‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecs [microform]Chapitre 197 sur 256 · Ov., Fastes, l, 335; IV · texte numérisé non relu

Ov., Fastes, l, 335; IV

Pythagore, mais celle du Portique, mettant lui-même à contribution Posidonius, à qui, s'il faut en croire M. Schmekel ^, il devait une bonne part de ses connaissances sur le sujet.

Pour la troisième partie^ nous ne pouvons plus songer aux Antiquités de Varron ; il s'agit, cette fois, de la nature et des animaux, et non de l'homme; on ne voit pas comment un développement semblable à celui d'Ovide aurait pu trouver place dans les cadres de ce grand ouvrage. La troisième partie du discours de Pythagore se compose de deux morceaux distincts : en premier lieu, le poète énumère les changements merveilleux qui se produisent dans les corps inorganiques, et plus particulièrement dans les eaux du globe ; ce sont, pour parler comme les naturalistes latins^, les « mirabilia terrarum et maris, fontium et fluminum »*. Puis vient, en second lieu, le tableau des métamorphoses que l'on observe chez les êtres organisés ; ce seront, si l'on veut, les « mirabilia animalium ^ » . Pour le premier morceau M. Graf "^j y découvrant des rapports avec le second livre de Pline l'Ancien^, estime qu'il provient du même original, c'est-à-dire de Papirius Fabianus, qui est cité par Pline comme un des auteurs qu'il a dépouillés pour écrire ce livre ; Fabianus, on se le rappelle, était un philosophe, disciple des Sextii, par conséquent un stoïcien, qui devait avoir du penchant pour certaines théories du néopythagorisme ; il avait écrit surtout des ouvrages d'histoire naturelle, en s'inspirant des idées et des travaux des stoïciens. Le second morceau serait emprunté à Nigidius Figulus, le grand savant pythagoricien, auteur d'un traité de zoologie, qui avait au moins quatre livres ; lui aussi il figure dans la liste des écrivains consultés par Pline. On sait qu'en général chacun de ces écrivains occupe dans l'index de chaque livre un rang correspondant

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