Jbid., a53-3i
Ibid., 511-733.
Ov.,lV, >ii6.
Ibid.t 599.
Ibid., 604. Ces explications mêmes sont inintelligibles, si on n'a sous les yeux un tableau gém^a logique :
Bélus
Agénor
Danaûs
Lyncus
Abas
Cadmus (et Harmonie)
Europe
Autonoé Sémélé Agavo Ino
(et Aristée) (et Jupiter) (et Echion) (et Athamas)
Actéon Bacchus Penthée Mélicerte
Acrisius
Danac (et Jupiter)
Persée
Puis nous passons à une branche collatérale de la famille, qui elle aussi va avoir un héros fameux, Persée. Qui ne sent qu'il y a un contraste fâcheux entre cette précision affectée et les extraordinaires aventures des personnages ? Ces larmes versées sur les cornes d'Actéon, ces satisfactions d'amour- propre de deux serpents ne peuvent nous émouvoir. Si Tauteur nous transporte loin du monde réel, il ne faut pas qu^il nous y fasse rentrer aussi brusquement ; nous ne pouvons pas nous associer aux sentiments de la famille de Cadmus ; toutes ces catastrophes qui lui arrivent en si peu de temps sont trop en dehors de Thumanité, et alors les appels que le poète adresse à notre sensibilité produisent un effet absolument contraire à celui qu'il attendait, comme il arrive toutes les fois que le pathétique n'est pas sincère. Voila un défaut qu'Ovide a sans doute contracté par un commerce trop intime avec les poètes inférieurs de l'alexandrinisme, notamment avec les auteurs de Métamorphoses ; on s'en aperçoit aisément dans les résumés de Libéralis. Ovide l'aurait évité, s'il n'avait pas eu tant de souci de poursuivre une vérité d'observation qui juré souvent avec Textrême fantaisie des sujets fabuleux. Il y a une certaine harmonie à trouver entre le réalisme du détail, qui est l'œuvre de l'écrivain, et le merveilleux de la tradition, qui est l'œuvre de l'imagination populaire. Ovide n'a pas toujours su, comme les grands maîtres de l'art classique, garder la mesure qui convient ; il n'est pas douteux que Boéus, que Nicandre, et d'autres poètes de seconde marque en sont en partie responsables. Mais aussi cette recherche de la familiarité lui a inspiré quelquefois de jolis tableaux, où il égale les conteurs les plus délicats de l'époque alexandrine. Il a eu surtout une idée heureuse en mettant certains de ses récits dans la bouche de personnages qu'il a mêlés à l'action. C'est une sorte d'artifice que nous admettons fort bien même dans un sujet mythologique, et, sans compter les avantages qu'il présente pour la composition, il donne au poème de la vie et de la couleur. Une série de métamorphoses est racontée par des jeunes femmes qui filent la laine au milieu de leurs servantes *, une autre par des convives réunis autour de la même table'. Ici des oisifs, commentant les nouvelles du jour, rappellent les leçons que l'on peut tirer du passé ^; là