XMV et XXVII
. 6. Fable d'Electre ; Scol. de Berne sur Lucain, I, 529. Cf. Hygin, Astron. , II, 2 1 . 7, Callisto et Arcas, II, 497-5o7 ; la Couronne d'Ariane, VIII, 177-182; les
LE CHOIX DES FABLES jB
Ainsi, à ne considérer encore que le fond, c'est ce sentiment de la mesure, uni au souci de la variété, qui se manifeste tout d'abord dans les Métamorphoses, Ovide n'est ni plus grave, ni plus moral que ses devanciers, mais il sait que les mêmes impressions trop souvent répétées rebutent les lecteurs les plus disposés à se laisser séduire ; l'histoire de la nymphe Polyphonte, qui s'unit à un ours^ n'est ni plus ni moins scandaleuse que celles d'Europe et de Pasiphaé' ; l'inceste de Smyrna avec son père' vaut bien celui d'^Egypius avec sa mère * ; mais on a beau aimer les émotions fortes, ces sortes de tableaux produisent vite la satiété ; voilà surtout pourquoi Ovide, sauf dans quelques passages, n'a pas éprouvé le besoin de recourir à des fables entièrement nouvelles ; la mythologie classique était déjà assez riche pour lui permettre de décrire toutes les formes de la passion. II reste, i I est vrai, qu'il a souvent accommodé les fables anciennes ou communes suivant les règles du goût alexandrin, soit qu'il les prît déjà toutes transformées dans des auteurs récents, soit qu'il les ait modifiées lui-même pour obéir à des raisons d'art. Laissons donc de côté, une fois pour toutes, ce qui concerne dans son poème les métamorphoses proprement dites, puisqu'en dépit du titre elles ne sont en réalité qu'un accessoire, et voyons comment, en peignant les scènes mythologiques qu'elles encadrent, il a adapté à son dessein les différentes versions déjà développées avant lui dans des ouvrages de tout genre.
filles d'Orion, XII, 692 699 ; César, XV, 746-750 et 838-85i. Il y a aussi un vers sur Castor et PoUux, VIII, 872. La fable de Callisto serait empruntée en partie à Gailiraaque, en partie à Ératosthène, d'après Franz, De Callistus fabula, Leipzigei Studieuy XII, p. 235-365.