‹ Les merveilles du nouveau Paris--Chapitre 32 sur 144 · PLACE DE L'OBSERVATOIRE · texte numérisé non relu

PLACE DE L'OBSERVATOIRE

la terrible lanterne à la corde de laquelle furent attachés Foulon et Berthier; Favras y fut pendu, Fouquier-Tinville et quinze membres du tribunal révolutionnaire y furent exécutés; sous le Consulat, les exécutions les plus célèbres sont celles de Demerville, Arena, Topino,Arrachi, en 1801 ; de Georges Cadoudal, en 1803; de Plaigner, Carbonneau et ïolleron, en 1816, trois malheureux qui furent entraînés dans une prétendue conspiration par un agent de police ; de Louvel, l'assassin du duc de Berry, des quatre sergents de la Rochelle, en 1822.

Après la Révolution de 1830, cette place cessa d'être affectée aux exécutions. Le sang d'un peuple généreux y ayant coulé, son sol était en quelque sorte sanctifié. Ce fut à partir de ce moment que la place de la barrière Saint-Jacques fut assignée pour les exécutions.

La place de Grève n'a pas vu que des exécutions, elle a vu au 14 juillet 1789 revenir victorieux les combattants de la Bastille. On peut dire qu'elle a vu toutes tes révolutions. Vouloir écrire son histoire serait faire celle de Paris tout entier.

De tout temps, cette place a servi de rendez-vous aux ouvriers en bâtiments qui cherchent de l'ouvrage ; tous les matins, on peut les voir sur la partie de la place qui avoisine la rue de Rivoli. C'est de là qu'est venue la locution faire grive , pour signifier les chômages volontaires des ouvriers.

La place de l'Observatoire se trouve à l'extrémité du boulevard Saint-Michel. C'est à l'endroit où s'élève la statue du brave des braves qui tomba foudroyé sous les balles d'un peloton de vétérans le 7 décembre 1815.

Il aurait pu fuir lorsqu'il était dans le Midi; mais en présence des accusations dont il était l'objet, on peut dire que l'illustre maréchal était dégoûté des hommes et de la vie.

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