DU CROISEMENT
cai*actère, sou aisance , son bonheur domestique, peuvent neutraliser ou du moins contre-balancer les prédisposilionfi fâcheuses qu'apporterait le nourrisson*.
Cr^iseaieal den raees, des fiiBillles, des c#nslHHttoMi cl des ear«etèr««ii*
3 1 . Toutes les races humaines ont la faculté de se reproduire entre elles.
:i3. Toutefois, le mélange de races dégénérées à races dégénérées ne tarde pas à entraîner Textinction des empires.
:i3. Autre remarque importante : le mariage d'un Éthiopien avec une femme blanche est souvent sté* rile, ou bien voit son rare produit s'abaisser vers la race nègre ou éthippique, tandis que le mariage d'un blanc avec une femme de couleur est pi^sque toujours fécond , et élève son produit vers la race caucasique
^ Fotr le tableau des qualités physiques et morales d'une bonne nourriee, p. 63-57 de la Médecine des PcLssions.
En 1854, une Convention nationale d'enfants au-dessous d'un an ayant «1 lien à Gtnctnnatns, à roccasion de la foire de Springfield, W enfants ont été apportés de toutes les parties de rUnion, pour disputer les trois grands services d'argent, qui ont été donnés en prix aux trois entants jugés les plus beaux et les plus vigoureux.
Cette institution, qui peut nous choquer, n'aurait rien que de louabUf, st, à rinstar des anciens Perses, on se fût occupé des élèves-enfànts avant les élèves-bestiaux, et si les nourrices à gages étalenl seules admises au cou* eôars. Au surplus, les mœurs musnlmanes reconnaissent uilt certaine pa^ renié entre enfants qui ont sucé le même lait ; nous autres chrétiens, nous tes appdons bien pendant quelques années frère ou smir de lait, mais c'est tout.
&4ë FONCTIONS GÉNÉRATRICES.
OU arabe^uropéenne : c'est que la PrQi^idence ^eut Félévation des races, et non leur abaissement.
^4- Dans certaines limites^ le mélange des nuies est Tun des moyens de perfectionner l'espèce humaine, la race supérieure imprimant son cachet aux deux tiers des enfants ^ .
^5. Pour Tenfantement civilisateur du inonde , il est encore utile que de belles races de natures différentes se recherchent et s'unissent.
26. Si l'on redoute la stérilité ou l'affaiblissement constitutionnel des enfants, et, par suite, la prompte extinction d'une famille, on évitera les mariage consanguins, dans lesquels la nature semble prendre
4ache d'associer la difformité à la débilité origi^
nelle.
: U']. Pour le bien de l'individu comme pour celu-=:^i de la famille, la loi de propagation incite deux per^sonnes à se rechercher en mariage, par le fait mén^c^ e dç certains contrastes physiologiques.
:»8. La sympathie , ainsi que je l'ai mille fois ob^- Srervé, est une affinité , une secrète attraction ent^rne deux natures, entre deux caractères différents, qu% , en s' unissant, se tempèrent et se complètent.
. ' S^on Fodéréy voici l'ordre le plus constant que suivent les maladies ^réditaires et ^ particulier le crétinisme : l^* SI un mâle goitreux, fils de goitreux, à demi crétin, épouse une femme aussi à demi créUae, leur e^àtsi est tout à fait crétin ; 2'' si, au contraire, un mâle crétin au tleaxièiae degré épofise une femme bien constituée de corps et d'esprit, il naîtra de tiAit finion un enfant fort peu crétin ; et si celui-ci s'allie coii^ne son père, fen- .£ut sera encore moins crétin. En croisant ainsi toujours les races, le crétinisme pourra s'éteindre tout à fait dans cette fàmiUe. Mais si le croiseouBt n'est pas continué, et que le fils épouse une femme aussi crétine que loi, alors Tenfant ressemble au grand-père et non au père. (Du GoUrê et d» Cr^(tntsme,}—(Fotr, précédemment, page 4 13, la note sur les crétins.)
pu HÀAIâOE. AI9
29. Une preuve que le cœur humain cherche dans le mariage un double accord par antagonisme, c'est qu'en général on voit les hommes petits aimer les grandes femmes, et celles-ci préférer les hommes d'une taille médiocre* Quant au moral, Thomme vif ou emporté se sent plus attiré vers une femme dont la qualité dominante est la douceur , tandis que la femme douce choisit plutôt un mari dont le caractère aura de la résolution et de la fermeté. J'ai fait la même remarque sur le croisement des tempéraments ou, pour mieux dire, des constitutions*
30. Sans aucun doute, l'antagonisme appliqué avec mesure et discernement serait le moyen le plus naturel el le plus efficace pour arriver à donner aux masses ces constitutions tempérées chez lesquelles la santé, la raison et la vertu sont moins rares et bien moins fragiles que chez les constitutions apathiques ou irritablesy d'autant plus nuisibles qu'elles sont pi us portée» à l 'extrême.
Dh Mliirlase.
3j . Institué par le Créateur lui-inême, le mariage est le fondement et la sauvegarde de la société ; la loi civile le reconnaît et le protège; la loi chrétienne fait plus : elle le bénit, l'ennoblit, et le couronne en l'élevant à la dignité de sacrement.
32. Non, le mariage ne saurait se borner aux simples formalités d'un contrat civil ; la fusion de deux existences en une seule veut être empreinte du double sceau de la loi et de la Religion. %1.
kiÙ FONCTIONS^ GÊNÊIUrrRICES.
33. Entre chrétiens , toute union rejetant ia sanction divine ressemble trop à une apostasie et à iipe flétrissure; aussi Tépouse selon la loi s'empresset^elle de se rendre à Tâutel^ tandis que celle que Tépoux n'a Jlas présentée devant Dieu n'c^e pas lever le front devant les hommes \
34. Le double but du mariage est de donner à la patrie des citoyens robustes, dévoués, et de fermer pour Dieu des âmes dignes de lui.
35. Avant de laisser accomplir un des actes les plus graves de la vie humaine, un acte sur lequel repose peut- être l'avenir de plusieurs générations, ô parents! recherchez d'abord quelles maladies ont sévi sur chacune de vos familles; puis vous examinerez sérieusement l'âge, la constitution, la santé, le degré de parenté, le caractère, les principes, Téducation,
la position sociale, enfin la fortune, fesprit, la beauté -^ des deux êtres que vous voulez lier à jamais.
36. Ici l'intervention d'un médecin éclairé et atni^fil est chose indispensable pour bien apprécier tout ^ ^> qui est relatif aux titres sanitaires des deux familles— ,
particulièrement aux maladies actuelles ou aux pré
dispositions maladives de chacun des futurs époux.