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1 1 Fig. 15ù.
S ement pour Se PIACET Larve de phrygane rhombique (grossie).
RE ément dans
EU (fig. 135). Ce sont des sacs branchiaux, com- -muniquant avec les trachées intérieures et servant
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à la respiration par l’eau aérée sans que l'animal ait ; besoin de venir à la surface. Ces larves sont omni- … vores. On les élève bien avec des feuilles dans l’eau, à des feuilles de saule par exemple, en ayant soin de. renouveler l’eau très-fréquemment, carellesmeurent vite dans l’eau corrompue. Les grandes espèces … mangent toute la feuille en commençant par le … bord, les petites ne vivent que du parenchyme en laissant intactes les nervures. En outre, comme . leurs mâchoires sont peu tranchantes, elles mangent les parties molles des insectes aquatiques ou de leurs compagnes sorties par accident de l’étui protecteur. L'instinct porte les larves, dès leur nais-… sance, à s’entourer d'éluis cylindroïdes, un peu“ plus larges en avant qu’en arrière. Leur intérieur, * toujours lisse, est formé par un tissu fin et assez fort de soie produite par deux glandes placées de. chaque côté du corps et sortant par la filière de la, bouche. Le fourreau est toujours fortifié par des” matières étrangères qui le recouvrent à l'extérieur. Chaque espèce choisit ses matériaux et les dispose suivant une loi régulière et prédestinée. Ainsi la phrygane rhombique (que nous figurons) (fig. 136, 157), dispose transversalement des brins de bois et des débris végétaux (fig. 158, 139) ; d’autres espèces” disposent ces mêmes matériaux longitudinalement," d’autres en spirale. La phrygane flavicorne se sert volontiers de petites coquilles, ainsi que de planorbes très-jeunes, pour constituer son étui; sou= vent les mollusques continuent de vivre (fig. 140) Réaumur dit à ce sujet : « Ces sortes d’habits sonb fort jolis, mais ils sont aussi des plus singuliers»
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| emploient les malières végétales. L'instinct de
. vent de pierres ou de sable ont des étuis plus
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Un sauvage qui, au lieu d'être couvert de fourrures, le serait de rats musqués, de taupes ou autres ani-
Fig, 156. Fig. 157.
Phrygane rhombique. Phrygane au repos.
maux vivants, aurait un habillement bien extraordinaire ; tel esten quelquesorte celuide noslarves. » Les espèces qui se ser-
réguliers et plus constants que celles qui
construction est perfecüble et laisse parfois en- trevoir une lueur d’intelligence: Ainsi une larve habituée à faire un 4 He pailles ou de feuilles, mise dans un vase où il n'y a que de petites pierres, finit par s’en servir pour se construire un élui inaccoutumeé. Sion expulse une larve de son étui en la poussant en arrière avec une pointe mousse, elle cherche à y rentrer par la plus large extrémité, celle de la
Fig. 138, 139.
Fourreaux réguliers.
tète, mais alors elle doit se retourner ou couper l’'étui et le modifier. Si on le lui retire, elle en fait | un autre. Supposons la larve nue se promenant sur
Fig. 141. Fig. 140.
Fourreau de mousses Fourreau de coquilles. -
un fond sablé de petites pierrailles. Elle reconnait d’abord et choisit ses matériaux. Elle fait ensuite une voûte de deux ou trois pierres plates, soutenues et liées par des fils de soie et se loge en dessous. Puis elle choisit les pierres une à une, les tient entre ses pattes et les présente, comme un maçon, de manière qu’elles entrent dans les intervalles des autres et que les surfaces planes soient intérieures. Quand la pierre est bien placée, la larve la colle par des fils de soie aux pierres voisines. C’est toujours par la partie postérieure que se commence l’étui. Les étuis de petites pierres,
les plus longs à construire, demandent cinq à six heures.
La larve doit venir à l’état de nymphe, immobile, impropre à se défendre. Il faut un sureroît de précaulions. Elle ferme les extrémités de son étui par des fils de soie, à interstices assez Tâches, laissant
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passer l’eau. Ces grilles de soie sont fortifiées par des brins de bois, des herbes, des pierres. Les nymphes laissent voir les organes de l'adulte ; elles ont sur le dos des panaches de filaments blancs, ser-
vant à la respiration. Elles font osciller presque
constamment l’abdomen dans le fourreau. Au bout de quinze à vingt jours, elles rompentla grille, sortent du fourreau, et on voit ces nymphes blanchätres nager librement dans l’eau, le plus souventsur le dos, au moyen de leurs pattes intermédiaires c1liées servant de rames (fig. 142). C. Duméril a pu ainsi en conserver vivantes et mobiles pendant huit jours, en les empêchant de sortir de l’eau où elles ne sauraient se transformer. Vient-on à présenter un support à cette nymphe, elle le saisit, puis, quand elle est hors de l’eau, on la voit tout d’un coup se boursoufler comme une vessie pleine d’air. Elle se déchire sur le dos ; par cette crevasse saillit le corselet entraînant les ailes; celles-ci s’allongent et s'étendent. Les antennes se déroulent comme par ressort, puis les pattes se déplient, enfin l’abdomen sort de la peau, qui reste en place complète et transparente comme un spectre. Comme les nymphes marchent très-mal sur la terre, Péclosion a toujours lieu très-près du bord de l’eau. Les phryganes adultes, d'abord pâles et molles, ne se colorent complétement qu’au bout de quelques heures. Elles ne mangent pas à l’état adulte et leur bouche est rudimentaire. Leurs couleurs sont peu variées, le gris jaunätre y domine. Leurs ailes sont poilues. L'aspect de ces insectes rappelle certains papillons de nuit; aussi furent-ils appelés mouches papillona-
168 LES MÉTAMORPHOSES DES INSECTES. 77180 cées. Elles volent peu jet ne quittent guère le bord des eaux. Pendant le jour elles se tiennent sous les feuilles des buissons, sur les murs, les trones d’ar-
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