DU CÉLIBAT. A
lof. D*après les théologiens, même les plus rigides, Topération césarienne ne saurait être obligatoire pour la mère quand son enfant est mort, ou qu'il a été baptisé dans son sein. Dans ces deux cas, il est permis aux hommes de l'art de recourir à l'avulsion de l'enfant, par le procédé du docteur Baudeloque neveu, admettant toujoiu's que ce soit l'unique moyen de sauver la mère.
loa. Y a-t-il obligation pour les hommes de l'art de retirer le fœtus du sein maternel par l'opération césarienne abdominale quand la femme meurt en* ceinte ? Dans Tordre civil, cette extraclion est indispensable après le sixième mois de la grossesse , parce qu'alors l'enfant peut être viable. Mère spirituelle, la Religion montre encore plus de sollicitude: elle veut, dans ce cas, que l'opération soit pratiquée à toutes les époques de la gestation, afin de pouvoir conférer le baptême au foetus ou à l'embryon non évidemment mort *.
lia Célibat, au point de vae religieux et au point de vue soelaP.
io3. Il existe dans la société deux sortes de célibats : l'un matériel^ l'autre spirituel ; on est libre de garder le premier; il n'en est pas de même pour le
' D'flpFès des témoignages irrécusables, oa a pu baptiser des embtijons, des fcetus et des enfants à terme, retirés vivants du sein de leur mère plus de dix-huit et de vingt-quatre heures après la mort. On cite même deux ou trois enfants extraits du corps de leur mère inhumée, lesquels ont survécu.
' Consulter sur ce sujet le livre des Devoirs, de Silvio Pellico; le Mémoire du P. Lacordaire sur le réMUssement de VOrdre des Frères Prêcheurs; les Lettres plus récentes de Mgr Pavy, évéque d'Alger, sur le Célibat; enfin, le
bSS rONGTIOlfS GtoÉRATRIGES.
second : dans la sphère de son intelligence , tout individu est tenu d'enfanter spirituellement, et cette auguste mission est surtout dévolue au prêtre catho*lique, père de tous les pécheurs qu'il rend à la vie de la grâce.
^ 104. Le prêtre catholique n'est pas un simple citoyen, c'est avant tout l'homme de l'humanité, un apôtre du Christ; or, l'état du mariage, en lui amenant une famille plus ou moins nombreuse, concentrerait trop en elle l'emploi de son temps, de sa fortune, de ses lumières et de sa tendresse,
io5. Dans sa magistrature tout à part, de quell^^ considération ne doit pas être environné le ministre de Jésus-Christ, pour obtenir uniquement par la per — suasion ce que Ja loi n'obtiendrait pas avec toutes les forces répressives dont elle peut disposer !
106. Eh bien! en exemptant le prêtre de l'obligation du célibat, on lui retire aussitôt son ascendant moral : ce n'est plus, dès lors, qu'un homme comme un autre *, tandis que celui qui, par esprit religieux, peut se vouer à une chasteté perpétuelle , est aisément jugé capable des autres sacrifices que lui a proposés son divin Modèle.
traité eA professa publié en 1854 par le dot^ur Daffieux, sous le titre de Nature et Virginité, et dont l'auteur fera bientôt paraître la Défense.
^ On connaît la réponse d'un Indien à un officier américaih qnî Te^hortait à recevoir dans sa tribu des ministres du culte réformé : « Le Grand -Esprit « n'a pas de femme ; ses prêtres doivent faire de même ; puisque les vôtres «i sont mariés, nous n'en voulons pas ; ils nous ressemblent, et ne nous ser-
• viraient de rien. »
Un officier anglais disait au P. Parabère : « Nos ministres fuient le dan-
• ger» que vous cherchez ; ils ont peur du choléra» que vous ne craignei « pas ; on ne les voit jamais où vous êtes toajoors 1 notn religion ne fait « ni prêtres ni sosurs de eharité, »