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Fig. 142. 4 Phrygane poilue Phrygane poilue A (nymphe grossie). (adultes).
bres ; les ailes supérieures sont. alors repliées en toit sur les inférieures, bien plus larges et plus délicates (fig. 142). Ces ailes supérieures sont des sortes d’élytres. Au repos, les longues antennes sont accolées et dans le prolongement du corps. Si la phryganeentend quelque bruit, elle les écarte vivement, puis s'envole à quelque distance. Le printemps et … l'automne voient paraître des espèces différentes,
bed.
NÉVROPTÈRES3 169 dont la vie, dans sa durée totale, est d’un an. Le soir, les phryganes volent au-dessus des ruisseaux el sont parfois si nombreuses que certaines espèces forment des nuées au-dessus des rivières. Comme
Fig. 144, 145, 146, 147.
Hydropsyche atomaire, larve, adulte, nymphe, sa maison.
tous les insectes nocturnes, la lumière les attire, et on les trouve parfois en grand nombre sur les réverbères des quais.
Il y a de petites espèces, très-analogues à l’état adulte, mais dont les larves ont certaines différences. Ce sont les rhyacophiles et les hydropsyches. I
est de ces larves qui ont des branchies en touffes, et, en outre, au bout de l’abdomen, deux longs pé- dicules à crochets entre lesquels sortent quatre tubes rétractiles communiquant avec les trachées. D’autres n’ont pas de branchies et offrent à l’abdo-
170 LES MÉTAMORPIIOSES DES INSECTES. x
men deux tubes pour respirer l'air au dehors | (fig. 144, 145, 146, 147). Toutes ces larves se font.
des abris momentanés et fixes, dont elles sortent au reste souvent pour y rentrer à volonté. Le plus ha-
Fig. 148, 149, 150, 151, 152.
Rhyacophile vulgaire, larve, nymphe, abri, cocon et adulte mäle.
bituellement l’abri consiste en une calotte ou ré-
seau de fils de soie, collée à une pierre plate, à une
souche, à une tige immergée. Cette calotte est fortifiée de corps étrangers, herbes ou pierres, et la larve rampe en dessous, dans un canal ménagé entre la pierre et la calotte. Telles sont les larves d’hydropsyches sans branchies. Parfois les réseaux sont très-grands, lâches, irréguliers, et plusieurs
larves se logent dedans. Parfois ces réseaux flottent.
dans la vase. Enfin il est des larves qui se font des
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boyaux sinueux en terre durcie, dont un côté est appliqué contre une pierre, et circulent dedans ; la pierre en parait réticulée. Au moment de se changer en nymphes, toutes ces larves ferment les entrées et sorties de leur dernier abri fixe, façonné avec plus de solidité que les précédents. Les rhyacophiles présentent une particularité propre: leur nymphe n’est pas libre, comme chez les autres insectes qui nous occupent; outre l’abri fixe, la larve se file une seconde enveloppe soyeuse, exactement adaptée à son corps, et subit sa métamorphose dans ce véritable cocon (fig, 148, 149, 150, 151, 152).