DBS PHASES DE LA VIE. &&S
A six rnoiSf le fœtus a douze ou quinze pouc0s de longueur, et pèse seize à dix-huit onces (5oo k 56o grammes). Ses paupières, bien qu'encore adhérentes, laissent paraître les cils dans le point de leur union. I^a peau laisse aussi apercevoir Tépiderme et le derme; les ongles commencent à prendre de la solidité.
^ sept mois, le fœtus a une longueur de quihze (Hi seize pouces, et le poids de deux livres et demie. La membrane opaque qui fermait les pupiles a dis-^ paru, en n^éme temps que les paupières cessent d'être adhérentes. Les fœtus expulsés à cette é|ioque sont souvent viables.
. Pendant le huitième mois de la grossesse, le fœtus acquiert dix*sept pouces de long, et il pèse quatre à cinq livres. Tous les organes achevant de se former, acquièrent^ par cela même, plus de consistance et de ibrce. Aussi^ est^-ce à tort que les gens du monde croient Tenfant plus i>iable à sept mois qiCà huit : toutes choses égales d'ailleurs, il a d'autant plus de chances de vivre qu'il est plus âgé.
^ neuf mois ou 270 jours, durée moyenne de la vie intra-utérine, Ven/anty dit à terme ^ a, pour l'ordinaire, une taille de dix-huit à dix*-neuf pouces, et une pesanteur de six à sept livre^« La face apparaît pleine, rebondie ; les sourcils et les cils sont bien formés ; pour l'ordinaire, les cheveux ont déjà crû d'un pouce ; la peau est rosée, l'épiderme fort, et les ongles sont assez longs pour recouvrir une partie de l'extrémité de la pulpe des doigts.
Les fœtus du sexe masculin sont généralement plus développés que ceux du sexe féminio.
tiUU PONCTIONS GÊNÉBATRIGES.
Il est encore à remarquer que le foetus, chez qui la respiration n'a pas lieu, jouit d'une chaleur propre, dont la température est plus élevée que celle de sa mère. Quant aux mouvements de son cœur, depuis longtemps appréciables à Taide du stéthoscope, leur fréquence est au moins le double de celle des mouvements du cœur de Tadulte*
I^ noui^eau-né a-t-il respiré, l'introduction de Tair dans les cellules du poumon £ait à l'instant déployer cet organe resté affaissé sur lui-même, et lui communique une pesanteur spécifique moindre que celle de l'eau. C'est là un des signes qui aident le médecin légiste à reconnaître si un enfant est mort-néy ou, s'il a vécu, s'il était né viable. En même temps, le trou de Botal et le canal artériel ^ qui s'étaient graduellement rétrécis, commencent à s'oblitérer ainsi que les vaisseaux ombilicaux; piis le sang, jusqu'alors à peu près identique dans ses divers canaux , se partage en deux circulations distinctes, et par le cours du liquide, et par la couleur sous laquelle il se présente.
C'est à tort que des physiologistes ont voulu admettre des états stationnaires dans l'embryologie ; il ne saurait en être ainsi, le développement organique devant toujours avancer dans l'état normal. Quant aux temps d'arrêt qu'on a pu remarquer dans certaines parties du fœtus, ils ne pouvaient tenir qu'à un état maladif de la mère ou de son fruit.
Un professeur dont le nom fait autorité en auatomie transcendante a émis une opinion, par laquelle nous terminerons ce faible aperçu sur le développement progressif du fœtus : a En passant de l'état ein-