‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecs [microform]Chapitre 201 sur 256 · Strabon, I, m, 3 à · texte numérisé non relu

Strabon, I, m, 3 à

3. Strabon, I, m, 17 : « IXoXXûv auvaywYàç 7:o[r)aa[jLévwv xotaiixaç... » Il pense à quelques-uns de leurs ouvrages quand ildit (i6) : « IIpôi; Tr)v àGaufjLaaTtav "Cûv TOtoiitcûv |jL£Ta6oXfov, oïaç ecpa|jLev atTcaç elvat xwiv l7:i/.Xua£cov xaî Totoiitcov TraOûv... à'Çtov TrapaOeîvat xat aXXa TîXsto).., àÔpda yàp xà xoiauxa 7uapa8efY[i.«xa 7:pô ôcpOaXjxtov xeOe'vxa Tîaùaet xtjv ey.7i:XT)Çi v. » Cf. 17 fin. Ovide fait comme lui, dans une intention tout opposée.

4. Strabon, I, m, 3: « ['EpacxouÔEvr];]... fji,£Ta6£'6r]X£V ItuI xov :i;£pi xou a^f^^^cuxoç, Xoyov... TOpi xou XT)ç au[x;:âaif)ÇY%... ÊTtupEpEt xô TîXfjôoi; xôv Iv (i.£p£t fjiexa- 0)(r)[j.axt(i[jLàiv aùx^ç, o'i au (xSaivouaiv ïv. xz uSaxoç -/.aï Tcupôç xal asia[xôiv y.ai âvaa)ucr7)[j.axa)v xal àXXwv xotoiixtov. »

5. ^\iic\i,de Posidonio LucreUauciore,à.ïss.àoci.,Gveikvfa\à, i883,in-8,p. 17.

6. Strabon, dans ce passage, invoque à trois reprises le témoignage de Posidonius, I, III, g, 12, 16.

7. Strabon, II, m, 5 et 6 : « (&tXoad<jpw, ayeSov xt xai Trspi repwxsiwv «Yw viÇo[A£vw, x;ç av auYyvoir) ; xauxa [ji.lv oùv oùx eu. Tô SI ÈÇ«tp£(jOai xrjv yïjv Ttoxs x«\ îÇTjfxaxa Xa[x6âv£tv xal jj.£xa6oXàç xàç zv. xûv cr£ia[j.ûv xal xôjv aXXcuv xôiv juapa- TïXrjoîoJv oaa 8tï)pi6[ji.7)aa[JLE0a xal fjfxeïi;, ôpOûçxstxai Tuap'aùxfi). »

surtout l'ouvrage de Posidonius sur V Océan ; mais ce philosophe avait aussi publié un traité sur le Monde; dans l'un et dans l'autre il avait dû enregistrer les phénomènes où se révèle le travail incessant et mystérieux des forces naturelles ; il est possible même que dans ses Histoires il n'eût pas négligé de noter les observations qui se rapportaient à ce sujet \ Nous savons que le traité sur VOcéan, tout au moins, en contenait un grand nombre ^ ; il n'en avait pas toujours écarté le merveilleux, dont la doctrine stoïcienne s'accommodait fort bien ; il suffit pour s'en convaincre de parcourir les fragments conservés. C'est au point qu'il s'était rencontré parfois avec les paradoxographes, comme Strabon luimême en a fait la remarque^.

Et maintenant revenons à Ovide et rapprochons-le de Strabon ; celui-ci donne beaucoup plus d'exemples qu'Ovide ; mais presque tous les exemples que donne Ovide sont aussi chez Strabon'". Quelques-uns il est vrai sont mêlés par le géographe h une discussion où il prend à partie Eratosthène et Démétrius de Scepsis ; mais il est fort probable que cette discussion même et les exemples sur lesquels elle porte, ont été empruntés par lui à Posidonius comme tout le restée Si donc les idées d'Ovide ont une origine stoïcienne^ et si son exposition présente des rapports étroits avec celles de Strabon et de Pline l'Ancien, comment pourrait-on mieux l'expliquer qu'en admettant que Posidonius a fourni la matière première "de ces trois auteurs? Pline le cite dans l'index des sources auxquelles il a puisé son livre II ; c'est assurément parce qu'il le nomme au § 85; mais rien n'empêche de croire qu'il l'a utilisé également du § 201 au § 206, où il ne

1. Voyez dans les Fragmenta historicum graecorum, éd. C-. Mûller (Didot), t. III, à partir de la p. 245 ; Posidonius, fragm. des Histoires, 5i, 62, 60, 62, 63 ; fragm. de l'Océan, 68, 76, 78, 79, 94 à 97.

2. Strabon, II, m, 8 (= fragm. 68 (8) C. Mûller): « tïoXu èatt tÔ cdv.okoyiY.àv flrapà aùtû xal xô 'AptutoTEXiÇov. »

3. Posidon., fragm. gS (== Strab., III, v, 7, p. 171) : « OTt î) laropia Tzzr.ia- TEUTai xal ouTOç eïprixs, xaî î)fJi.£îç Iv toîç napaSdÇoiç GpuXoup,evT)v 7i:ap£iXr)9a(j.sv. » Cette histoire est absente des Paradoxa qui subsistent; d'ailleurs elle n'est pas inacceptable en soi. Voyez Jlusch, p. 23 ; Schmekel, Stoa p. 286, note 4-

4. A l'exception des fleuves (Ov., XV, 272 à 285), dont nous parlons plus bas. Voyez le tableau de concordance à l'Appendice D.

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