‹ Les merveilles du corps humain; précis méthodique d'anatomie, de physiologie et d'hygiène dans leurs rapports avec la morale et la religionChapitre 36 sur 70 · Ainsi que nous l'avons dît, on remédiera à · texte numérisé non relu

Ainsi que nous l'avons dît, on remédiera à

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la vue courte, par l'usage de verres bi-concaves, et à la vue longue, avec des verres bi-convexes *.

i5. Tout en facilitant la vision , les lunettes ayant Tinconvénient de diminuer le peu d'énergie qui reste à l'organe , on aura recours le plus tard possible à ces précieux auxiliaires; encore, fera-t-on bien de les ôter et de les mettre tour à tour, de crainte que les yeux, trop accoutumés à leur emploi, ne réclament bientôt un secours plus puissant, c'est-à-dire des verres d'une plus grande réfringence.

i6. Les personnes délicates, celles dont les yeux se fatiguent aisément, feront bien de varier leurs travaux, de changer de temps en temps de position, de graduer le passage de l'obscurité à la lumière, d'éviter toutes les ligatures qui portent le sang à la tête, enfin de ne pas se remettre à l'ouvrage immédiatement après les repas.

17. Le passage trop brusque d'une obscurité coni«* plèt^ à la lumière solaire pourrait frapper de cécité des malheureux restés longtemps dans les ténèbres.

18. Deux moyens excellents, et à la portée de toutes les bourses, de conserver la vue : se laver chaque matin la figure avec de l'eau fraîche, et avoir soin de recevoir le jour de gauche lorsqu'on lit ou qu'on écrit.

i^ Malgré toutes les précautions que nous avons recommandées, les yeux sont-ils devenus tellement

* On dit qu'un in^vidu jouit d'une vue ordinaire quand il peut lire facilement les caractères moyens de rimprimerie (numéros 10 et 11 ou phih" tophie et cicéro) à un pied de distance ; qu'il est presbyte, s'il ne peut les (distinguer qu'à plus de deux pieds ; enûn, qu'il est myope, quand au delà de six ponces il ne les yoH plus que d'nne manière imparfaite.

SOa FONCTIONS DE RELATION.

impressionnables que le jour les blesse, il conviendra de se tenir quelque temps dans une demi-obscurité; et, après un repos suffisant, on augmentera gradue/lement la lumière, pour que Torgane puisse reprendre ses fonctions sans danger.

ao. I^es yeux peuvent aussi s'enflammer ou s'affaiblir, sans qu'il existe aucune condition défavorable de lumière ni aucun abus de Torgane. Parmi les causes, qui , pour être indirectes, n'exercent pas moins une active et fâcheuse influence, nous signalerons les pertes de sang considérables , le contact d'un air excessivement froid et humide , ou sec et chaud , les nuages de poussière , certains brouillards, enfin les gaz irritants.

21. Parmi les passions les plus nuisibles à la vue, nous plaçons en première ligne l'intempérance, comprenant les excès en tous genres; en seconde ligne, la colère et le chagrin, qui produisent et entretiennent l'inflammation de la conjonctive et amènent parfois la cécité.

22. A l'occasion du chagrin , plaçons ici une réflexion chrétienne sur le débordement de larmes que nous avons vu constituer les pleurs. Sans doute, Dieu nous a donné une surabondance de larmes parce qu'il savait combien nous aurions à souffrir ; mais, en même temps, il a voulu qu'à nos pleurs succédât toujours un calme d'autant plus doux que nous aurions plus recours à lui pour les sécher.

a3. Toujours d'accord avec la Religion, l'hygiène morale conseille aux jeunes gens d'éviter l'imprudence du regard : presque toujours c'est parles yeux que la volupté commence ses attaques. D'un autre

DKS SBHSATIONS. SOS

côté, la modestie, la franchise et la chasteté du regard sont Findice d'une âme honnête; elles annoncent aussi ime bonne éducation.

a4* L'éducation particulière des yeux comprend encore la sûreté du coup d'œil , laquelle s'acquiert ou se perfectionne par Texercice ; puis l'habitude d'admirer les beautés visibles de la nature, habitude qui facilite singulièrement la compréhension du beau artistique, du beau universel.

Cooseib m le boo mfVi de los mbs en géoénl.

1 . De toutes les opérations de l'âme, la perception des objets extérieurs étant, sans aucune comparaison, la plus nécessaire et la plus fréquente, les sens doivent naturellement atteindre leur apogée avant les autres facultés intellectuelles: c'est un motif pour leur donner de bonne heure une grande justesse.

2. Puisque c'est par l'intermédiaire des organes sensoriaux que nous sommes mis en rapport avec ce qui nous entoure, que de soins ne devrions-nous pas prendre pour les conserver sains le plus longtemps possible , et leur donner toute la perfection désirable !

3. Les sens sont de merveilleux instruments dont il faut apprendre aux enfants à se bien servir. Il est fâcheux que notre éducation publique ait jusqu'ici négligé cette tâche, plus importante qu'on n'est généralement disposé à le croire.

4. En rattachant l'éducation des sens à la gymnastique, et la gymnastique à la morale chrétienne,

306 FONCTIONS DE BELATION.

les instituteurs, les maires et les curés de nos 37,000 cooimunes, parviendraient à former non*seuleaient une armée imposante d'individus robustes, agiles et adroits, mais en même temps, une pépinière de citoyens» honnêtes et vertueux.

5. Dans l'appréciation des objets estérieurs, Tenfaut, naturellement vif et étourdi, se contente parfois de s'en rapporter à un seul sens. Mootron$4ui à combien d'erreurs l'expose la précipitation de ce jugement sans appel.

6. Voulons-nous lui apprendre à bien examiner un objet, exigeons que ses sens, ses porie-idéesy selon l'heureuse expression de l'abbé Sicard , se tiennent pour ainsi dire tout ouverts, parce qu'ils sont faits pour s'aider et se contrôler mutuellement ^

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