‹ Les métamorphoses des insectes (volume 2)Chapitre 18 sur 40 · TT · texte numérisé non relu

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Ils sont placés au

des coquilles vides de colima- Fig. 164.

par les chenilles. On voit la mère emportant au vol la pelite tenture du berceau de ses enfants.

Dans ce groupe d’abeilles solitaires ramassant du pollen sous le ventre sont les anthidies, insectes velus à bandes fauves et brunes. Le midi de la France et l'Algérie possèdent l’anthidie tacheté, à abdomen noir, avec six taches transversales rousses de chaque côté de la ligne médiane, à ailes obseurcies. M, Lu cas a observé son nid aux environs d'Oran. Le choix de l'insecte est bizarre; c’est dans

LS

" L Anthidie tacheté, adulte.

cons qu'il dépose ses œufs et

la pâtée de miel et de pollen. En hiver, on trouve à l’intérieur de ces coquilles des cocons oblongs, formés deplusieurs couches superposées d’une soie trèsfine et roussälre.

nombre deun,deux ou trois contre la spire, et entre eux sont des amas de

petits cailloux qui Fig. 465.

s : Larve et cocon de l’anthidie dans une séparaient les lar- coquille” d'HENe.

ves et consolident la

. coquille. Afin de dérober sa postérité aux insectes

ennemis, l’anthidie a eu soin de fermer la beuche

de la coquille avec une sorte de miur de maçon-

nerie faite en terre gâchée, mêlée de débris de co-

quilles, et parfois de fiente de chameau. La larve qui vit à l’intérieur des colimaçons est inerte, courbée, entièrement d’un jaune clair. Ses yeux sont d'un brun foncé ainsi que l'extrémité de ses mandibules.

Tous les hyménoptères précédents conservent au repos les ailes supérieures étalées; d’autres, au contraire, ne les étendent que pour voler et les plent en deux au repos, selon leur grand diamètre, de sorte qu’elles paraissent alors très-étroites. Nous trouvons d’abord dans cette subdivision la grande famille des guèpes. Ce sont des insectes sociaux dans lesquels trois sortes d'individus sont nécessaires pour perpétuer l'espèce. Leur corps dépourvu de poils nous indique que ces insectes ne peuvent plus récolter le pollen des fleurs. Les guêpes ne sécrètent pas de cire; elles coupent les végétaux avec leurs fortes mandibules, et, au moyen d’une salive particulière, composent une sorte de carton servant à faire les guëpiers, et sur lequel on peut écrire. Les guëpes proprement dites ont le corps épais. Leurs nids présentent des feuillets papyracés entourant les gâteaux composés de cellules hexagonales sur un seul rang. La quêpe commune fait son nid sous terre avec un boyau de sortie; la guépe rousse où guépe des arbustes, un peu plus petite, suspend son euèpier, entouré de nombreux feuillets et sphéroïdal, aux branches des arbres; la guêpe frelon, de très-grosse taille, fait son nid dans les troncs d'arbres, avec un carton jaunâtre, très-friable, composé d'écorces d’arores. Les nids sont toujours commencés au printemps par une seule femelle fé-

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