‹ Les merveilles du corps humain; précis méthodique d'anatomie, de physiologie et d'hygiène dans leurs rapports avec la morale et la religionChapitre 64 sur 70 · PROPRKTÉ DU BATIMENT. — BALAYAGE · texte numérisé non relu

PROPRKTÉ DU BATIMENT. — BALAYAGE

Il faut balayer fréquemment les escaliers , les corridors, cours et passages ; gratter les dépôts de terre ou d'immondices qui résistent à l'action du balai.

Il est utile de peindre à l'huile les murs des maisons , façades , couloirs, escaliers; cette peinture empêche les murs de se pénétrer de matières organiques ; mais il faut avoir soin d'en opérer le lavage une fols par an.

Lavage du èoI. — Les parties carrelées, pavées ou dallées, doivent être lavées souvent quand il s'agit d'escaliers ou de sol de corridors ; il faut les ressuyer aussitôt après le lavage, pour éviter un excès d'humidité toujours nuisible.

L'eau suffit le plus ordinairement à ces lavages , mais , dans les cas d*infection et de malpropreté de date ancienne , il faut ajouter i l'eau un pour cent â^eau de Javel ou de chlorure d'oxyde de sodium. — L'emploi du chlorure de chaux (hypochlorite), aurait l'inconvénient de laisser à la longue un sel hygroscopique (chlorure de calcium ) qui entretiendrait une humidité permanente contraire à la salubrité.

C'est en pratiquant ces soins si simples , d'une exécution si facile et si peu dispendieuse , que Ton tend à la conservation de la santé , en même temps que Ton s'opposo au progrès des épidémies qui peuvent frapper d'un moment à l'autre toute une population.

(Instruction approuvée par le Conseil de Salubrité du département de la Seine, sous la présidence de M. le docteur Devergie. )

-«- Il ne suffit pas que la création des commissaires cantonaux tmi décrétée ; il faudrait que le gouvernement se hâtât de nommer dans chaque canton un commissaire étranger à la localité. Seule, l'impartiale et vigilante autorité de ces 3,000 fonctionnaires parviendra à faire disparaître l'insigne malpropreté qui règne en Franc* dans la plupart des villages, malpropreté qui ne saurait manquer d'exercer une influence fâcheuse sur la santé comme sur lo moral des habitants.

tiès-miniiiie (75 fr. par an pour la plupart des laaùou»), ito ptoveni avoir, <l«a» T»térieur de leurs maisons, des robinets auxquels leurs locataires auraient le droit de puiser à discrétion pour tous les besoins domesticrues r c'est donc une économie en même temps qu'une excellente mesure d'hygiène.

48S yOIhS COMPLÉMENTAIRES.

Sole G. Page UL

Sur les différentes races de l'espèce humaine.

Les naturalistes sont loin de s'accorder sur le nombre des races humaines: plusieurs n'en admettent que deux; mais un plus grand nombre en comptent cinq, dix^ quinze et même davantage. La raison de cette divergence d'opinion provient de ce que les uns ont vu des races là où les autres n'ont vu que des subdivisions ou variétés. La classification qui semble réunir le plus de conditions en sa faveur est la suivante, d'après M. Brachet: 4** la race blanche, ou caucasienne^ 2° la jaune, ou mongolique; 3° la rouqe, ou américaine (les Peaua>Rouges) ; 4" Yhyperhoréenne; 5** la noire, ou éthiopienne; 6** V australienne.

M. Serres, lui, place d'abord l'origine unique de l'espèce humaine sur le plateau central de l'Asie , lieu de départ de toutes les variétés que le climat et la civilisation ont dû produire ; puis il classe toute l'espèce en quatre grandes divisions :

4* La race caucasique, ou blanche ;

2* La race mongole, ou jaune,

a** La race américaine, on rouge;

i" La race éthiopique, ou noire.

Ces quatre races , composant toute l'espèce humaine, ont des caractères communs qui les distinguent et les placent infiniment au-dessus de tous les autres êtres créés : tels sont principalement la conformation du crâne, de la face et de la main ; la rectitude ou station droite habituelle ; le rire, et , par-dessus tout, la parole articulée et intelligente, la science de la parole.

Quant aux différences anatomiques que présentent ces quatre races, les plus remarquables sont les suivantes :

Dans la race blanche, le bassin , le foie , le cœur, sont de forme ovale, ayant leur grand diamètre en largeur.

Dans la race jaune, cette forme générale est presque carrée.

Dans la race rouge, elle est presque ronde.

Dans la race noire, elle est ovale comme dans la race blanche, mais avec le grand diamètre en longueur.

Pour le crâne, on s§it qu'il est soumis à de grandes variations, même dans chaque race.

NOTES COMPLÈMiNTAlRES. &89

Noie H. Page 248.

Sur Cutilité de la dwùwn de la tnain en doiffts et de l'opposition du pouce mec les autres doigts.

Voyez Gaubn, dé l'Utilité des Parties du corp$, Iraduclion du 'docteur Daremberg , (• 1) p- 447-422.

Noie I. Page Ul

Sur les corpuscules de Paccinù

En 4831, Paccini, médecin à Pisloja ^Italie), découvrit sur les nerfs do la main de très-petits corps blanchâtres, de Terme elliptique, qu'il crut n'être qu'un endurcissement du tissu cellulaire , et à Texamen desquels il ne s'arrêta point. Quelque temps après, d'autres médecins, français et allemands, firent la même découverte : ces corpuscules furent dès lors étudiés avec soin, tant par ces derniers que par Paccini lui-même.

Ils existent chez les animaux supérieurs, siègent dans tout l'organisme ; mais ils sont plus nombreux et plus développés au niveau des divisions digitales des nerfs de la main et du pied, aux plexus sacré et épigastrique qu'aux autres parties. Ils se composent : 4*^ d'un corpuscule; ^ d'un pédoncule.

Le corpuscule est elliptique , d'un blanc brillant ; son plus grand diamètre est d'une ligne environ ; son plus petit, d'une demi-ligne seulement. Il est formé de capsules membraneuses superposées les unes aux autres, et laissant entre elles un petit espace rempli par un liquide transparent ayant beaucoup de ressemblance avec le blanc d'œuf et le sérum du sang.

Le pédoncule est constitué par le prolongement des capsules formant ainsi de petits tubes sans liquide. Un &let nerveux, accompagné de vaisseaux, entre par le pédoncule pour s'y terminer en anse allongée et constituer ainsi la capsule la plus interne du corpuscule.

Les opinions varient sur le rôle physiologique de ces petits organes. Les uns, avec le professeur Cruveilhier, les supposent produits acci-

hW NOTES CQMFLÊMBNTA1BE5.

denteliement par la pression extérieure ; d'autres, avec le professeur Andral, les considèrent comme les ganglions du tact ; Paccini enfin, par rétude de l'anatoroie comparée, crut trouver dans Torgane électrique des poissons (de la torpille entre autres), des formations qui, dans ce qu'elles ont de principal, sont entièrement analogues à celles qu'on rencontre dans les corpuscules.

Les choses se passeraient donc comme dans tine série de bouteilles de Leyde qu'on s'imaginerait emboîtées les unes dans les autres, dout un pôle serait situé à Tintérieur, et l'autre à rextérieur, embrassant toute l'étendue de l'appareil électrique, lequel répandrait une atmosphère d'électricité latente ou active, selon l'influence de la volonté ; de sorte que cette électricité pourrait servir de conducteur aux influences si diverses du principe vital, soit pour traduire extérieurement, parles mouvements variés de notre corps, les manifestations de notre volonté, soit (vour donner conscience et connaissance de l'action que les objets extérieurs exercent sur nous, et^ par cette action /connaissance de ces objets.

Noie J. Page iSO.

Stir un sculpteur aveugle.

Le 1 i juillet 4 853, est mort à Nuders, iptès d'tnspruck, un artiste qui s'est fait un nom dans les vallées du Tyrol, parmi les paysans de ces rudes montagnes, le sculpteur aveugle Joseph Kleinbans. Il perdit la vue dès l'âge de cinq ans, à la suite de la petite vérole Près de la cabane où demeuraient ses parents habitait un menuisier chez lequel Tenfant se rendait souvent ; peu i peu, grâce aux instructions du brave artisan, il apprit à confectionner de petits ouvrages en bois. Gomme il faisait preuve dans ce travail d'une rare habileté, on le mit en apprentissage chez un statuaire nommé Hissel, qui habitait la vallée de Zilles; il n'y séjourna que^ept à huit semaines, et ce temps lui suffit pouf acquérir toutes les connaissances nécessaires dans son nouveau métier ; dès lors il rentra à Inspruck , où il vécut du travail de ses mains. Ses productions n'étaient pas , il est vrai , toujours conformes aux principes de l'art ; mais on ne peut leur refuser le mérite de l'originalité : elles trouvaient surtout un grand débit chez les paysans du Tyrol. En effet, ces montagnards ont conservé la piété de leurs pères, et les sujets que traitait Kleinhans étaieivt principalement dès sujets religieux. On a de lui on

grand nombre de 6gures représentant des saints. 11 racontait à un voyageur français, qui lui rendit visite en 48iG, que, pendant lo cours de sa longue carrière, il avait fait 350 ChriêU de différentes grandeurs , une statue de saint Jean Népomucène et une quantité de madones, etc. On voyait dans son atelier un grand crucifix do sa composition, auquel il avait lui-même adapté un mécanisme des plus ingénieux, qui relevait graduellement la tête du Christ, ouvrait ses yeux et ses lèvres, et les fermait peu à peu. Les visiteurs y admiraient encore le portrait d*uno des parentes de Kleinhans, qu'il avait ciselé en lui passant à diverses reprises la main sur le visage. Le Musée dlnspruck conserve un buste en bois de Tempereur Ferdinand, que Tartiste aveugle a sculpté d'après un modèle, et qui , pour la ressemblance, ne le cède en rien à Toriginal.

Tous ces travaux n'avaient pas enridii l'infortuné Kleinhans ; mais il vivait content au milieu des objets d'art qui ornaient sa cabane. Il avait composé une pièce de vers, avec la musique, dans laquelle il racontait les circonstances de sa vie , et il la chantait aux nombreux étrangers qui ne passaient jamais à Inspruck sans aller le voir. En voici quelques vers :

a Je veux louer le Créateur, quoiqu'il m'ait fait aveugle. Je veux lui rendre hommage , quoique je vive dans les ténèbres ; car il m'a , dans sa bonté, accordé la grâce précieuse de pouvoir ciseler son image. Un jour aussi je me réjouirai quand mes yeux se rouvriront, quand je piKirrai contempler la splendeur du Très-Haut »

Noie K. Page SS7.

De Cmage du tabac et de sa consommation en France.

Tabac {nicotiana tabacum et nicoiiana rustica), plante de la famille des Solanées. Le mot tabac appartient à un des dialectes caraïbes ; il était employé par les Indiens longtemps avant la découverte de Tîlç âe^abago par Christophe Colomb (U98).

Trop prôné par les uns, trop conspué par les autres, l'usage du tabac n'a fait que se propager dans tout le monde civilisé. D'après lo Compte publié en 4783 par le ministre des finances Necker, la consommation du tabac à fumer n'était en France que de la moitié du tabac vendu. Depuis quelques années, ces proportions sont complélementxhangées ; on peut s'en convaincre par le tableau suivant :

TABAC A PRISn.

APUMEIL

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