‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecs [microform]Chapitre 198 sur 256 · Pline, Uisl, nat., II, chap. 87 à 96 et loi à · texte numérisé non relu

Pline, Uisl, nat., II, chap. 87 à 96 et loi à

LA PHILOSOPHIE ET LA SCIENCE 2o3

à celui qui lui revient dans ce livre même ; ainsi pour le livre vm Mucien, nommé en tête de l'index, est aussi le premier cité dans le texte, et ainsi des autres. Se fondant sur ce principe, M. Grai a calculé 'que Figulus devait avoir fourni h Pline la matière de certains passages qui offrent du rapport avec les vers d'Ovide, et ainsi il aurait été le modèle de l'un et de l'autre.

Ces hypothèses soulèvent de très fortes objections. Comment Ovide, qui a été étudier dans les Antiquités de Varron la partie fondamentale du néo-jîythagorisme, se serait-il adressé ensuite aux naturalistes de la secte, à Fabianus, puis à Figulus, pour leur demander des arguments secondaires ? C'est lui attribuer une curiosité, une application, une patience dans la recherche, qui ne sont guère son fait ; puis il n'est pas vraisemblable qu'il ait appris le principal chez un vulgarisateur, et l'accessoire chez des savants. Fabianus devait avoir quelques années de moins que lui ; quand il a écrit le quinzième livre des Métamorphoses, Fabianus avait-il déjà publié ses traités d'histoire naturelle ? C'est tout à fait incertain. L'ordre suivi dans les index de Pline ne peut être invoqué qu'avec une extrême réserve; tel auteur nommé en tète d'un livre, comme en tête de l'index, peut fort bien avoir été utilisé de nouveau plus bas, et h plusieurs reprises, sans être nommé de nouveau, et dès lors tous nos raisonnements peuvent en être troublés ; ainsi dans un passage, où Pline cite l'opinion de Fabianus sur la profondeur des mers, il se hâte d'ajouter que d'autres, alii, sont d'une opinion contraire \ Comment croire qu'un seul chapitre ait une source unique ? Enfin remarquons que le morceau d'Ovide ne semble pas tant extrait d'un traité général d'histoire naturelle, que d'un ouvrage où des faits merveilleux, relatifs h divers règnes de la nature, avaient été condensés, soit par pure curiosité, soit dans une intention philosophique.

L'examen des divers éléments qui entrent dans la composition de cette troisième partie^ doit être fait pas à pas et avec une extrême prudence ; c'est ici surtout qu'il faut procéder par ordre^ en raison du grand nombre des documents entre lesquels nous pouvons hésiter. Les changements merveilleux de la nature avaient été enregistrés et décrits à l'époque alexandrine par les auteurs

I. Pline, Uist. nat., Il, chap. io5. Mûnzer, Beitràge zur Quellenkritik der Naturgeschichte des Plinius, Berlin, 1897, définit avec précision (i'"« partie, chap. 7, p. 1 28-13 1) la valeur des index de Pline et indique le parti que la critique peut en tirer.

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