‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecsChapitre 49 sur 251 · Antonin. Liber., G = Ov., VII · texte numérisé non relu

Antonin. Liber., G = Ov., VII

8. Antonin. Liber., i4 = Ov., XIII, 717. (^ommc l'a montre Oder, p. 5o, il est certain, malgré le silence de l'annotateur de Libéralis, que cette légende et la précédente viennent bien de Boéus.

52 LÈS METAMORPHOSES D*OVIÎ>tî

Il est fort possible par exemple qu'Euphorion eut parlé de la reine des Pygmées*. En outre les métamorphoses alléguées par M. Knaack ont un caractère commun, dont on ne peut manquer d'être frappé : elles comptent justement parmi celles auxquelles Ovide a donné la forme la plus brève et la plus rapide : Tliistoire de la reine des Pygmées tient en trois vers, celle d'Eumélus en un seul, celles de Périphas et de Munichus en deux chacune. En admettant qu'Ovide n'ait pas pu les prendre ailleurs que chez Boéus, il faut avouer qu'il ne lui a pas fait grand honneur. II semble bien plutôt qu'il les écarte, tout en tenant à montrer qu'il les connaît ; peut-être ne lui ont-elles point paru se prêter aux développements pathétiques ou ingénieux qu'il aJBfectionnait ; peut-être encore, malgré la différence des noms, faisaient-elles double emploi avec d'autres, qu'il avait traitées ou qu'il comptait traiter ailleurs. N'est-ce pas précisémept la preuve que Boéus, si elles viennent bien de lui, était rangé par Ovide au nombre des auteurs médiocres? M. Knaack n'attribue à YOrnithogonie que des fables rapportées par Libéralis ; M. Plaehn a plus d'ambition pour Boéus ^ ; il suppose que celui-ci a* fourni encore le modèle de quelques fables mentionnées par Ovide, et dont on ne connaît pas l'origine^; ce qui pourrait lui donner raison, c'est que, comme les précédentes, elles sont indiquées, et non développées par le poète latin ; la plus longue ne dépasse pas cinq vers. Avouons que les preuves réunies par la critique ne sont pas faites pour nous donner une haute idée de Boéus, ni de l'influe;îce qu'il a pu exercer sur Ovide. Mais que penser si nous voyons Ovide s'écarter de lui manifestement là où il aurait pu le prendre pour guide ? C'est une épreuve que n'ont faite ni M. Knaack, ni M. Plaehn et qui cependant a son importance. Sur douze fables tirées du recueil de Boéus par Libéralis, il n'y en a que quatre qui se retrouvent chez Ovide, et on a vu sous quelle forme ; en revanche il y en a sept auxquelles il n'a pas même touché* ; cependant il aurait très bien pu reprendre, par exemple, celle de Hiérax^, puisqu'il parle de l'origine de l'éper-

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