, et qu'il sert de réservoir au sang veineux, toutes les fois que ce liquide est refoulé à l'intérieur, comme pendant une course prolongée et pendant le frisson des fièvres intermittentes. D'après le travail de M. Bourgery sur l'anatomie microscopique de la rate, elle aurait pour usage de concourir à perfectionner l'hématose ou confection du sang, en fixant dans ce liquide un principe excitateur des centres nerveux.

§ II* Physiologie de la digestion.

Les opérations distinctes qui on,t lieu sur divers points du canal alimentaire ont £ait diviser l'histoire

de la digestion en : i* préhension des aliments, 2* mastication, 3® insalis^ation, 4** déglutition, 5*" chf' mificationow travail de Testomac, 6" chyliflcation ou travail des intestins, 7* absorption du chyle, 8** défécation ou expulsion des résidus nommés matières fécales ou stercorales.

Tâchons de jeter quelque clarté sur ces huit scènes de l'acte digestif.

Préhension des aliments. — C'est tout simplement Taction de porter à la bouche les substances alimentaires à Taide des deux merveilleuses fourchettes appelées mains. On sait comment Diogène crut devoir les convertir en une tasse naturelle, pour se désaltérer de la manière la moins luxueuse.

Mastication. — Après une rapide appréciation de Ta vue et de Todoirat, les aliments sont donc introduits par le toucher dans la cavité buccale, oti un quatrième sens , le goût , ne tarde pas à confirmer ou à réformer le jugement des trois autres. A peine admis dans la bouche, qui s'était ouverte pour les recevoir, les aliments sont portés par la langue sous les arcades dentaires. Là , pour opérer leur trituration, la mâchoire inférieure, mue verticalement et horizontalement par quatre paires de muscles, les presse contre U mâchoire supérieure, dont l'immobilité lui donne un excellent point d'appui. Pendant la mastication, l'os maxillaire inférieur nous office l'exemple d'un levier coudé double du troisième genre où interpuissant : la puissance représentée par les muscles temporaux , masséters et ptérygoïdiens internes, s'y rencontre en effet placée entre le point â'aj^ui el la résistance.

Comment 1( s substances solides ne perdraient-elles pas l)ientôt leur forme, quand elles se trouvent alternativement coupées par les dents incisives, déchirées par les laniarres, broyées par les petites et les grosses molaires, comme sur autant de meules revêtues d'é* mail?

Insalivation. — Pendant que les lèvres, les joues et la langue s'occupent à retenir et à ramener vers les bords dentaires les aliments ainsi triturés, la salive, versée par six réservoirs glanduleux, le mucus suintant par des milliers d'orifices imperceptibles, Tair contenu dans la bouche, joints à la chaleur de cette cavité, concourent à les pénétrer et à les ramollir. Dès qu'ils ont été suffisamment pétris et humectés par la répétition de ces admirables mouvements d'ensemble, les joues se dépriment et les ramassent sur la langue, truelle agile, dont la pointe parcourt avec soin les moindres sinuosités de la bouche, pour saisir les parcelles éparses, et former ce qu'on appelle le bol alimentaire.

Déglutition. — L'action d'avaler, en apparence si simple, présente au physiologiste une série de difficultés vaincues avec l'art le plus merveilleux.

Rapprochée delà mâchoire supérieure par le&musclés élévateurs, la mâchoire inférieure devient fixe, à son tour, pour prêter un point d'appui à d'autres muscles obligés de mouvoir la langue, le pharynx et le larynx, afin que la nourriture puisse parvenir de la bouche à l'estomac. La langue commence donc par redresser sa pointe qu'elle applique sur la voûte palatine, en même temps qu'elle se courbe transversalement pour former une gouttière longitudinale

inclinée, dans laquelle glisse le bol alimentaire jusqu'à Tisthme du gosier qu'il doit franchir. En ce moment, le jîharynx, s'élevant en même temps que le larynx, se porte à la rencontre des aliments et les reçoit; puis, se c(mtractant de haut en bas et de la circonférence au centre, il les pousse dans l'œsophage. Parvenus dans ce canal , ils le parcourent en obéissant à la dilatation et au resserrement alternatifs de ses fibres; enfin, traversant l'ouverture cardiaque, ils arrivent dans l'estomac avec la portion d'air dont ils sont touj>ours accompagnés.

Avant d'aller plus loin , admirons un instant quelques-unes des précautions providentielles employées pendant la déglutition.

En franchissant l'isthme du gosier, le bol alimentaire pouvait exercer un frottement plus ou moins long et désagréable sur celte partie délicate : eh bien, les mucosités qui proviennent des amygdales et des cryptes de toutes les parties voisines seront sécrétées en abondance pour rendre ce passage plus facile et nullement douloureux. Les aliments auraient pu aussi rebrousser chemin par les ouvertures postérieures des fosses nasales : la position oblique que prend le voile du palais suffira pour s'opposer à ce retour. Enfin, la moindre portion de substance alimentaire introduite dans le tuyau aérien pouvant amener des accidents plus ou moins graves, la glotte se ferme, et l'épiglotte, petite soupape qui le recouvre, s'abaisse assez pour ne livrer passage qu'à l'air atmosphérique destiné aux poumons.

La déglutition ne s'opère pas aussi facilement quand il s'agit des liquides : rexlréme mobilité des

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luolécules qui les composent exige plus de précision, partant, de plus grands efforts musculaires. G*estla raison pour laquelle, dans les angines inflammatoires, les malades avalent plus aisément les substances solides que les boissons. Dans les cas où la déglutition devient impossible, on a recours au procédé de Desault pour faire parvenir du bouillon dans l'estomac par les narinesy avec une longue canule en gomme élastique.

Chymification ou tras^ail de V estomac. — En s'accumulant dans ce réservoir musculo-membraneux, les substances alimentaires écartent ses parois, et augmentent ainsi tous ses diamètres, ce qui détermine une pression réciproque plus considérable entre les viscères et les parois abdominales. La vacuité de l'estomac avait produit Vappétit, puis la faim; sa distension suffisante amène la satiété; sa distension excessive, le dégoût, le dégoût, malaise providentiel ordinairement placé à côté de l'excès pour nous préserver de notre intempérance.

Les physiologistes ont tour à tour cherché à expliquer la digestion stomacale, en l'attribuant à une coction, à une fermentation^ à une putréfaction, à une trituration, à une macération, enfin à une disso* lution chimique des aliments par le suc gastrique, fluide digestif par excellence. L'hypothèse la plus probable semble être celle qui, rejetant toute explication exclusive, s'empresse de reconnaître le rôle joué par chacune de ces diverses opérations. D'après les dernières recherches des physiologistes, notam^ ment celles de Claude Bernard, il semble encore que chaque genre principal d'aliments doive subir une

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modification spéciale, non-seulement dans l'^estomaiC, mais aussi dans les intestins, par la réaction de fluides différents appropriés à la nature de la substance alimentaire.

Le cardia et le pylore venant à se resserrer, les forces de la vie semblent se concentrer dans Torgane qui se livre à un mouvement tonique, vague, appelé péristole, par lequel il étreint la matière nutritive qu'il agite doucement. Alors, sous l'influence d'une circulation plus active, d'une chaleur plus forte, d'une sécrétion de suc gastrique plus abonidante, commence à s'opérer l'important travail de la digestion stomacale, ordinairement accompagnée d'un léger frisson, avec diminution d'activité dans les sens et l'intelligence.

BamoUis par le concours de toutes ces causes, les aliments, déjà imprégnés d'air, s'animalisent et se convertissent, de la périphérie au centre, en une pulpe homogène, grisâtre, visqueuse et aigrelette : c'est le chyme ou suc imparfait. Dès ce moment, la compression circulaire dont nous avons parlé dirige régulièrement ses efforts du cardia au pylore, lequel ouvre sa porte à la couche chymeuse assez préparée pour obtenir droit de passage dans l'intestin duodénum.

L'eau, l'alcool faible et quelques autres liquides sont immédiatement absorbés par les radicules vei* neuses de l'estomac, et passent dans la veine porté, sans avoir subi d'altération préalable. Quant aux I)ouillons plus ou moins épaissis, l'albumine, la gé-* latine, la graisse, le mucilage, la fécule qu'elles peuvent contenir ne tardent pas à se concréter, en se

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séparant de l'eau dans laquelle elles étaient dissoutes; réduites alors à l'état de chyme, elles partagent les diverses transformations réservées aux aliments solides.

C'est un peu plus d'une heure après l'ingestion des aliments solides que le phénomène de la chymification commence à s'opérer, et l'on peut évaluer sa durée moyenne à quatre heures pour un repas ordi-^ naire chez l'adulte.

Chylification ou trai^ail de V intestin grêle. -. — Une fois accumulées dans le duodénum, les couches chyfneuses y séjournent et y sont ballottées pour favoriser leur mélange avec les humeurs folliculaires, surtout avec les fluides alcalins versés par la vésicule du fiel et le canal pancréatique pendant cette période de la digestion. Acquérant encore par ce mélange un plus haut degré d'animalisation, le chyme perd son odeur aigre, prend une saveur amère, et finit par se partager en deux portions : l'une, .fluide et laiteuse, c'est le chyle ou sang imparfait; l'autre, grossière et jaunâtre, occupant le centre de la pulpe alimentaire, c'est le résidu excrémentitieL La progression de cette pulpe, du duodénum au jéjunum, et de celui-ci à l'iléon, se trouve favorisée parles divers mouvements des parois intestinales, puis ralentie par les nombreuses circonvolutions et par les valvules conni-^ ventes dont nous avons parlé. Pendant ce trajet, 1^^ chyle se porte à la surface interne de l'intestin, poui — y être absorbé par les mille bouches des vaisseaux:::::^ chylifères, vaisseaux dont le nombre diminue à me — sure qu'on approche du gros intestin, où ils semblent disparaître.

Les boissons et les substances liquides non absorbées par les parois de Testomac passent beaucoup plus vite de ce viscère dans les intestins: les premières y sont promptement absorbées par les radicules veineuses; quant aux secondes^ leur partie nutritive est pompée par les vaisseaux chylifères, et leur partie liquide^ parles veines, {f^oir, ci-après, le Mécanisme de la sécrétion ui inaire,) Ainsi, loin que la transfor*mation des aliments se passe tout entière dans Testomac, on voit que leur élaboration suit une marche progressive ; que, dans la bouche, la salive leur imprime un premier degré ù^animalisation ; que les fluides de l'estomac les convertissent en chyrne ; qu'enfin, dans le duodénum, les fluides muqueux, la bile et le suc pancréatique concourent à les métamorphoser en chylcy destiné lui-même à devenir notre propre sang.

Défécation ou traitait du gros intestin. — Après avoir parcouru tout l'intestin grêle , c'est-à-dire plus de cinq fois la longueur du corps, les matériaux alimentaires arrivent dans le caecum presque entièrement dépouillés de principes nutritifs. Là, ils redeviennent acides, et commencent à prendre les caractères qui les constituent matières fécales ou stercorales, caractères qui se prononcent davantage pendant leur séjour dans les diverses courbures du colon. C'est en effet dans cette seconde portion du gros intestin que les matières fécales se moulent, et contractent une odeur fétide, due à l'azote, à l'hydrogène simple, carboné ou sulfuré, développés pendant la fermentation putride qui s'y opère. Favorisés par d'abondantes mucosités et par la stimulation de la bile , dont la

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matière colorante se concentre de plus en plu», les excréments entrent dans le recturriy s'y amassent, y deviennent plus denses, et finissent par déterminer la sensation gênante qui avertit du besoin de s'en débarrasser. Alors, sous l'influence du système nerveux cérébro-spinal , ce portier de l'extérieur entre en contraction ; et, puissamment aidé par les efforts du diaphragme et des muscles abdominaux, il les expulse, en surmontant la résistance que lui opposent les deux sphincters ou anneaux chargés de la ferme* ture de l'anus.

Cette désagréable opération terminée^ , l'on éprouve un sentiment de bien-être dû à ce qtie, le corps se trouvant plus dispos, l'esprit redevient moins inquiet, moins triste, moins égoïste. Chez certains. in* dividus mélancoliques, c'est le moment le plus favorable pour en obtenir une grâce ou un service.

§ III. Hysiène de la digestion.

On comprenait autrefois sous le nom ^ingesta toutes les substances alimentaires destinées à être introduites dans le canal digestif : les alimentSy les boissons j les assaisonnements, La réparation des forces physiques, l'activité des facultés intellectuelles, la trempe du caractère, l'entretien de la santé et même la gnérison d'une foule de maladies dépendant

^ Au double point de vue de la morale et de la salubrité , les latrines de»

pensionnats et des collèges doivent toujours être formées de cabinets sépa— rés, dont chaque porte laisse, en haut et en bas, une ouverture sufiisantç pour la surveillance et pour une aération continue qui s'oppose au séjour des gaz mépiiitiques.

DE LA DIQESTION. 91

du choix ^ du mode de préparation et du bor^ usage de ces divers matériaux, nous. allons donner une cer<taine extension ace chapitre, sans contredit, J'uu des plus importants de l'hygiène.

Des aliments en général. — Toute substance qui, introduite dans les voies digestives, fournit au corps des matériaux assimilables, est un aliment^ comme toute substance non assimilable et délétère est un corps étranger ou un poison.

La nature entière se trouve mise à contribution pour la nourriture de Thomme : le règne animal et le règne végétal lui fournissent à Tenvi mille aliments solides et liquides ; le règne minéral lui procure le sel , le plus ancien de tous les assaison* nements; puis Teau, la plus simple, la plus précieuse de toutes les boissons^ et, dans certaines circonstances, le plus efficace de tous les médicaments* Ajoutons qu'une grande partie des habitants de la terre est occupée à cultiver^ à préparer ou à distribuer les matériaux nécessaires à l'entretien de la vie.

Les aliments tirés des animaux diffèrent de ceux pris parmi les végétaux, sous le double rapport de leur composition et des effets qu'ils produisent sur l'économie. Les animaux, en effet, contiennent une grande quantité d^azote, tandis que beaucoup de végétaux n'en renferment que fort peu, ou pas du tout. Les premiers sont en général très-réparateurs et excitants ; les seconds, rafraîchissants, peu nutritifs et plus lentement assimilables, à cause de l'a/z/malisation qu'ils doivent d'abord subir. Cette coïncidence a fait poser en thèse générale que les propriétés nutritives des aliments sont en raison de la quantité

92 FONCTIONS MJTRITIVES.

|>lus OU moins grande cKazote qu'ils conlieniicnt. La répartition [)roviclent telle de cette substance dans le gluten du froment et surtout dans les graines des plantes légumineuses est encore venue corroborer cette opinion.

Du choix des aliments. — I-.e bon choix des substances alimentaires n'est pas seulement d'une grande importance pour la santé, il exerce encore sur le caractère et sur les passions une influence si prononcée, qu'il y a lieu de s'étonner du peu de soin qu'on y apporte généralement. C'est souvent au sérieux qu'il faudrait prendre cet aphorisme de Brillât-Savarin : « Dis- moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es. »

La division fondamentale des aliments en azotés ti en non azotés ayant paru insuffisante, on les a classés en aliments fibreux, gélatineux, albumineux, fibrogélatino-albumineux, caséeux, féculents. A ces classifications savantes, mais peu commodes pour les recherches, nous avons préféré l'ordre alphabétique; et, dans un petit dictionnaire des principales substances alimentaires, nous nous sommes attaché à signaler la quantité et la qualité des matériaux répara^ teurs contenus dans chacune d'elles, ainsi que l'âge, la constitution , la profession, auxquels elles sont le mieux appropriées.

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