‹ Les merveilles du corps humain; précis méthodique d'anatomie, de physiologie et d'hygiène dans leurs rapports avec la morale et la religionChapitre 31 sur 70 · En général, l'usage de la flanelle sur la peau^i · texte numérisé non relu

En général, l'usage de la flanelle sur la peau^i

sans un puissant motif, est une habitude dange

reuse, en ce qu'elle rend le corps plus accessible aux^::^ causes de maladies, surtout quand on vient à la- — = quitter. •

23. La flanelle a-t-elle été conseillée par le méde- - — cin, on prolongera, on augmentera même ses bons ^ effets, en prenant soin de la quitter en se couchant, et de la remettre chaque matin, parfaitement sèche.

a4. Pour ce qui est relatif à la couleur des vêtements, on sait qu'en général les tissus noirs sont les plus chauds, parce qu'ils absorbent mieux les rayons lumineux, et que les blancs sont les moins chauds, parce que, au contraire, ils ont la propriété de réfléchir ces mêmes rayons chargés de calorique.

2i5. Donnons surtout la plus grande attention a la forme et à Faisance de nos vêtements : selon leur largeur ou leur étroitesse, les diverses pièces qui les composent peuvent arrêter le libre développement de la circulation. Ainsi, les chaussures étroites engourdissent et déforment le pied; la coiffure et la cravate trop serrées congestionnent le cerveau ; les bretelles trop peu ékàstiques ou trop courtes gênent a respiration; placées au-dessous du genou, les jaretières peu aisées déterminent parfois des varices ^ ; [uant au corset trop serré, nous avons vu plus d'une oquette et d'un Adonis redevables d'une fin prémaurée à leur ridicule taille de guêpe, si laborieuse- [lent obtenue par Tétranglement et la déformation le la poitrine ^.

^ Mal placées ou trop serrées, les jarretières entravent la circulation du mg^ produisent le refroidissement habituel des pieds, et peuvent amener Eonaigrlssement de la jambe ainsi que la dilatation permanente des veines, iDDue sous le nom de varices. Pour éviter ces suites fâcheuses, signafées ir le docteur Massé dans son Cours d'Hygiène populaire, on quittera la uuivaise habitude de mettre des jarretières au-dessous du genou ; on les ttacbera au-dessus de cette jointure, sans exercer trop de constriction. [leax. vaut encore, surtout pour les enfants et les femmes enceintes, retenir « bas à l'aide de rubans fixés sur les côtés.

* Dans une de ses belles leçons, M. Serres a cru devoir décrire les accienta produits par l'abus si commun du corset. 11 en a dépeint tous les àvages, depuis la dépression du foie où s'établit une rainure forcée, depuis ^ refoulement des appareils respiratoire et digestif, jusqu'aux périls plus ;rand8 encore dont il menace les organes contenus dans le bassin. Il a sup-

230 roNcnoNS *tJTtiitiVES.

26. D'accord avec la religion et la tndi*ale, Thygiène réclame donc des vêtements propres % aîsés, décents> suffisammedt protecteurs; rtiais voilà toiit : le fat se pare, le sage s'habille.

Sécrétion urinaire, — Ayaiit indiqué les pro|)riétés des principales boissons , dàhs le Diciiorïnàtrt des substances alimentaires (p. 92*1 5 î), notisy renvoyons le lecteur, et nous hous borrtlerons à dôntier ici quelques conseils dont l'ôbsérVaricè ditiiiiltierait dé beaucoup les tristes maladies qiii font le tduritietît d'un si grand nombre de vieillards.

1 . Dociles à la voix du simple bon sëtt^i ne buvons pas quand nous n'avons pas soif, et cé^sohs dé boire dès que le besoin est Satisfait.

2. Quelques personnes ont l'habitude de né boire qu'à la fin de leur repas) il est bieti plus sage d'entremêler les boissons avec les aliments Solides : la digestion stôttiacale en devient beaucoup plus facile.

3. D'autres ne sauraient avaler dëuit bouchées sans boire : c'est encore un extrême qui a Tinbôtivénient de surcharger l'estomac, tout eti lui fournissant des matériaux moins nutritifs.

j^lié ses aaditenrs de répéter son anathème dans leurs fHidlteSi il A iftyo^iM la tendresse que chacun d'eux devait à sa soeur, à sa fëmtné, à sa fille. H i déclaré en termes ][)récls que cet instrument de torture dâUs liequël bn cftde^ liasse les jeunes personnes dès Tâge le plus tendre, aittëUëfait bi'ëiitôt llltsuffisance du personnel médical. « Mieux valaient mille \û% &'est-ii écrié^ les immenses paniers de nos bisaïeules : ils faisaient paraître la taille ausill fine, et ne déformaient rien. »

* Comme l'auteur de V Hygiène des Collèges, j'aimerais à voir revivre M inspections d'habillement et de tenue, pratiquées jadis dans les lycées impériaux. Faites avec une sévérité toute militaire, ces inspections donneraient aux élèves des lycées et des séminaires des habitudes d'ordre et de propreté, qu'ils conserveraient toute la vie ; en outre, elles exerceraient une influeneé favorable sur leur santé aussi bien que sur leiiir caractère.

DES SÊCRÉtlOUS, Hi

[\. N'bsons du vin qiie coiilme d'nh ihédicdmenl précieux, dont la dose doit varier Selon Tâge, le sëxè, la constitatioh; le climat, la profession et la fatigîîë accidentelle dil corps.

5. îCfe iiblis faisons pafe uiie tiécesôité des Jicjllëiifê fortes-, rti même AH liqueurs de table : rat^etnenf nécesààirëâ^ elles sbht trop souvent nuisibles par l'irHtation qu'elles transmettent aiix vbleis urinàiréS.

G. Défions- nous aussi de l'agréable stimulation des vins blancs mousseux ; et, quant aux eaux gazeuses plus ou moins digestives et diurétiques , ne les employons que d'après l'avis des médecins, ayant soin de n'en pas trop prolonger l'usage.

7. Éprouve-t-on une chaleur désagréable en urinant, qu'on se hâte de diminuer la tonicité et la quantité des boissons : l'usage de l'eau pure pendant quelques jours suffira pour faire disparaître cet accident et même d'autres plus graves.

8. S'il ne faut pas contracter l'habitude d'uriner à chaque instant, il faut surtout éviter de se retenir lorsqu'on en éprouve vivement le besoin.

9. C'est pour avoir résisté à cet appel physiologique, particulièrement au confessionnal , qu'un si grand nombre d'ecclésiastiques se trouvent affectés de maladies des voies urinaires,

j o. Les littérateurs, les homipes de cabinet, et en général les individus livrés à une profession et à un genre dévie sédentaires, étant prédisposés aux congestions des organes abdominaux, ils ne sauraient être trop attentifs à la sollicitation du besoin qui nous occupe.

1 1 . A défaut d'exercice, la station sur les jambes

alternée avec la {K)sition assise, diminuera chez ces mêmes individus la fréquence de la gravelle, des calculs et des affections catarrhales de la vessie.

12, £st-il besoin de dire que la pureté des mœurs contribue, autant que la tempérance dans les boissons, à entretenir l'état physiologique ou normal d'une fonction dont les moindres dérangements peuvent avoir les suites lesplus|funestes?

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