‹ Les merveilles du nouveau Paris--Chapitre 33 sur 144 · JARDIN DES TUILERIES · texte numérisé non relu

JARDIN DES TUILERIES

Il fui arrêté aux environs d'Aurillac. Les volontaires royaux <|iii vinrent pour l'arrêter ne le connaissaient pas; il pouvait donc leur échapper. Ce fut à lui qu'ils s'adressèrent pour lui demander le maréchal Ney.

« Vous demandez le maréchal Ney? leur dit-il; je vais vous le faire voir. »

Arrivé dans l'appartement qu'il occupait :

« C'est moi, leur dit-il, qui suis le maréchal. »

Parmi les promenades de la rive droite, nous devons citer en première ligne le jardin des Tuileries, qui s'étend entre la Seine et la rue de Rivoli, du palais à la place de la Concorde. Il fut dessiné par le Nôtre en 1665, mais subit d'importantes modifications depuis ; il se compose actuellement de deux parties : le jardin réservé à l'Empereur, séparé de celui du public par un petit fossé ou saut-de-loup; il est dessiné à l'anglaise et planté d'arbrisseaux toujours verts qui lui donnent un air de fraîcheur ; lorsque l'Empereur ne s'y promène pas, il est ouvert au public. Le jardin public se compose d'une grande allée bordée d'arbres de chaque côté, avec une pièce d'eau à chaque extrémité : il est principalement fréquenté par de vieux rentiers, des bonnes d'enfants, des demoiselles sur le retour en quête de maris, etc.

Le jardin particulier est orné de copies en bronze des antiques suivants : le Laocoon, la Diane, l'Apollon du Belvédère, l'Antinous, la Vénus de Médicis; un Hercule et une statue d'Oreste, par RI. Simart, et une figure de Dupaty, Cadmus combattant le serpent. On a mis devant le château deux bronzes fondus par les frères Keller, sur des modèles anciens justement célèbres : la Vénus à la tortue et le Rémouleur. Dans les statues modernes, on admire le Thémistocle et le Soldat laboureur, de M. Lemaire; le Spartacus et Cincinnatus, de M. Foyatier. A l'entrée de la terrasse du

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