‹ Les merveilles du corps humain; précis méthodique d'anatomie, de physiologie et d'hygiène dans leurs rapports avec la morale et la religionChapitre 50 sur 70 · Cette coexistence, une fois admise^ on pourra · texte numérisé non relu

Cette coexistence, une fois admise^ on pourra

DE LA GROSSESSK. ftS9

mieux ne rendre compte du phénomène de l'héré* dite, laquelléi on ne saurait trop le dire, se montre susceptible d'être modifiée, souvent même détruite, selon l'éducation que Tenfant recevra plus tard.

68. Sans parler des métis, des quarterons et dés mulâtres, cette double transmission n'a rien qui puisse nous étonner quand nous voyons toute la progéniture d*Âdam hériter des passions^ des maladies, de la mort, et notamment de Vorgueil, source de tout mat.

69. Que fait Tagriculteur désireux d'une bonne et abondante moisson? Il choisit du bon grain, et il le sème, en temps convenable, dans une bonne terre, bien préparée et qu'il a soin de débarrasser des tnativaises herbes : Fœuf humain est analogue à la Ifraine du végétal, et il mérite, sans doute, une cullire non moins prévoyante.

70. Aussi, dès que la femme se croit enceinte, doit- ^lle commencer l'éducation de l'être précieux qu'elle M>rte dans ses entrailles, de cette sensitive animée jiii va participer à tous ses mouvements, à toutes ies inrpressions, à toutes ses émotions, à tous ses lenfiments, à tous ses actes enfin, y compris les pensées bonnes ou mauvaises qui remueront son cœur en traversant son esprit.

71. Puisque c'est en se modifiant d'abord ellemême que la femme peut modifier son fruit, elle ne négligera rien de ce qui peut contribuer à la bonne trempe du corps * et de l'âme : car, remarquons-le

^ Qod redoublement de soin ne mérite pas la mère, si, comme le prétend M. Serres, nos maladies organiques ne sont que des retours de l'organe affecté à quelques-uns des états où il se trouvait pendant la vie foetale !

(tJO FONCTIONS GÊNÊRAXiaGES.

bien, il y a un enchainement providentiel entre la force et les vertus, comme il en existe up entre l^, faiblesse et les vices.

72. La femme grosse est exposée à plusieurs îo:dispositions tenant , les unes à Taction mécanique deTutérus, les autres à l'action sympathique dç ce viscère sur des organes plus ou moins éloignés : il en résulte souvent qu elle devient impressionnable depuis la siipple irascibilité nerveuse jusqu'aux goûts, aux fantaisies, aux idées et aux actions les plus ridicules et les plus extravagantes.

73. C'est donc pour elle une obligsitiQn d'avoir recoure aux lumières d'un médecin religieux, qui lui indiquera les moyens hygiéniques les plu^propres Il prévenir ou à combattre d'aussi fîi.chev8es prédispositions.

74- Du reste, en thèse générale, dès le début de la grossesse ; point de longs voyages ni d'exercices poussés jusqu'à la fatigue; point de veilles prolongées, point d'émotions vives, conséquemmeni ni bals, ni spectacles, ni lectures de rooians; enfin, point de vêtement^ serrés, surtout point de corsets à baleines , dont la compression deviendr^j^t ici doublement meurtrière.

75. Les bains de pieds seront remplacés par des lotions tièdes, comtme moyens de prppreté; quant aux grands bains, si utiles pour calmer la surexci* tation nerveuse, particulièrement chez les bruaes, la prudence veut qu'on n'en commence pas l'usage avant le quatrième mois révolu.

76. Qutre ces précautions commandées par le simple bon sens, que le mari et les parents s'enten*

Di U GROSSESSE kt\

deiit pour entoiii*er la femme de soins, de ménagements, d'égards, en un mot, de ce qui peut contribuer à rendre sa vie douce et calme. Nul doute alors qu'au physique aussi bien qu'au moral, l'enfant n'apporte en naissant les conditions les plus favorables pour son bonheur, pour celui de sa famille, pour celui du pays.

77. C^est à l'allaiteifient maternel, sagement dirigé, de venir compléter ces heureux commencements à* éducation intra-utérine.

78^ Les anciens, si remplis de bon sens, avaient dit 9 dans un style énergique : InstiUata est puero yirtus patris. Des observateurs modernes, non moins salaces, admettent que le père n'imprime pas seul son cachet au produit de la conception ; ils reconi^aissent que la mère, spécialement chargée de le conserver et de le nourrir, peut aussi, par un^ bonne hygiène, lui transmettre d'avantageuses modifica^ lions*

79. J'ai dit ailleurs qu'il fallait commencer 1'^ ducation de l'enfant dès les premiers jours de la naissance ; n'avais-je pas grandement raison ?

80. Aussi, quand on daignera apporter à l'éducation de l'être humain les soins que l'on prodigue aux élèi^es i^égétaux et aux élèves animaux (bêtes 4'engi*aissement, bêtes de somme, chevaux de trait * ou de concours), on fera bien de commencer l'édu-

* Lef qualités qui dtotlngnent nos cbevanx de traits de la race perebeiOBiie «tlestent Theureuse transférmation qu'obtiennent les éleveurs, par •ne alimentation azotée, jointe h une éducation intelligente, tenant à fia fois de Fél^ saoYage et de Tétat domestique, avec un sage tempérament de fermeté et de douceur.

hM FONCTIONS 6ÊNÊRAT1I1GBS.

cation des enfants en achevant ou en perfectionnant d'abord celle du père et de là itièrè l

8i. V embryologie sacrée traite des questions re^ Tigieuses relatives à l'être humain, soit à Tétat dV/w — hryorty soit à celui àe fœtus, soit à celui à!" enfant â terme.

82. L'embryoïi devant être aâinié dès l'instar de là Conception , il s'ensuit que tout avortemei^ par imprudence constitue une faute plus ou moir^ Çrave, comme toute tentative d'avorfemieht constitijx lin crime aux yeuic de là Religion et de la loi.

83. Il n'est donc sorte de précautions qu^une mèire chrétienne ne doive prendre, en songeant qu'au Aébut même de la grossesse, Favortement par imprudence n'a pas moins pour résultat un homicide involontaire.

84. Aussi, dès que la femme se croit enceinte, évitera-t-elle l'immersion des membres dans l'eau très-froide , lès secousses et les efforts violents, les purgatifs drastiques, les vomitifs, les pédiluves irritants, en un mot, tout ce qui peut attirer le sang vers leît extrémités inférieures ; elle s'abstiendra encore

^ L'^mbryo^o^ié zattée de Cangiamila, les Conférences d*ÀngerSf\& Théologie morale de M. Gousset, les Institutionêi theologicœ de feu MgtBoa- Tier, le Compendium Theologicœ moralis de J.*^. Gury, l'Essai sur k Théologie morale du docteur Debreyne, telles sont les sayantes et gra^ autorités que je résume ici, en y joignant quelques données pratiques doet à mon expérience personnelle.

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