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HISTOIRE DU POLLEN

Ëtamine lançant un grain de pollen.

Un de ces grains de pollen dans son état normal tel qu'il est lancé dans l'air.

Le tube pollénique ayant atteint un développement plus grand et allant à la recherche de l'ovaire.

Le tube pollénique commence à se manifester lorsque le pollen est arrivé sur le stigmate.

LE WmOB INTISIBLS.

t que l'srriïée du tube poUéoigue produise la fécondation. Celle csviU inlérleure ee creuse lu Toad du pistil pendant que le grain de pollen ni^rit dans l'élamine.

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OtaIn aprËi la récondalion. L'évolution de la graine (

Le monde de la végétation inférieure possède vue richesse, une variété de détails qui épouvante Timagination ; on dirait que la vie, encore indécise sur les voies qu'elle prendra, peut être précipitée dans une foule de directions différentes. Souvent la reproduction des plantes se fera, ainsi que nous Tavons indiqué, comme un simple accroissement de rêtre lui-même. Cet acte se confond presque avec la nutrition. C'est- la plante qui se brise après avoir grandi, sans que cette amputation tire à conséquence. Dans ces organismes élémentaires, le droit de sécession existe en permanence.

Voilà donc la reproduction supprimée, remplacée parune fonction chez nous bien différente. Ne vous hâtez pas d'en conclure que l'organisme soit plus simple ; car de simples moisissures, plantes très-

humbles appartenant à cet ordre, nous montreront un tel luxe de parties distinctes, que nous pourrons sous ce point de vue les appeler supérieures. Nous découvrirons même qu'elles possèdent des facultés auxquelles les autres ont dû renoncer. Nous nous demanderons s'il n'y a point des mouvements volontaires inconnus au chêne dans les plus méprisables moisissures.

Conceptacle mSle du fucus vésiculeux.

Souvent la plant« suspecte de vitalité produira des êtres armés de cils qui semblent ne pouvoir appartenir au règne végétal, car ils sont doués d'une mobilité qiii signale des inCusoires.

Mais une métamorphose étrange, qu'Ovide semble avoir devinée dans son épisode de Daphné, ne tardera pas à s'accomplir.

Le fucus vésiculeux VOUS montrera, vues à un fort grossissement, deux sortes de cavernes, que faute de mots j'appellerai les unes mâles et les autres femelles. Les parois des cavernes mâles que vous voyez couvertes de pointes aiguës vomiront des infHisoires indomptables. Ces êtres très-voraces, trèspetits, très-agiles, se précipitent à la recherche des

ConceptftclB feine'le du fucus

boules ovoïdes, que les cavernes femelles ont pareillement engendrées.

Lorsque les petits monstres vermiformes rencontrent leur proie, ils s'en emparent avec fureur, ils la pénètrent, la remorquent, la font tourbillonner avec une vitesse fantastique. Bientôt cette course désordonnée se ralentit; le mouvement

devient dorénavant inutile, car Iq grand mystère s'est accompli, la vie a été transmise, une nouvelle plante peut croître.

Le microscope vous permettra de rendre justice aux formes naïves de ces végétaux si différents de nos roses. Mais que Fadmiration pour leur délicatesse excessive, la richesse de leur couleur, ou la variété de leurs organes, ne vous empêche pas de reconnaître la gradation dans le développement des formes, et la coordination dans la multiplicité croissante des facultés. Les conquêtes -de l'optique ne doivent point vous éblouir par excès de timidité et de défiance en notre essentielle supériorité. La nature en délire semble avoir une folie sublime pareille à celle d'Hamlet, car en elle se trouve incontestablement une méthode divine. Celui qui n'admirerait pas le plus humble fucus montrerait qu'il ne comprend pas la nature ; mais celui qui ne préférerait pas le chêne ferait voir qu'il est resté étranger à la notion du progrès dans la génération successive des espèces. Il serait capable de préférer la fourmi à l'homme, etThuître au lion, ce qui serait absurde, quoique chaque être soit parfaitement organisé pour jouer son rôle particulier, quelque informe qu'il paraisse, quelque dépourvu et dénué qu'il nous semble.

n est nécessaire de saisir l'harmonie de cette sorte de hiérarchie naturelle pour comprendre le rôle que jouent dans lachaînede la nature vivante les végétaux inférieurs, ceux qu'un grand botaniste

LES SPOB'S.

ft sagement nommés les prolétaires. En effet, ouniera innombrables, ces végétaux initiateurs ont commencé révolatîon de la vie à la surface de la terre ; quoiqu'ils aient beaucoup travaillé, ils ne sont 90Îiit fatigués encore ; même dans l'âge actuel, -'VOUS les verrez marchaDt à l'avaut-garde de la vé- '^étatton chargés de tous les gros ouvrages. Ils re- ■frennent les corps organisés aussitôt que la vie les « abandonnés, et ils en font des organismes nouveaux. Non-seulement ils r<ïparent rapidement

Végétations découvertes dans la neige.

l'œuvre de la mort, de la désorganisation, mais ils font subir k la matière inerte, aux roches à peine désagrégées, une sorte d-'initiation préalable. Rien n'arrête leur indomptable courage. On les voit germer au contact des aiguilles de glace. Le microscope nous montre des végétations cryptogamiques jusque dans k neige, dont la teinte rouge de sang plonge dans la terreur les populations super-

Comment arrivent-ils, nos prolétaires, à remplir cette mission si difficile? La spore, qui est l'organe de la propagation des végétaux inférieurs, ne renferme point comme la graine un embryon plrécieusement environné des matières nécessaires à l'évolution de la plante future. La semence des robustes pionniers de la vie tombe nue sur la terre qu'elle doit initier à la végétation; La pauvrette n'a guère que des appétits, elle est obligée de tout trouver au dehors.

Malgré tous les dangers qui les menacent, ne craignez rien pour la vitalité de la race des champignons, des fougères. Ils ont été les premiers à naître, ils seront les derniers à mourir. Leurs formes affectent une suprême stabilité dans leur simplicité primitive; c'est comme le paysan, ce cryptogame humain qui conserve sa foi et ses habitudes à travers toutes les révolutions bouleversant les étages supérieurs de la vie sociale. Les lichens n'ont rien à craindre de l'orage qui déracine les chênes.

La nature a employé pour propager ces propagateurs de la vie, la grande ressource, la multiplicité indéfinie des germes. Si les graines de pollen sont lancées par myriades, c'est par myriades de myriades que sont vomies les spores I

Le microscope vous montre dans certaines espèces de fougères, des touffes composées d'un nombre incalculable de sporules et abritées derrière chacune des nervures. Les frondes elles-mêmes sont plutôt

un oi^ane de reproduction qu'une véritable tige ; si ce n'était pour perpétuer son espèce, la plante dédaignerait l'atmosphère et s'accommoderait trèsbien de ramper sous terre.

Un naturaliste a eu la curiosité d'essayer /Wi recensement de la multitude des spores que produisent ces tiges étranges, et les résultats sont si curieux, que je vous engage de les vérifier à votre tour.

Il a trouvé dans une seule fronde de Scolopendre de grandeur moyenne cinq à six mille paquets de spores. C'est sans doute rester au-dessous de la vérité que de dire que chacun des paquets contenait une soixantaine de spores ; il en résulte que cette seule feuille aurait donné naissance à plus d'une ' dizaine de millions de fougères, s'il y avait eu autant de fougères élues qu'il y en a d'appelées à vivre.

La reproduction de ces plantes humbles, mais dures et tenaces, est donc un de ces tours de force que la nature produit non pas à coups de mille et de millions, mais à coups de milliards. Dans la végétation comme ailleurs, les multitudes sont indestructibles, l'infini résiste par la force du nombre.

Nous allons nous efforcer de mettre en lumière le mécanisme de la germination d'une spore : nous ne comptons qu'à demi sur les modestes figures que nous avons dessinées ci-contre. Aussi imparfaites que les gravures relatives à la graine, celles que

LB MONDH INnSBLB.

noua donnoDS doivent être complétées par le U lui-même. 11 doit bien se pasoader qu'il est sible de restitner par la pensée one portion den Intion à laquelle nona tentons de le fiure ÉÊb il nous parait superflu de lui fiûre que ce que nous saurons sur la végétation ne jamais qu'une faible portion de ce qu'il j a à ▼oir. Il n'y a que des esprits impuissants et ii couds qui puissent concevoir le fol orgueil d'ave épuisé la science.

■ÉCMHSai K u ODUnMnOn KS SKMES.

Spore recouverte d'une membrane cellulaire dans Sun état primitif.

Matière intérieure Hatiëre intérieure

partagée en deux partagée en un plu

segments. grand nombre de

segments.

Un des segoients. quelque temps après la rupture de lenvelopp dans l'état où il s*agite d'un mouvement lent et saccadé.

Le même segment s'agitant encore, mais plus développé.

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