‹ Les merveilles du corps humain; précis méthodique d'anatomie, de physiologie et d'hygiène dans leurs rapports avec la morale et la religionChapitre 56 sur 70 · DB LA MORT · texte numérisé non relu

DB LA MORT

Sur ce nombre, combien d'infortunés eussent prolongé leur carrière, sans les ravages de leurs passions ou sans leur funeste imprudence ! Pour ne parler ici que des morts accidentelles, de i836 à j85o, on a compté en France, chaque année, terme moyen :

Individus noyés accidentellement 3,3%4

Écrasés par des chevaux, des charrettes. . . H 48

Tombés d'un lieu élevé 630

Asphyxiés par le feu ou brûlés 337

Foudroyés par l'ivresse 363

Tués roides par la foudre 69

D'après un savant rapport fait dernièrement à TAcadémie des sciences par M. Bourdin , de i835 à i85a, la foudre a tué roide i,3o8 individus. Sur ce nombre, plus du quart auraient pu échapper à la mort s'ils ne se fussent imprudemment réfugiés sous des arbres pendant l'orage. Ce sont là des faits qu'on ne saurait trop répandre. Quant aux suicides ou morts volontaires, nous l'avons dit ailleurs, leur nombre a doublé en vingt-cinq ans. De 1826 à i83o, il était annuellement de 1,739; de 1846 à i85o, il s'est élevé au chiffre effrayant de 3,449*

La mort accidentelle est lente ou subite, selon que la cessation des phénomènes vitaux s'effectue peu à peu ou brusquement : dans le premier cas, la vie s'éteint de la périphérie au centre du corps; dans le second, cette extinction a lieu du centre à la périphérie.

Les signes de la mort se distinguent exi probables et en certains. L'absence du pouls et de la respiration, la pâleur livide, le froid glacial, la fixité des yeux, leur aspect à la fois terne et vitreux, la flaccidité des membres, ne sont que des indices souvient

Itàk PONCTION SÉNt^ATRICES.

trompeurs, si on les prend isolément ; réunis, ils \ïp constituent encore qqe les sigi^es probables d'unç mort récente. La roideur dite çaduiférique, Timpuii^n sance des agents électriques à produire des contraçftioqs musculaires, rimpo$$i})ilité de percevoir les battements du cœur par Tauscultation, enfin la putréfaction, tels sont les quatre signes dont la réunion établit la certitude de la mort. D'ordinaire, la putréfaction vaut à elle seule tous les signes probables ensemble ; aussi, en cas d'incertitude, est-^il prudent d'en attendre le commencement avant de procéder à l'inhumation du corps,

La lopgue survivance de cert^ips actes organiques est chose étonnante sans dqute, m^i^ dpnt pn ne doit pas ignorer la réalité ; ç'eM: ^\^^\ que l'épiissiQU de l'urine, des pi^tières fécalipis ou d^^s gas;; Tacçroi^sement des cheveux, de la h^rbe qt d^ ongles; 1^ persistance et même Iç retour- dç 1^ chaleur à la peau, se miuiifestent joqrqellement aprè^ re^tiqçf tion complète des phénomènes de la m^ animale. On se rendra compte de ces faits ftn se rappelant que le corps de l'humme, aussi bien que le tropç de l'arbre coupé, reste encore quelque temps ^qus l'inili^ence du système nervçuiç ganglionu^r^, présidant 4 k ifie i>égétatii^y qui s'éteint la dçri|ière, Quant au re^ tour de la chaleur, observé parUculièrement aprçs les morts subites ou du moins rapides, on peut, jusqu'à un certain pqint, l'expliquer mécaniquement : aux dernier^ mpinentfî 4i^ la vie, toutes les forces se trouvent conçcptrées vers le cceur; la mort venant faire cesser cette concentration , le sapg, encore chaud, ne peut^il pa^ revenir à la péri?

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