DE LA CIRCULATION. 2U
sanguin charriant les matériaux de la vie sous Tunique impulsion du cœur; quand on a essavé de compter les milliers de collonnettes mobiles qui divisent et fouettent le sang; les soupapes vasculaires qui s'opposent a son refltix; les battements et les bruits du cœur annon^^ant au médecin Tétat normal ou anormal du corps; la coloration ou la pâleur d,e la face venant refléter les diverses émotions de Tâme, il est impossible de ne pas se surprendre confondu d'admiration devant notre appareil circulatoire, en comparaison duquel toutes les machines hydrauliques de Tindustrie ne sont que de bien pauvres jouets d'enfants !
§ m. Hygiène de la eircuialion.
Cette fonction n'a pas, à proprement parler, d'hygiène spéciale : d'une part, étant liée d'une manière iniime à la respiration, elle ne reçoit guère d'influences que celles qui s'exercent sur sa compagne ; puis, la peau, considérée comme enveloppe externe ^^u comme organe de sécrétion , a droit de revendiquer les agents hygiéniques connus sous le nom ^^^pplicata y agents dont nous parlerons dans un des chapitres suivants. Toutefois, si nous n'avions craint ^^ scinder l'article consacré aux vêtements, nous ^ous serions attaché a stigniatiser ici la sotte et 'Uneste manie d'enrayer la circulation et la respiration dans le but vaniteux et coupable de se donner ^^tie taille plus svelte, et soi-disant plus avanta- Sfiuse.
Nous croyons encore à propos de rappeler que \e cœur, ce pendule de rorgauisine, n'ayant pas une minute de repos pendant toute notre existence, nous devons veiller à ne pas lui faire gagner en vitesse ce qu'il ne manquerait guère de perdre en durée. N'oublions pas qu'en nous donnant la vie, le Créateur en coordonne les limites avec le calme ou l'agitation de nos désirs. Aussi, le jeune homme qui accélère les battements de son cœur par la colère, rintempérance ou toute autre passion , devient-il l'artisan de=: sa fin prématurée : il est comme la montre qu'unes trop grande précipitation a fait bientôt arriver au0 bout de sa chaîne, tandis que, mieux réglée, elle^^ ne se fût arrêtée qu'après en avoir plus lentement déroulé les anneaux. Oui,
Quand le cœur reste pur, le cœur bat plus longtemps ^
^ Ce beau vers est de M. de Menlherot, poète septuagémlre ; iltermiD»^ sa pièce sur la Longévité humaine, lue à l'Académie dea sciences de Lyon ^o dans la séance du 3 juillet 185ô.