LA RESPIRATION DES PLANTES
Il fallait que certains êtres eussent été organisés pour débarrasser l'atmosphère des produits volatils de la respiration des animaux. Sans l'intervention des plantes, l'équilibre chimique* de l'air eût été compromis ; car, malgré ses immenses proportions, l'océan aérien aurait été souillé, empoisonné par les résidus de la combustion vitale. Des millions de poumons et de branchies travaillant sans relâche sur tous les points de la surface, depuis des centaines de milliers d'années, auraient absorbé jusqu'à la dernière molécule d'oxygènje.
L'analyse microscopique seule nous met en état de nous rendre compte de la manière dont les végétaux peuvent s'acquitter de leur mission épuratoire. Carils sont tout à fait dépourvus de muscles, de diaphragmes. Ils n'ont aucune cage thoracique