‹ Les merveilles du nouveau Paris--Chapitre 35 sur 144 · SQUARES · texte numérisé non relu

SQUARES

tion de peinture et de sculpture y est beaucoup mieux placée qu'au Louvre.

Au château des Fleurs et au jardin Mabile, l'étranger peut admirer la dislocation de Vestris gagés et de Terpsichores en quête d'un souper. Là, il pourra voir l'illustre Chicard, illustré par Nadaud, qui n'est plus qu'un vieillard décrépit se survivant à lui-môme et à sa réputation.

Le rond-point, qui coupe la grande avenue en deux parties, est parfaitement décoré. Enfin, à l'extrémité de cette grande avenue, se trouve l'arc de triomphe de l'Étoile.

Les premières plantations des Champs-Elysées remontent à Marie de Médicis, qui, pour son plaisir personnel, y fit. établir une promenade composée de quelques rangées d'arbres dont l'accès était interdit au public. Les Champs- Elysées n'ont leur forme actuelle que depuis 1828, époque à laquelle l'État les céda à la ville de Paris.

Non loin de là, près des boulevards extérieurs, est situé le parc Monceaux, créé en 1778 par Philippe d'Orléans, et fermé au public jusqu'à ces dernières années. Par suite du percement du boulevard Malesherbes, il fut considérablement amoindri, mais ce qui en est resté a été embelli avec beaucoup de goût. Les nombreuses pièces d'eau et les arbres magnifiques qui ornent ce parc en font une promenade du plus grand attrait. (V. page 73.)

La plupart des squares de Paris sont fort jolis et peuvent être considérés comme un véritable bienfait pour les habitations environnantes.

Les principaux sont ceux de la place Louvois; des Innocents, établi sur l'emplacement de l'ancien marché des Innocents, et dont la fontaine, attribuée à Jean Goujon, forme le plus bel ornement (V. page 77); des Arts-et- Métiers, entouré par une élégante balustrade coupée par quarante-huit

Page 1