COMÉDIE-FRANÇAISE
La Comédie-Française combattit cette forme de l'esprit d'opposition en faisant défendre à l'Opéra-Ccniique et au théâtre de la Foire, de représenter autre chose que les danses de corde ; les monologues furent cependant permis. Lesage et quelques autres eurent recours à la satire, l'arme des vaincus : à l'aide de marionnettes, ils parodiaient les pièces de la Comédie-Française et même le jeu de ses acteurs. L'Opéra-Comique fut fermé iusqu'en 1724.
A cette époque, l'Académie royale de musique donna à Favart le privilège de l'Opéra-Comique Ce théâtre fut de nouveau fermé en 1745 et rétabli en 1752. La fusion de l'Opéra-Comique et delà Comédie-Italienne eut lieu en 1726.
La Comédie-Italienne avait cru qu'elle dominerait et effacerait l'autre troupe ; mais la vogue de l'Opéra-Comique ne tarda pas à faire oublier la Comédie-Italienne. L'Opéra-Comique était d'ailleurs admirablement secondé par les Berton et les Grétry. En 1783, l'Opéra-Comique s'installa dans la salle Favart. Il trouva un concurrent dans le théâtre Feydeau, qui fut inauguré en 1791. Cette rivalité qui fut heureuse pour l'art musical, devint funeste aux deux entreprises ; les salles Favart et Feydeau furent fermées en 1801 . Il y eut bientôt après fusion des deux troupes. Cependant la salle Feydeau rouvrit en 1806, comme théâtre d'opéra-comique. Plus tard, l'Opéra-Comique chercha un asile dans la salle Ventadour, en 1829 ; il s'installa sur la place de la Bourse en 1832; en 1840, il revint à la salle qu'il occupe encore aujourd'hui. (V. page 223.)
Le Théâtre-Français est regardé comme le premier de France dans l'ordre littéraire, les acteurs ont le titre de Comédiens ordinaires de l'Empereur.
Il est destiné à perpétuer le goût de la saine littérature, en ne jouant que les chefs-d'œuvre dramatiques anciens et modernes.