‹ Les Métamorphoses d'Ovide et leurs modèles grecs [microform]Chapitre 46 sur 256 · I. Petersen (Wil.), Quaestiones Oyidianae, Kiel · texte numérisé non relu

I. Petersen (Wil.), Quaestiones Oyidianae, Kiel

a. Nick, dans les Philol. Anzeiger, IX, p. 554; Knaack, Anal, alex.-rom., p. 53, note 74; Riese, dans le Jahresbericht de Bursian, XIV (1878), p. 248. 3. Ses Souffrances d'amour, IIspl ipw-i/.wv 7:a07][AâT(>jv, éd. Sakolowski, Teubner,

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fables qui pouvaient se trouver aussi dans ses Métamorphoses, eût adopté de part et d'autre la même version; Ovide lui-même n'a jamais cru qu'il lui fût interdit de modifier les légendes, en passant de ses Hèroïdes h ses Métamorphoses. On rapporte au poème de Parthénius i:»^ fragment oii il est question des amours du fleuve Cydnus* ; il n'y a absolument rien qui y corresponde chez Ovide. Il est vrai que l'attribution peut toujours être contestée ; mais nous avons aussi le sommaire d'un passage, où Parthénius racontait l'aventure de Scylla, changée en oiseau de mer, et ici l'attribution est certaine^; or si les versions adoptées parles deux poètes concordent quelquefois^, elles diffèrent sur un point essentiel; chez Parthénius, Minos, indigné de la trahison de Scylla, se disait qu'une fille qui avait livré son père serait à l'occasion capable de tous les crimes et il la punissait lui-même : il la faisait attacher au gouvernail de son navire, pour que son corps fût le jouet des flots. Au contraire chez Ovide, Scylla, voyant son amour dédaigné par Minos, s'élance dans la mer et le suit à la nage*. Ainsi le seul témoignage certain que nous ayons sur l'ouvrage de Parthénius contredit formellement l'hypothèse qu'il ait été la source unique d'Ovide.

Cette source aurait-elle été le poème de Nicandre? Mais il suffit que nous constations une seule différence entre ses versions et celles d'Ovide, pour que cette nouvelle hypothèse doive être rejetée aussi bien que la précédente; or les différences abondent ; on n'a entre les exemples que l'embarras du choix ^. Disons-le tout de suite pour nous épargner des discussions aussi fastidieuses que stériles; d'une façon générale, personne n'a encore prouvé que parmi les poètes qui ont écrit avant lui des Métamorphoses^ Ovide en ait choisi un pour guide unique, sans s'écarter jamais de ses traces. Et comment, du reste, le prouverait-on, puisque nous avons un témoignage, remontant à l'antiquité, qui établit manifestement le contraire ? Dans le livre XP, Ovide raconte

1896. C'est ainsi que Petersen (p. 18-19) rapproche Parthén., 'Epwx. TcaO., 11 et Ov., IX, 4i8-665.

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