‹ Les merveilles du corps humain; précis méthodique d'anatomie, de physiologie et d'hygiène dans leurs rapports avec la morale et la religionChapitre 21 sur 70 · DE L'ABSORPTION · texte numérisé non relu

DE L'ABSORPTION

L'absorption est une fonction, imparfaitement connue, en vertu de laquelle notre corps pompe et mêle à ses humeurs les substances qui l'environnent, et celles qui sont déposées dans Tintérieur de ses organes.

a La Nature, dit Frank, a placé à rextrémité des vaisseaux absorbants des sentinelles qui les ouvrent et les ferment selon ses ordres. »

Tous les points du corps peuvent être le siégj"^ d'une absorption plus ou moins rapide, témoixa l'immersion dans l'eau, l'application de certaiim ^ poisons sur l'œil, la morsure de la vipère ou d'u:*^ animal enragé ; mais, nulle part, elle ne jouit d'un^ ^ énergie aussi active que dans le canal intestinal.

L'absorption digestive, la seule dont nous noi^^^ occupons en ce moment , s'opère à l'aide de deur' ^ sortes de vaisseaux : les lymphatiques ou absorbants"'^ ^ et les radicules veineuses. Les premiers ne prennen -^^ guère que la partie grasse et succulente des ali— -*" ments, tandis que les veines semblent plus spécia — ' -^*

lement chargées des boissons, ainsi que des subs ' ^

tances colorantes et salines.

Pour plus de clarté, nous donnerons aux vais- — seaux absorbants des intestins le double nom de ^

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(ymphatiques-ckfli/ères, parce que, pendant la digestion, ils servent à l'absorption et au trajet du chyle, et que, hors ce temps, ils continuent de charrier la lymphe % comme tous les autres vaisseaux absorbants.

Les lymphatiques-chylifères, à l'aide desquels ^'opère la terminaison du travail digestif, s'ouvrent à 1^ membrane muqueuse intestinale par des milliers de petits suçoirs, que l'on doit supposer doués de sensibilité et de contractilité pour recevoir ou pour '^ejeter les molécules alimentaires qui viennent leur demander une nouvelle transmutation.

Une fois admis dans l'intérieur de ces petits tubes, appelés aussi vaisseaux lactés, le chyle, pompé à la ^ce interne du duodénum et du reste de l'intestin gi"cle, traverse les ganglions lymphatiques du mésentère, et va se déverser par quelques troncs dans les ^^ines sous-clavières et jugulaires internes, où il commence à se mêler avec le sang. Deux de ces t»"oncs, plus volumineux que les autres, sont désignés sous les noms de canal thoracique, et de grande ^Gine lymphatique droite. Le canal thoracique reçoit l^s vaisseaux lymphatiques de l'abdomen, des memt^res inférieurs , du côté gauche du thorax , du 'ïïerabre supérieur gauche, et de la partie correspondante de la tête et du cou. La grande veine lymphatique est destinée à ceux du membre supérieur droit,

*^ La lymplie est un liquide transparent, légèrement alcalin, seulement ^^Bîble après avoir franchi les radicules des vaisseaux qui le recueillent, ^hcminant alors à travers de nombreux ganglions où elle s'élabore, elle va ^^ ïendre dans les mêmes vaisseaux que le chyle, avec lequel elle se mêle ^^^nt de devenir sang.

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puis à ceux de la partie droite de la poitrine , du cou et de la tête.

Ainsi, dit M. Brachet, « la circulation lymphatique a pour but : i** de transporter dans le torrent de h circulation veineuse, et sous le nom de lymphe, h matériaux nutritifs que l'absorption a puisés au) différentes surfaces, surtout à celle du canal diges tif ; 2® de transformer ces matériaux ou élément! primitifs en matériaux de plus en plus rapproché de la composition du saug, par un travail connu sous le nom de Ijmphose^ et qui s'opère successivement dans les ganglions lymphatiques à travers lesquels ils passent. De cette manière, les matériaui destinés à devenir sang y subissent des transforma' tions successives et non subites. »

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