TOUR SAINT-JACQUES
pilastres supportant des coupes et des candélabres en bronze; du Temple, orné d'une cascade.
On remarque dans ce dernier un saule pleureur qui a, dit-on, près de quatre cents ans, et un groupe de tilleuls sous lesquels Louis XVI aimait à se reposer pendant sa captivité au Temple.
Le square de la place Louvois.
Le square Saint- Jacques possède une remarquable tour, seul débris de l'église de Saint- Jacques-la-Boucherie.
Cette tour, commencée en 1508 et achevée en 1522, a 52 mètres d'élévation. En 1855, on a placé sous la clef de voûte une statue de Pascal, de M. Cavelier. C'est dans cette tour que le célèbre savant fit ses expériences sur la pesanteur de l'air : dix-neuf autres statues contr ibuent à la décoration de ce monument.
100 HOIS DE BOULOGNE.
« Un marché de triperie, appelé la Cour du Commerce, occulta longtemps le sol devenu libre après la destruction de l'église, » dit M. de Guilhermy ; une fabrique de plomb de chasse s'installa dans l'étage le plus élevé de la tour. Enfin cette tour fut mise en vente par les héritiers de son dernier propriétaire, en 1836, au moment où la faveur publique revenait aux monuments du moyen âge, délaissés depuis tant d'années. L'administration municipale s'en rendit adjudicataire au prix de 250 000 francs. Par un bonheur inespéré la tour Saint-Jacques ne s'est trouvée sur aucun de ces alignements inflexibles que rien ne peut faire dévier. Elle continue de dominer le vieux Paris., au milieu duquel sa structure élégante et fine forme la perspective la plus pittoresque. On monte à la plate-forte par deux cent quatrevingt-onze degrés, et de là, comme le dit Sauvai, en promenant ses regards sur la ville, « on voit la distribution et le cours de toutes les rues, comme les veines du corps humain. »
Nous parlerons ici de deux bois qui, quoique situés en dehors de l'enceinte fortifiée, font partie intégrante de la vie parisienne.
C'est d'abord le bois de Boulogne, l'orgueil et le lieu de prédilection de tout véritable Parisien. Il s'étend à l'ouest de Paris, de la porte Maillot au bord de la Seine. Ce bois, débris de la forêt de Rouvray, fut négligé jusque sous le premier Empire : Napoléon Ier y fit tracer quelques routes, et le purgea des malfaiteurs et des vagabonds qui y trouvaient un refuge. Les invasions de 1814 et de 1815 lui furent funestes : les plus beaux arbres furent abattus et incendiés par les soldats étrangers, et les travaux anéantis. Un décret de 1852 fit don à la ville de Paris du bois de Boulogne, qui appartenait à l'État, à la condition d'employer deux millions de francs en quatre ans à son embellissement. Les travaux